Villiers-les-Hauts

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villiers.
Villiers-les-Hauts
Image illustrative de l'article Villiers-les-Hauts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Tonnerrois
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Jacques Bercier
2014-2020
Code postal 89160
Code commune 89470
Démographie
Population
municipale
142 hab. (2014)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 38″ nord, 4° 08′ 57″ est
Altitude Min. 177 m
Max. 306 m
Superficie 19,12 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villiers-les-Hauts

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villiers-les-Hauts

Villiers-les-Hauts est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fulvy, Chassignelles Rose des vents
Ancy-le-Franc
Argenteuil-sur-Armançon
N Nuits
O    Villiers-les-Hauts    E
S
Pasilly Étivey

Histoire[modifier | modifier le code]

Nom d'origine romaine : Villare in Altis ou Villare Altum.

On a découvert, en creusant dans le cimetière un mur dont les pierres étaient liées par du ciment romain. Le nom du village a peut-être pour étymologie ".Villare in Altis"., nom qui figure dans les Commentaires de César. On peut deviner une voie romaine allant de Sens à Alise.

Villiers-les-Hauts était un fief relevant de la châtellenie de Châtel Gérard. La maison forte existait au XVe siècle. Le village et le château furent incendiés par Fortépice en 1432. Le château fut rebâti au XVIIe siècle par la famille Oudry. La demeure seigneuriale est en partie de reste, c'est aujourd'hui une ferme. Il existe dans cette ferme l'entrée d'un souterrain qui, selon toute vraisemblance, aboutissait à Fulvy, où des traces étaient encore visibles dans les années cinquante.

La famille Le Cosquyno, originaire d'Ancy-le-Franc, parvint à posséder la seigneurie de Fulvy. En 1691, une demoiselle Le Cosquyno apporta en dot une partie de Fulvy à son époux Antoine de l'Escluse, seigneur de Villiers-les-Hauts. Par suite de mariages successifs, les descendants des Le Cosquyno s'allièrent à la famille de Pampelune. Un descendant fut Étienne Lenis de Pampelune de Grenouilly. Il est né à Villiers-les-Hauts, y a passé son enfance et fut seigneur de ce lieu. Étienne Lenis de Pampelune fut chevau-léger de la garde du roi de France Louis XV et écuyer cavalcadeur commandant les écuries de Marie-Josèphe de Saxe, épouse du dauphin et mère de Louis XVI, puis plus tard de Marie-Antoinette, reine de France.

En 1842, la famille seigneuriale (dernière volonté de Mme Jacquinot de Pampelune de Genouilly) avait fait à l'hôpital de Tonnerre un don de 20 000 francs. Cette somme devait permettre à la commune de Fulvy d'une part et à celle de Villiers-les-Hauts d'autre part, d'occuper un lit au dit hôpital. Le 18 juin 1847, le receveur de l'hospice de Tonnerre put toucher les 20 000 francs convenus soit 5 ans après la lecture du testament. À une époque où les indigents n'étaient pas rares, la commune de Villiers-les-Hauts a largement bénéficié de cette facilité. Et de son côté, l'hôpital a respecté les clauses de ce don jusqu'en 1939. Les malades indigents de Villiers-les-Hauts furent reçus à l'hôpital et gardés sans limitation de durée, et sans aucune demande de fonds à la commune.

Quelques événements marquants dans la vie du village[1] :

  • 1712 : un homme est tué par la foudre en sonnant les cloches.
  • 5 mars 1754 : bénédiction du tabernacle et de toutes les figures nouvellement construites de l'église
  • 1779 : bénédiction des deux cloches.
  • 1791 : l'abbé Ravier est condamné à la déportation en 1791 par le tribunal de Tonnerre pour avoir dans son serment assorti trop de réserve à la Révolution. Il est démis de ses fonctions de maire du village. Il s'enfuit à Constance en Allemagne, et envoie une longue lettre aux habitants de Villiers-les-Hauts "les exhortant à rester dans la foi catholique". Il rentre et se réinstalle dans ses fonctions en 1797.
  • 1822 : "Sa majesté Louis XVIII par ordonnance du mois de mars présente année a autorisé la vente de 48 ha de bois de Réserve appartenant à la commune".

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2007   Jacques Bercier[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 142 habitants, en diminution de -3,4 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
529 538 531 452 432 401 393 370 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360 345 369 350 347 345 350 322 303
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
286 289 272 251 245 232 205 186 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
168 172 150 155 171 143 144 155 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]