Villefranque (Pyrénées-Atlantiques)

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Villefranque
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Nive-Adour
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Robert Dufourcq
2014-2020
Code postal 64990
Code commune 64558
Démographie
Gentilé Milafrangar
Population
municipale
2 597 hab. (2014)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 18″ nord, 1° 27′ 05″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 131 m
Superficie 17,17 km2
Localisation

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Villefranque

Villefranque est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Milafrangar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province basque du Labourd et de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine.

Accès[modifier | modifier le code]

La sortie 1 (Mouguerre-Bourg) de l'autoroute A64 donne accès à la commune, tout comme les routes départementales RD 22 (route impériale des Cimes), RD 137, RD 257 et RD 337.

Villefranque est traversée par la ligne ferroviaire reliant Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port. La gare de Villefranque se situe au bord de la Nive, au pied du centre du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par la Nive, affluent de l'Adour, et par des tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Hillans, de la Tannerie et d'Urdainz et l'Hardako erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Agerrea ;
  • Aire Ona ;
  • Aldapagaina ;
  • Altxuberria ;
  • Apeztegia ;
  • Arkozilaenea ;
  • Arlasea ;
  • Arranceta ;
  • Assaria ;
  • la Barga ;
  • Barthes de Quartier Bas ;
  • Basladea ;
  • Bazteretxea ;
  • Bellegarde ;
  • Bellevue ;
  • Bertrantoenea ;
  • Beylartzea ;
  • Bidegaina ;
  • Bizkarbelxenea ;
  • Bordaberria ;
  • Buztingorria ;
  • Caminoa ;
  • Chaiberrikoborda ;
  • Château Larraldea ;
  • Château Miotz ;
  • Duboscoa ;
  • Eiherattoa ;
  • Errebiola ;
  • Erremuntenea ;
  • Etche Pampina ;
  • Etcheparea ;
  • Eulia ;
  • Galharreta ;
  • Gelosea ;
  • la Grange ;
  • Gure Doya ;
  • Hargin Karrika ;
  • Harrechia ;
  • Heguia ;
  • Hiriberria ;
  • Intaburua ;
  • Kostagaina ;
  • Laparrea ;
  • Larramendia ;
  • Larrea ;
  • Larreburua ;
  • Larregaina ;
  • Legarrea ;
  • Leyhola ;
  • Martikotenborda ;
  • Maytua ;
  • Mendiburua ;
  • Mendigaina ;
  • Merluenea ;
  • Mongoenea ;
  • Muntenea ;
  • Pagaldea ;
  • Pagolakoborda ;
  • Pochika ;
  • Poiloa ;
  • la Pomponette ;
  • Porroteguia ;
  • Quartier Bas ;
  • les Salines ;
  • Sendorraenea ;
  • Sorhoeta ;
  • la Tannerie ;
  • les Trois Bornes ;
  • Uhartea ;
  • Xalduenea ;
  • Xapitalea ;
  • Xurruta ;
  • Zubieta.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Villefranque apparaît sous les formes Villa que dicitur baster (1083[4]), Parrochia sancti martini de baster (1200[4]), Biela franque (1249[4]), Villa franque (1501[4]), Ville-Francque et Villefranque en Labort (respectivement[5] 1501 et 1516, chapitre de Bayonne[6]), Sanctus-Bartholomeus de Villefranque (1767[5], collations du diocèse de Bayonne[7]) et Tricolore (1793[5]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Orpustan[4] indique que bazter signifiait 'écart' et désignait la situation de la paroisse sur la rive droite, séparée d'Uztaritz par la Nive.

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Milafranga[2] et son nom occitan gascon est Vilafranca[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Saint-Martin-de-Basters, sauveté de l'évêque de Bayonne au XIe siècle. Selon la légende, le , le maire de Bayonne fit capturer (pendant les fêtes locales du village) et attacher cinq nobles labourdins aux piles du pont de Proudines (au bas du château de Miotz), où la marée montante les noya. Cette légende fut reprise par Taine dans son Voyage aux Pyrénées, et illustrée par Gustave Doré.

Fusionnée temporairement avec Saint-Pierre-d'Irube, la commune fut rebaptisée Tricolore pendant la révolution (1794-1795).

Théâtre de fameuses batailles napoléoniennes (batailles de la Nivelle, Saint-Pierre-d'Irube) entre les troupes du général britannique Wellington et celles du maréchal Soult qui barraient la route à Villefranque pour empêcher les Britanniques de remonter sur Bayonne (environ des dizaines de milliers de soldats à l'époque). Les troupes britannico-hispano-portugaises établirent déjà un pont sur la Nive afin que leurs 3e et 4e régiments puissent passer d'une rive à l'autre. Avant leur victoire finale à Saint-Pierre-d'Irube, ils remportèrent d'ailleurs localement la bataille de Villefranque qui opposa le les divisions du général britannique Hill à celles du général français Drouet d'Erlon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, d'or à un lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard du même péri en barre, la pointe en haut, et d'azur à une fleur de lys d'or, un chêne arraché de sinople et une croix latine d'argent issante de l'arbre brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    René Delzangles Rad. Ind. député
1995 2001 Bernard Larramendy    
2001 2008 Bernard Larramendy UMP  
2008 2014 Robert Dufourcq    
2014 en cours Robert Dufourcq DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Villefranque fait partie de sept structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes Nive-Adour ;
  • le syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'établissements d'accueil pour personnes âgées Eliza-Hegi ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte de la Nive maritime ;
  • le syndicat mixte du bassin versant de la Nive.

La commune fait en outre partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 597 habitants, en augmentation de 18,69 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 284 1 208 1 252 1 244 1 292 1 443 1 438 1 429 1 408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 404 1 477 1 505 1 373 1 336 1 335 1 395 1 392 1 378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 363 1 331 1 202 1 181 1 066 1 021 988 856 944
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 020 1 029 1 123 1 375 1 570 1 742 2 039 2 188 2 597
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Économie[modifier | modifier le code]

L'extraction de sel gemme était encore pratiquée à Villefranque au XXe siècle[14].
La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Villefranque est le bas-navarrais occidental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Mairie de Villefranque.
Fronton place libre.
Fronton mur à gauche.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Villefranque Stèle2.JPG
Villefranque Stèle3.JPG
Villefranque Stèle4.JPG

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

Villefranque dispose de deux écoles primaires, l'une publique et l'autre privée (Sacré-Cœur).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

nées au XIXe siècle
  • René Delzangles, né en 1899 et décédé en 1979 à Villefranque, est un homme politique français ;
  • Jean Saint-Pierre, né en 1884 à Villefranque et décédé en 1951, est un écrivain basque. Son tombeau se trouve sous le porche d'entrée de l'église.
nées au XXe siècle
  • Julian de Ajuriaguerra, né en 1911 à Bilbao (Espagne) et décédé en 1993 à Villefranque, est un neuropsychiatre et psychanalyste français d'origine espagnole ;
  • Pierre Vivier, né en 1924 à Villefranque, est un joueur de pelote basque, qui fut sept fois champion de France à main nue entre 1939 et 1944, puis en 1951 et 1956 en trinquet, en 1953 en mur à gauche ;
  • Robert Dufourcq, né en 1948 à Villefranque, est un joueur de pelote basque, six fois champion de France, qui obtint une médaille d'argent au championnat du monde en Uruguay en 1974.
  • Manu Martiarena né en 1964 est un joueur de pelote, six fois champion de France de main nue en indépendant et champion de France a de multiples reprises dans les catégories de jeunes (joko garbi et main nue).
  • Baptiste Chouzenoux, né le 7 août 1993 à Villefranque est un joueur de rugby à l'Aviron Bayonnais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Villefranque
  4. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Manuscrits du XVIIe et du XVIIIe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. « Toponymes occitans », sur Lo Congrès (consulté le 1er janvier 2017).
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 23.
  15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les vestiges de l'église de 1907

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la Mairie

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