Villas mexicaines de la vallée de l'Ubaye

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Les villas mexicaines de la vallée de l'Ubaye ont été construites par des émigrés de Jausiers et Barcelonnette ayant fait fortune au Mexique au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Le mouvement fut lancé par Jacques Arnaud qui, parti de Jausiers, émigra en Louisiane en 1805. Intégré à la communauté acadienne, il épousa Marie Lalonde. Il est bientôt rejoint par ses frères et trois de ses anciens employés tisserands.

De la Louisiane au Mexique[modifier | modifier le code]

Avec eux il fonde Arnaudville. En 1821, ils déménagent tous au Mexique, où ils fondent le magasin El Cajon de Ropa de Las Sietes Puertas. Les anciens employés, fortune faite, reviennent au pays, en 1845. Leur réussite incite de nombreux jeunes hommes à rejoindre les frères Arnaud. Certains eurent des réussites spectaculaires dans le textile et la banque. Revenus dans la vallée de l'Ubaye, entre 1880 et 1930, ils se firent construire une cinquantaine de somptueuses villas entourées de parcs et jardins à Barcelonnette et Jausiers. Construites aux abords du village, en habitat dispersé, les villas sont maintenant entourées par les maisons des nouveaux quartiers qui se sont développés depuis[1].

Les villas mexicaines de Jausiers[modifier | modifier le code]

Le Château des Magnans

La villa Laugier, construite en 1892, dont le décor date de 1904. Elle est précédée d’un porche dorique, sous le balcon. Le décor de peintures murales s’étend dans toutes les pièces intérieures, mais aussi à l’extérieur, orné de trompe-l'œil[2].

La villa Morélia, achevée en 1900, fut la propriété des quatre frères Audiffred, anciens propriétaires du magasin al puerto de Liverpool à Morélia. C'est un brillant exemple d'une architecture inventive et fantaisiste qui la distingue des autres villas de la vallée. Sa silhouette verticale, la sophistication de ses combles en ardoise d'Angers, l'utilisation de la brique en font un édifice unique[1].

Le château des Magnans, construit entre 1903 et 1913, a une architecture gothique de fantaisie, inspirée de celle du château de Neuschwanstein, construit en Bavière par Louis II, mais aussi des châteaux toscans tels que le château de Vicchiomaggio. Il est orné d’un dessus-de-porte en bas-relief de Clodion, représentant un cortège de bacchantes et un vitrail de Louis Balmet. C’est un monument historique inscrit[3].

Les villas "La Brise" et la "Sisampa" à la sortie est de Jausiers

La villa Fortoul en face du pont sur l'Ubaye rive gauche , à côté de l'ancienne Gendarmerie.

La villa Manon fut construite en 1907, pour Benjamin Teissier. Elle reproduit la silhouette verticale de la villa Morélia. Son propriétaire, passionné d'horticulture, entretenait un jardin à l'anglaise. Une rose porte son nom au parc de la Tête d'Or à Lyon[1].

La villa Javelly a été réalisée en 1910 par l'architecte du château des Magnans. Sa façade polychrome, et l'ajout d'un attique (demi-étage), laissent deviner une influence italienne toute proche[1].

La villa les Charmettes, construite en 1910, est grande résidence consacrée à la villégiature qui se différencie des autres villas par la richesse et la variété de ses percements[1].

La villa de la Sapinière, de style classique (bâtiment qui abrite le musée de la Vallée), est en bel appareil à refends ; elle est dotée d’un porche soutenu par des colonnes ornées de rosaces[4].

La villa Campecina, aux formes épurées, construite en 1912[5].

La villa Javelly, construite en 1913, encadrée de deux tours, de style composite (Art nouveau, art pittoresque et italianisant)[6].

Les villas mexicaines de Barcelonnette[modifier | modifier le code]

Villa Sapinière, Maison du Parc national du Mercantour et musée de la vallée
Villa Anita, consulat du Mexique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Villas mexicaines de Jausiers, consultée le 18 octobre 2010
  2. Notice no IA04000416, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  3. Arrêté du 2 juin 1986, Notice no PA00080406, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  4. Raymond Collier, op. cit., p 396
  5. Notice no IA04000414, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008
  6. Notice no IA04000415, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 novembre 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]