Villanúa

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Villanúa
Blason de Villanúa
Héraldique
Drapeau de Villanúa
Drapeau
Villanúa
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Municipio
Communauté autonome Aragon Aragon
Province Province de Huesca Province de Huesca
Comarque Jacetania
Maire
Mandat
Luis Terrén Sanclemente (PSOE)
2011-2015
Code postal 22870
Démographie
Population 475 hab. (2014)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 40′ 30″ nord, 0° 31′ 50″ ouest
Altitude 953 m
Superficie 5 820 ha = 58,2 km2
Localisation

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Villanúa
Sources
Données générales[1]
Données géographiques[2],[1]
Politique[1]

Villanúa (prononcer en français Villanoua) ou Bellanuga (en aragonais) est une commune d'Espagne dans la communauté autonome d'Aragon, province de Huesca, où la vallée de l'Aragon s'élargit.

Aux pieds du pic Collarada (2 886 m), altitude : 953 m et 58,2 km2.

Elle avait, en 2014, 475 habitants. C'est une localité touristique près de Jaca et les stations de ski de Candanchú et Astún, et à 12 km de la frontière française par le tunnel du Somport.

L’ancien pont à Villanùa, sur l’Aragon

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe dans le massif montagneux des Pyrénées. Administrativement la localité se trouve au nord de l'Aragon dans la comarque de Jacetania.

Territoire des communes en la comarque de la Jacetania (zone rouge, reste de l'Aragon en vert clair)

Localités limitrophes : À compléter

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers restes de population permanente dans cette zone Pyrénéenne remontent au Néolithique (3 000 av. J.-C.) on retrouve plusieurs dolmens qui entourent ville et on a trouvé dans la Grotte des Güixas des restes de céramique et y compris des monnaies romaines qui font penser à un habitat permanent jusqu'au IVe siècle.

Bien que la première référence historique de Villanúa apparaisse dans le Cartulaire de Santa Cruz de las Seròs en 992, la création de cette Ville nouvelle, d'hommes libres, avec des terres et des Droits reconnus par le Roi est antérieure, du IXe siècle, (il nommera 11 d’entre eux pour un conseil), elle fait suite au repeuplement avec des habitants béarnais et comme contrepouvoir au Seigneur d'origine wisigothique d'Aruej (VIe siècle) qui contrôlait la vallée qui se trouve face à Villanúa, bien qu'à cette époque la vallée était abandonnée.

Villanúa, peuple agricole, d'élevage et du bois, a atteint sa population maximale dans la seconde décennie du XXe siècle, en dépassant les 1 100 habitants grâce à la construction du chemin de fer du Canfranc, bien qu'existant une tradition de forte émigration vers l'Amérique latine et vers la France de ces fils cadets qui n'héritaient ni maison ni terres.

Entre les années 1960 et 1980 cette émigration s'est accentuée vers les villes et la population est descendue à 199 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1983      
1983 1987      
1987 1991      
1991 1995 Francisco Javier Gracia Barba PSOE  
1995 1999 Francisco Javier Gracia Barba PSOE  
1999 2003 Francisco Javier Gracia Barba PSOE  
2003 2007 Luis Sieso Esteban PSOE  
2007 2011 Luis Terrén Sanclemente PSOE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[3]
1842 1857 1860 1877 1887 1897 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 2001 2011 2014
214 .. .. 907 1012 963 959 1114 847 682 585 551 446 323 265 283 340 512 475

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L’église de San Esteban[modifier | modifier le code]

Elle date du XIe siècle, mais diverses modifications, particulièrement au XVIIe siècle, lui ont fait perdre ces caractéristiques romanes originelles.

La pièce la plus caractéristique est conservée dans une urne : il s’agit d’une Vierge à l’enfant, du Xe ou du début du XIe siècle, appelée « Notre-Dame des Anges ». Les spécialistes considèrent qu’il s’agit de l’une des meilleures sculptures romanes, pour ce qui est de la polychromie et de l’expressivité du visage.

L'église possède un saint Jacques polychrome du XVe siècle.

À visiter[modifier | modifier le code]

À l’instar de Borce, en vallée d’Aspe, son centre historique a conservé les témoignages d’une époque révolue, la fontaine des quatre sources, l’ancien hôtel de ville avec son portail et ses ouvertures gothiques, les blasons sur les maisons, les ruelles, venelles et passages, les écuries transformées en demeures.

C’est tout cet ensemble médiéval que le visiteur est conduit à découvrir avec tous ses sens, l’odeur du bois que dégagent les cheminées à la tombée du jour, le rythme lent et immuable de la terre.

La grotte de « Las Güixas », ouverte au tourisme depuis 1996, qui reçoit chaque année plus de 20 000 visitants, et des dolmens, le viaduc ferroviaire, l'ermitage de San Juan et les villages abandonnées de Cenarbe et Aruej, avec sa petite église romane du XIe siècle.

Tout dans un environnement de grande beauté, traversé par la rivière de l'Aragón et le chemin de Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur le Camino aragones, avec sa fontaine des pèlerins.

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

Les fêtes principales sont le 8 septembre (Nativité de la Vierge) et le 26 décembre (San Esteban).

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]