Vidéo-club

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Les rayons d'un vidéo-club

Un vidéo-club est une boutique de services permettant la location de films (ou plus rarement d'autres productions audiovisuelles telles que des séries télévisée) sur support vidéo (essentiellement cassettes VHS puis DVD, ou plus récemment HD DVD et Blu-ray) afin de les visionner à son domicile, sur son téléviseur, avant de les rapporter.

Modalités de location[modifier | modifier le code]

La durée de location est généralement de l'ordre de quelques heures à quelques jours, le temps de visionner le film. Il existe souvent une boîte accessible de l'extérieur de la boutique, pour permettre aux clients de rapporter les vidéos même en dehors des horaires d'ouverture. Des frais supplémentaires peuvent être imputés au client en cas de dépassement de l'heure de retour prévue.

Le client peut être facturé film par film, mais il existe généralement des cartes de fidélité ou des forfaits.

Les prix pratiqués peuvent être plus élevés pour les films sortis récemment.

Organisation du magasin[modifier | modifier le code]

Les films sont exposés dans des rayons, classés par genre. Les sorties récentes sont souvent mises en valeur.

En général, afin d'éviter les vols, seule la jaquette est exposée, les enregistrements en eux-mêmes étant alors conservés dans l'arrière-boutique et délivrés seulement au moment du passage en caisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Franchises[modifier | modifier le code]

Un magasin Blockbuster à Coventry en Angleterre.

Les vidéo-clubs peuvent être indépendants, ou être organisés en réseaux comme Family Video aux États-Unis, Avenue Video au Canada, Vidéo Futur ou Cinébank en France, ou Blockbuster Inc. dans plusieurs pays.

Bornes ou distributeurs automatiques[modifier | modifier le code]

Une borne automatique redbox dans l'Indiana, aux États-Unis.

Il existe aussi des bornes automatiques placées en extérieur, sur la voie publique, qui peuvent être rattachées à une boutique classique ou non, et qui délivrent des vidéos sans interruption. Les supports vidéos étant stockés physiquement dans la borne, le nombre de films disponibles est plus faible que dans une boutique. Le choix se fait sur un écran, qui peut être tactile ou disposer de touches pour la sélection. Pour les clients qui bénéficient d'un forfait, le paiement peut être effectué avec la carte magnétique ou à puce qui leur a été fournie lors de la souscription, tandis que les client occasionnels utilisent leur carte bancaire.

En France[modifier | modifier le code]

Les vidéo-clubs en France ont presque tous disparus (environ une centaine en activité), seuls Vidéo Futur et Vidéo Pilote exploitent encore quelques magasins. La franchise Cinébank proposait un service de distributeurs automatiques de DVD. Cette dernière disparut fin 2012.

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

Certains vidéo-clubs proposent également leurs vidéos à la vente, et se diversifient parfois dans le domaine des jeux vidéo.

Par ailleurs, il existe des vidéo-clubs spécialisés dans la pornographie ; il s'agit souvent de sex shops qui vendent aussi des objets sexuels, proposent des peep shows, et mettent à disposition des cabines individuelles pour regarder les films. Cependant, certains vidéo-clubs traditionnels proposent aussi un rayon pornographique, éventuellement séparé physiquement du reste du magasin, afin d'en limiter l'accès aux seuls majeurs.

Concurrence[modifier | modifier le code]

Les vidéo-clubs ont été récemment concurrencés par l'arrivée de sites web comme Glowria ou dvdfly, proposant les mêmes services de location, mais en envoyant et en recevant les DVD par courrier, ce qui dispense le client de se déplacer jusqu'à un vidéo-club.

Une expérience de livraison de vidéo à domicile dans l'heure qui suit la commande, par des coursiers motorisés, est également menée depuis 2002 dans le canton de Genève, par l'entreprise DVDmania, cofondée par le député Antonio Hodgers[1],[2].

Plus récemment encore, l'explosion de la vidéo à la demande (existant à la fois à la location et à la vente), permet de s'affranchir des délais postaux et de la nécessité du retour de la vidéo.

Certains vidéo-clubs traditionnels se sont d'ailleurs lancés dans ces activités. D'autres proposent de télécharger les vidéos en magasin sur un disque dur portable[3].

D'autre part, par extension, certains de ces services sont qualifiés de « vidéo-clubs » ou « vidéo-clubs virtuels », à l'instar de Vidéo Club Numericable, le service de vidéo à la demande de Numericable.

Position dans la filière cinématographique[modifier | modifier le code]

Vidéo-clubs de fiction[modifier | modifier le code]

  • Dans Soyez sympas, rembobinez, comédie américaine de 2008, deux employés de vidéo-club remplacent les cassettes qu'ils ont accidentellement effacées par des remakes qu'ils réalisent eux-mêmes, de manière artisanale.
  • Dans Parker Lewis ne perd jamais, série télévisée américaine des années 1990, le père du personnage principal est propriétaire d'un vidéo-club.
  • Dans Video Violence... When Renting Is Not Enough, film de série B américain de 1987, un couple s'installe dans une petite ville pour y ouvrir un vidéo-club, et finit par s'apercevoir que les habitants tournent des snuff movies.
  • Dans le premier épisode de la deuxième saison de la série télévisée britannique MI-5, en 2003, un emploi dans un vidéo-club (ouvert spécialement pour l'occasion) sert de couverture à Zoe.
  • Dans Clerks, les employés modèles, Randal Graves est employé du magasin de location de vidéo RST Vidéos.
  • Dans la série Dawson, Dawson Leery et Pacey Whiter sont tous les deux employés dans un vidéo-club en dehors de leurs heures de cours

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gabriel Sigrist, Va ouvrir, chérie, c'est le député livreur de DVD, sur le site Largeur.com, 18 mai 2004.
  2. dvdmania.ch.
  3. Vidéo Futur et Cinebank testent la vidéo dématérialisée, sur le site Journal du Net, 6 mars 2008.