Victoria (Roumanie)

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Victoria
Blason de Victoria
Héraldique
La rue principale de Victoria
La rue principale de Victoria
Administration
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région Transylvanie
Județ Actual Brasov county CoA.png Brașov
Maire
Mandat
Gheorghe Cristian (PNL)
depuis
Code postal 505 700
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 9 138 hab. ()
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 34″ nord, 24° 41′ 24″ est
Altitude 580 m
Fuseau horaire +02:00 (heure d'hiver)
+03:00 (heure d'été)
Localisation

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Victoria

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Victoria
Liens
Site web primariavictoria.ro

Victoria est une ville située dans le județ de Brașov, en Transylvanie, Roumanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Victoria dans le județ de Brașov.

Petite ville au pied des monts Făgăraș (connus aussi sous le nom d'Alpes de Transylvanie[1], les plus hautes montagnes de la Roumanie, au sud de la Transylvanie), Victoria se trouve à quelque 30 kilomètres de la ville de Făgăraș, à 100 kilomètres de Brașov (la capitale du județ) et à 60 kilomètres de Sibiu.

La route européenne E68 (et nationale DN 1), qui relie ces trois villes se trouve à 7 kilomètres, au nord de la ville.

La rivière Olt, elle, coule à environ 8 kilomètres au nord de Victoria.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa fondation remonte à 1948, à la suite du développement dans la zone d’un grand combinat chimique. À ses débuts, la ville a porté d’autres noms : Ucea Fabricii (Ucea de la Fabrique), Ucea Colonie (Colonie Ucea) et même Ucea Roșie (Ucea la Rouge)[2]. Depuis 1954, la ville porte son nom actuel.

Économie[modifier | modifier le code]

Une usine chimique allemande y fonctionne pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, l’usine a été une « Sov-Rom » (entreprise mixte soviéto-roumaine), dont les directeurs étaient des Soviétiques. Un autre nom de cette usine a été „Combinatul Chimic «I. V. Stalin»” (Le Combinat chimique «I. V. Staline»[3]) et après la déstalinisation, l’usine a porté le nom „Combinatul Chimic «Victoria»” (Le Combinat chimique «Victoria»). Après la chute du communisme en Roumanie et au début de la privatisation, le combinat fut divisé en deux grandes usines: S. C. „Viromet” S. A. et la R. A. Usine Chimique S. A. En 1995, on a jeté les bases d’une nouvelle usine chimique, au capital roumain et américain: la S. C. „Virolite” S. A., qui porte actuellement le nom de S. C.”Purolite” S. A. De même, dans la ville fonctionnent d’autres entreprises et institutions (chimiques, de constructions, de commerce, des banques etc.).

Institutions[modifier | modifier le code]

Institutions scolaires[modifier | modifier le code]

Dans la ville de Victoria, on trouve deux écoles maternelles et deux écoles de niveau du lycée. Le Lycée Théorique „Ion Codru Drăgușanu” a été fondé en 1954, sous le nom de l’École Moyenne Mixte Victoria; depuis 1966, il a porté le nom de Lycée Théorique et depuis 1994, il porte le nom actuel. Il fonctionne, à présent, avec des classes de l’école primaire, du gymnase (« du collège ») et du lycée proprement dit. Entre 1978 et 1990 le Lycée Théorique a été supprimé et les classes du lycée ont été transférées au Centre Scolaire Industriel de Chimie, de la même ville. En 2002, l’école générale (l’école primaire et le gymnase «le collège») de la ville a été intégrée dans le Lycée Théorique „Ion Codru Drăgușanu”, par absorption. Dans ce lycée, quelque 1 000 élèves étudient, dont les résultats aux examens de Baccalauréat sont très bons. Le lycée a plus de 50 salles de classe, des laboratoires, des cabinets d’informatique, un Centre de Documentation et d’Information, trois gymnases, dont deux d’entre eux, ont été inaugurés en 2004.

L’autre institution de niveau de lycée est l’actuel Collège Technique „Dr Alexandru Bărbat”. C’est le successeur des écoles professionnelles et de contremaîtres pour l’industrie chimique, fondées en 1955. En 1972, y ont été créées des classes de lycée industriel. Depuis le (à son 50e anniversaire), le Centre Scolaire Industriel de Chimie porte le nom actuel de Collège Technique "Dr Alexandru Bărbat". Sauf les salles de classes, au Collège Technique, il y a un Centre de Documentation et d’Information, un gymnase, une serre, des cabinets d’informatique, des ateliers de menuiserie, de serrurerie etc.

Institutions médicales[modifier | modifier le code]

À part l’hôpital des maladies chroniques (les sections interne, physiothérapie, pédiatrie, laboratoire, pharmacie), il existe une polyclinique (stomatologie, laboratoires dentaires, radiologie, physiothérapie, ophtalmologie, des cabinets des médecins de famille), ainsi qu’un cabinet médical scolaire. Il y a également, dans la ville, des cabinets médicaux de dermatologie, de neurologie, de gynécologie, de pédiatrie, un laboratoire, trois pharmacies au circuit ouvert.

Démographie[modifier | modifier le code]

Historique des recensements
Ann. Pop.  %±
1956 2 762
1966 6 717 143,2%
1977 8 209 22,2%
1992 10 247 24,8%
2002 9 059 −11,6%
2011 7 386 −18,5%
Source[4]

Ethnies[modifier | modifier le code]

Année[4],[5] Roumains Hongrois Allemands Roms Autres
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
1956 2 397 86,78 83 3,01 270 9,78 0 0,00 12 0,43
1966 5 880 87,54 181 2,69 638 9,50 0 0,00 18 0,27
1977 7 142 87,00 153 1,86 814 9,92 87 1,06 13 0,16
1992 9 838 96,01 137 1,34 189 1,84 74 0,72 9 0,09
2002 8 883 98,06 73 0,81 53 0,59 39 0,43 11 0,12
2011 6 907 93,51 40 0,54 26 0,35 21 0,28 392 5,31

Cultes[modifier | modifier le code]

Année[6],[7] Orthodoxe Evangéliste Catholique Réformé Autres
Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
1992 9 711 94,77 126 1,23 111 1,08 66 2,00 233 2,27
2002 8 684 95,86 38 0,42 53 0,59 28 0,31 256 2,83
2011 6 722 91,01 14 0,19 27 0,37 12 0,16 611 8,27

Dans la ville, trois églises et une chapelle orthodoxes accomplissent leur office. Deux chapelles gréco-catholiques le font également. L’une de ces dernières a rempli son office clandestinement pendant l'oppression communiste, entre 1952 et 1989, lorsque l’Église Roumaine Unie à Rome (grecque-catholique) était interdite. C’était le premier lieu dans la ville, où la sainte liturgie était accomplie chaque jour, en secret, malgré l'affreuse et acharnée oppression et malgré le fait que les dirigeants communistes auraient désiré faire de Victoria la première ville athée de Roumanie[8]. À Victoria, fonctionnent aussi une maison de prière du culte adventiste du septième jour et une église baptiste.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Victoria peut être considérée comme une base importante pour les amateurs d'ascensions alpines, car quelques-uns des plus hauts sommets des Carpates de Roumanie se trouvent à d'assez petites distances de la ville (Moldoveanu2 544 m altitude, Negoiu2 535 m altitude, Viștea Mare - 2 527 m altitude, etc.). Quelques chalets alpins en sont assez proches aussi : Turnuri, Podragu, Valea Sâmbetei, Bâlea Cascade et Bâlea Lac, ainsi que le refuge alpin de Viștea Mare.
  • Les églises fortifiées de Transylvanie sont parsemées aux alentours.
  • Le complexe touristique de Sâmbăta se trouve à environ 20 kilomètres de la ville.
  • Le sauvetage alpin « Salvamont », basé à Victoria, est reconnu, par la qualité de ses services, dans le pays et à l’étranger.
  • Une piscine de dimensions olympiques attire, pendant la saison chaude, les amateurs de natation. Des courts, un sauna, un terrain pour le camping, un stade, un restaurant sont d’autres attraits, à côté de la piscine.
  • Dans la ville, il y a un hôtel, des restaurants…

Jumelages[modifier | modifier le code]

Il existe dans la ville des associations d'amitié pour ces jumelages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Expression attribuée à Emmanuel de Martonne
  2. À l'époque du stalinisme
  3. C'était l'époque du stalinisme.
  4. a et b (hu) Varga E. Árpád, « Erdély etnikai és felekezeti statisztikája 1850-2002 » [PDF], sur kia.hu (consulté le 17 mars 2017).
  5. (ro) « Tab8. Populația stabilă după etnie – județe, municipii, orașe, comune », sur Institut national de statistique (consulté le 17 mars 2017).
  6. (hu) Varga E. Árpád, « Erdély etnikai és felekezeti statisztikája 1850-2002 » [PDF], sur kia.hu (consulté le 17 mars 2017).
  7. (ro) « Tab13. Populaţia stabilă după religie – judeţe, municipii, oraşe, comune », sur Institutul Național de Statistică din România (consulté le 17 mars 2017)
  8. Catholica.ro - Orașul care ar fi trebuit să fie fără biserică

Liens externes[modifier | modifier le code]

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