Victor Hugo (Gallo)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Articles principaux : Victor Hugo et Max Gallo.

Cet ouvrage en deux volumes est une biographie historique de Victor Hugo écrite par l'historien français Max Gallo et paru en 2001 aux éditions XO. Il s'est vendu à plus de 280 000 exemplaires[1].

Le premier tome porte le titre d'une citation de Victor Hugo : « Je suis une force qui va ! »
Le second tome porte également le titre d'une citation de Victor Hugo : « Je serai celui-là ! » [2]

Présentation : tome I[modifier | modifier le code]

Le volume I couvre la période qui va de sa naissance en 1802 à la gloire naissante en 1843 avec cet exergue lyrique tiré d'Hernani, qui reprend la 'citation-titre'[3] :

« Oh! par pitié pour toi, fuis! Tu me crois peut-être
Un homme comme sont tous les autres un être
Intelligent, qui court droit eu but qu'il rêva !
Détrompe-toi. Je suis une force qui va !
Agent aveugle et sourd de mystères funèbres !
Une âme de malheurs faite avec des ténèbres !
Où vais-je ? Je ne sais. Mais je me sens poussé
D'un souffle impérieux, d'un destin insensé. »

Encore tout jeune homme, Victor Hugo écrivait déjà : « Je veux être Chateaubriand ou rien ! » Le premier tome montre l'enfant précoce qui écrit des poèmes puis l'adolescent et le jeune homme à travers ses écrits, dans ce XIXe siècle bouillonnant d'idées et de révolutions. Lui qui est né d'un père soldat, officier sous Napoléon 1er, et d'une mère vendéenne, va devenir le chantre de la république, épousant les tourments de son époque.

Présentation : tome II[modifier | modifier le code]

Le volume II va des chemins de la gloire jusqu'à sa mort en 1885 qui donna lieu à un grandiose enterrement comme on en avait rarement vu à Paris. Il suit la même démarche avec un exergue tiré de Ultima Verba qui reprend la 'citation-titre'[4] :

« Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là[5] ! »

Le fougueux jeune homme s'est quelque peu assagi mais reste toujours engagé dans les causes auxquelles il croit, que ce soit la lutte contre l'injustice, contre le travail des enfants, contre la peine de mort, allant dans les prisons et même jusqu'au bagne. Il a connu aussi de grands chagrins, « Je connais la douleur, j'ai longtemps habité / Cette maison sinistre et solitaire… » la noyade de Léopoldine, la folie de son frère Eugène, un long exil dans les îles anglo-normandes. Son refus de l'Empire, il le paye au prix fort : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai… » écrit-il, têtu et vindicatif, mais ce temps ne sera pas perdu et il écrira beaucoup pendant ces quelque vingt années, Les Châtiments, Les Contemplations, La Légende des Siècles, Les Misérables, Les Travailleurs de la mer… entre autres, avec sa famille qui s'agrandit et toujours la fidèle Juliette[6].

Son retour est triomphal, il devient un symbole, celui de la France retrouvée et de la république proclamée, il peut tout se permettre, devient sénateur, maître à penser… et à consulter, jusqu'à cette mort qui sera l'hommage formidable d'une nation en deuil.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Victor Hugo
    • I. : « Je suis une force qui va ! » (1802-1843), XO, 2001, Pocket, 2002, 573 p. (ISBN 2-266-12608-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • II. : « Je serai celui-là ! » (1884-1885), XO, 2001, Pocket, 2002, 607 p. (ISBN 2-266-12609-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
Biographies
  • Victor Hugo par Alain Decaux, éditions Perrin, 16/11/2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un auteur de best-sellers », Le Figaro, 30 janvier 2008.
  2. Max Gallo indique qu'il a eu recours pour écrire cette biographie à deux ouvrages incontournables, l'édition chronologique des œuvres complètes parue au Club du livre en 1967-70 ainsi que les œuvres complètes dirigées par Jacques Seebacher et parues chez Robert Laffont en 1985.
  3. Victor Hugo, t. I, épigraphe page 1.
  4. Ce dernier poème du livre 7 des Châtiments, qui signifie 'Dernières paroles', Hugo l'écrit lors d'une amnistie proposée aux proscrits qui feraient acte de soumission à l'empereur.
  5. Victor Hugo, t. II, épigraphe p. 1.
  6. Correspondance familiale et écrits intimes, Jean Gaudon, Sheila Gaudon, Bernard Leuillot, Robert Laffont, 1988 et 1991.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :