Victor-Henry Debidour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Victor-Henri Debidour)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Victor-Henry Debidour
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinction

Victor-Henry Debidour, né le à Rouen[1] et mort le à Lyon[2], est un helléniste et écrivain français : essayiste, critique littéraire, critique d'art et traducteur de textes grecs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de la khâgne du lycée Thiers de Marseille puis de l'ENS Ulm, agrégé de lettres, il commence sa carrière comme professeur au lycée de Quimper, attiré en Bretagne par ses camarades Henri Queffelec et Maurice Le Lannou. Nommé ensuite au lycée du Parc à Lyon, il y enseigne le français et le grec en khâgne pendant 33 ans.

Il est connu notamment pour ses traductions d'Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane. Il choisit ainsi de traduire, quand ils lui paraissent significatifs, les noms des personnages : Philocléon et Bdélycléon, dans Les Guêpes, deviennent respectivement Chéricléon et Vomicléon. Dans le même esprit, il choisit de rendre le dialecte des Spartiates de Lysistrata par des provençalismes. La verdeur de sa traduction d'Aristophane est saluée par la critique qui note qu' «il a su partout rendre ce mélange de familiarité, d'obscénité et de poésie qui donne à l'original une saveur et une puissance jamais égalées»[3]

Il est également professeur à l'Institut d'études politiques de Lyon. Il rend compte des livres parus dans Le Bulletin des lettres dont il est rédacteur en chef.

Il reçoit le Grand prix catholique de littérature en 1962 et le Grand prix de la critique et de l'essai de la ville de Paris en 1982.

Il semble avoir été sensible un temps aux thèses défendues par le mouvement d'Action française[4] et par le maréchal Pétain, restant portant proches d'anciens élèves engagés dans des camps opposés[5]. Après la guerre il apporta une collaboration régulière à Courrier 50, une publication mensuelle éditée par les partisans du « comte de Paris ».

Il était membre de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Saveur des Lettres . 1946. Paris : Plon
  • Le miroir transparent. 1947. Paris : H. Lardanchet.
  • La sculpture bretonne. Étude d'iconographie religieuse populaire. 1953. Rennes : Plihon. réédition Ouest France 1981.
  • Rivarol, écrits politiques et littéraires choisis et présentés. 1956. Paris : Grasset.
  • Jean Giraudoux. 1958. Paris : Éditions universitaires. (Collection Classiques du XXe siècle, no 19.)
  • Brève histoire de la sculpture chrétienne. 1960. Evreux : Arthème Fayard (Collection je sais,je crois).
  • Le Bestiaire sculpté du Moyen Age en France . 1961. Paris : Arthaud.
  • Les trésors cachés du pays niçois. 1961. Paris : Hachette.
  • Vézelay. 1962. Paris : Plon.
  • Aristophane par lui-même. 1962. Paris : Seuil (Collection écrivains de toujours)
  • Simone Weil ou la transparence. 1963. Paris : Plon (collection La recherche de l'absolu).
  • Méthode d'Olympe Le Banquet (traduction et notes). 1963. Paris : Cerf (Collection Sources Chrétiennes no 95)
  • Aristophane, théâtre complet. 1965-1966. Paris : Livre de Poche réédition Folio.
  • Lyon et ses environs. 1975. Grenoble : Arthaud. (Avec Michel Laferrere). (ISBN 2-7003-0115-3) (notice BnF no FRBNF34555030).
  • Auvergne. 1976. Grenoble : Arthaud. (Avec Bernard Plessy). Prix Alfred-Née de l’Académie française en 1977.
  • Art de Bretagne. 1979. Paris : Arthaud.
  • Les tragiques grecs. 1999. Paris : La Pochothèque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Favre, La Mort, le Temps, la Poésie, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 2-7297-0631-3, lire en ligne), « Éloge funèbre de Victor-Henri Debidour », p. 13.
  2. « La Mort de Victor-Henry Debidour : Aristophane et la “Saveur des lettres” », sur lemonde.fr, (consulté le 24 septembre 2018).
  3. « La mort de Victor-Henry Debidour Aristophane et la " Saveur des lettres " », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2019)
  4. Voir la référence qui est faite à ce sujet dans le discours de réception de Jean-François Revel à l'Académie française en 1998.
  5. Marie-Thérèse Frank, « Association des amis de Victor-Henry Debidour, Victor-Henry Debidour : 1911-1988 : saveur des lettres... saveur du maître, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1990 », Histoire de l'éducation, vol. 54, no 1,‎ , p. 183–184 (lire en ligne, consulté le 25 novembre 2019)
  6. « DEBIDOUR Victor-Henri » sur le site du CTHS

Liens externes[modifier | modifier le code]