Victor-Adolphe Malte-Brun
| Secrétaire général Société de géographie | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Victor Adolphe Bruun dit Brun |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinction |
Victor-Adolphe Malte-Brun, né le à Paris et mort le à Marcoussis, est un géographe et cartographe français. Il est le fils du géographe Conrad Malte-Brun.
Biographie
[modifier | modifier le code]Victor-Adolphe Malte-Brun, né le à Paris, est fils de Conrad Malte-Brun, géographe d'origine danoise, fondateur de la Société de géographie. Son père s'est réfugié à Paris pour avoir soutenu dans ses écrits des idées favorables à la Révolution française. Son père a été le premier secrétaire général de la Société de géographie de Paris de 1822 à 1824. Victor-Adolphe n'a que 10 ans quand son père décède. Son frère, Conrad Malte-Brun, né en 1810, est un artiste peintre et meurt en 1850[1] à l'âge de quarante ans.
Victor Malte-Brun choisit des études de géographie dans la lignée de son père dont il conserve le souvenir prégnant[2].
En 1841, il consacre un ouvrage à la jeunesse dans deux volumes, Les jeunes voyageurs en France ou Description pittoresque du sol et des curiosités de ce pays. Il enseigne ensuite l'histoire en province (Pamiers) puis au collège Sainte-Barbe et au collège Saint-Stanislas[2].
En 1846, Eugène Cortambert, professeur et membre de la Société de géographie, publie un Cours de géographie directement inspiré des œuvres de Conrad Malte-Brun dans lequel il dit que la géographie est la peinture générale de la nature, de l'humanité et de ses travaux. Cette vision humaniste rejoint la volonté de Victor-Adolphe de se consacrer à une géographie moderne construite sur d'autres bases qu'une énumération des lieux.
En 1851, Victor Adolphe Malte-Brun devient à son tour membre de la Société de géographie (de Paris) puis secrétaire-adjoint en 1852 et en devient secrétaire général, au cours des années 1860-1867 comme son père. Lorsqu'il quitte le poste, il devient le premier Secrétaire général honoraire. De 1852 à 1867, il a la responsabilité d'édition du Bulletin de la Société de géographie et il signe de sa main, plus de cent articles.
De 1851 à 1855, il édite une nouvelle édition de l'œuvre de son père, le Précis de géographie universelle. Dès 1851, il s'intéresse au projet du percement d'un canal en Amérique centrale entre l'Océan Pacifique et l'Océan Atlantique. Le premier projet d'Alexander von Humboldt aboutit en au Congrès international d'études du Canal interocéanique présidé par Ferdinand de Lesseps. Victor-Adolphe présente à cette occasion une carte des 18 projets existants. On peut noter qu'outre ses talents de rédacteur, Victor-Adolphe est aussi un excellent cartographe.
Présent à Marcoussis pendant la guerre de 1870, il décrit l'occupation du village du au par les troupes bavaroises dans un opuscule de 30 pages intitulé Histoire d'une commune de Seine-et-Oise pendant l'Occupation allemande, Challamel Ainé, Paris, 1871.
Il viendra très souvent dans sa maison de campagne où il vivra pendant une vingtaine d'années avec sa compagne, Augustine-Alphonsine Charpentier, née le . Après la mort de Malte-Brun, elle épousera en 1891 Eusèbe Debled, artiste-peintre, maire de Linas. Elle mourut assassinée à Linas en 1917.
Il repose au cimetière du Montparnasse (division 4) à Paris.

Sélection d'œuvres de Malte-Brun
[modifier | modifier le code]- Histoire de Marcoussis (1867)
- La France illustrée, comprenant deux volumes ainsi qu'un atlas réalisé par Auguste Henri Dufour (1853) ; seconde édition (1879-1884), 5 vol. et un atlas, aux éditions Rouff (l'ouvrage ayant paru en livraisons, l'ordre de reliure peut-être différent au gré des souscripteurs, les cartes jointes à chaque département, etc.).
- L'Allemagne illustrée, cinq volumes (1885-1888), aux éditions Rouff.
- Les jeunes voyageurs en France ou Description pittoresque du sol et des curiosités de ce pays (1841)
- Histoire d'une commune de Seine et Oise pendant l'invasion allemande éditions Challamel, Paris, 1871

Malte-Brun dans l'œuvre de Jules Verne
[modifier | modifier le code]On sait que l'écriture des romans s'appuyaient sur une documentation énorme et Jules Verne recevait les communications de la Société de géographie. Il fait référence à plusieurs reprises à Malte-Brun comme dans :
- Cinq semaines en ballon, au début du roman :
Les détails de l’entreprise parurent tout au long dans les Bulletins de la Société Géographique de Paris ; un article remarquable fut imprimé dans les « Nouvelles annales des voyages, de la géographie, de l'histoire et de l'archéologie de M. V.-A. Malte-Brun »...
En ce qui concerne lady Helena, quand il apprit qu'elle était fille de William Tuffnel, ce fut une explosion d'interjections admiratives. Il avait connu son père. Quel savant audacieux ! Que de lettres ils échangèrent, quand William Tuffnel fut membre correspondant de la société ! C'était lui, lui-même, qui l'avait présenté avec M. Malte-Brun !
Quel éclair traversa mon esprit ! L'Atlantide, l'ancienne Méropide de Théopompe, l'Atlantide de Platon, ce continent nié par Origène, Porphyre, Jamblique, d'Anville, Malte-Brun, Humboldt, qui mettaient sa disparition au compte des récits légendaires, admis par Possidonius, Pline, Ammien-Marcellin, Tertullien, Engel, Sherer, Tournefort, Buffon, d'Avezac, je l'avais là sous les yeux, portant encore les irrécusables témoignages de sa catastrophe !
Hommages et distinctions
[modifier | modifier le code]Son nom a été donné à une rue de Marcoussis où il possédait une maison de campagne où selon ses dires, il venait pendant la belle saison, respirer l'air pur des bois et des champs et se remettre des fatigues de la Ville. Le mont Malte-Brun (en), en Nouvelle-Zélande, d'une hauteur comprise entre 3 155 m et 3 199 m, a été nommé en son honneur par Julius von Haast[3].
La distinction suivante lui a été décernée :
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 11 août 1865)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Franz Christopher von Jessen, Danske i Paris gennem tiderne, vol. I, C.A. Reitzel, 1936, p. 477.
- 1 2 Jean M. Goulemot, Paul Lidsky et Didier Masseau, Le voyage en France, Paris, Robert Laffont, , p. 1250
- ↑ (en) Alexander Wyclif Reed, Place Names of New Zealand, Rosedale, North Shore, Peter Dowling, , 502 p. (ISBN 978-0-14-320410-7), p. 231.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Géographe français du XIXe siècle
- Cartographe français
- Enseignant au collège Stanislas de Paris
- Membre de la Société de géographie
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1865
- Naissance en novembre 1816
- Naissance dans l'ancien 11e arrondissement de Paris
- Décès en juillet 1889
- Décès en Seine-et-Oise
- Décès à 72 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 4)