Vicente Ramos Pérez

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Vicente Ramos Pérez
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Vicente Ramos Pérez
Fonction
Membre du Congrès des députés
Circonscription électorale d'Alicante
-
Biographie
Naissance
Décès
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Vicente Ramos Pérez, né à Guardamar del Segura le et mort le , est un écrivain, historien et homme politique valencien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie le droit à Valence et est diplômé en philosophie et lettres à l'université centrale de Madrid. Il travaille à la banque valencienne Caja de Ahorros del Mediterráneo et est directeur honoraire de la Bibliothèque Gabriel Miró d'Alicante entre 1952 et 1983, ainsi que de la maison-musée d'Azorín. Il fonde les revues Verbo et Sigüenza. Il enseigne la langue et la littérature espagnoles à Stockholm en 1957[1].

Il est membre de l'Institut d'Estudis Alacantins, de la Real Academia Española, de la Real Academia de la Historia et de l'Acadèmia de Cultura Valenciana.

Durant le franquisme, il est connu comme le principal instigateur de l'alicantinisme, courant politique qui défend l'instauration d'une région appelée « Sud Est espagnol », parfois « Levant », qui réunirait notamment les zones méridionales du Pays valencien et la région de Murcie[2],[3],[4].

D'après Francesc Burguera, Ramos entretient envers lui-même et Joan Fuster une inimité de longue date qui est à l'origine de son anticatalanisme, dont il est l'un des principaux représentants préalables à la transition[3],[2].

En 1980, il intègre l'Asociación para la Defensa de los Intereses de Alicante (Association pour la défense des intérêts d'Alicante, ADIA). Il fonde un parti politique alicantin, Unión Provincial Alicantina, mais ses faibles scores électoraux l'amènent à participer à la fondation du futur parti hégémonique du blavérisme, Unio Valenciana (UV), dont il est désigné président lors du congrès fondateur le 3 novembre 1982[5]. Il est élu député au Congrès pour la Province d'Alicante au sein de la coalition Coalición Popular en 1982[6]. Il abandonne toutefois UV en 1983 pour intégrer le groupe mixte, car il est en contradiction avec son idéologie nationaliste[3],[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (es) Literatura alicantina 1839-1939 (1966)
  • (es) Historia de la provincia de Alicante y su capital (1971)
  • (es) La guerra civil en la provincia de Alicante (1972-1974)
  • (es) Pancatalanismo entre valencianos, Valence, Quiles, , 2e éd., 183 p. (ISBN 84-400-4815-7)
  • (es) Historia parlamentaria, política y obrera de la provincia de Alicante (1988-1992)
  • (es) Alicante en el franquismo (1992-1994)
  • (es) Historia de la Diputación Provincial de Alicante (2000-2002).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) José Antonio Piqueras et Javier Paniagua, Diccionario biográfico de políticos valencianos 1810-2005, Valence, Institució Alfons el Magnànim/Fundación Instituto de Historia Social, , 586 p. (ISBN 978-84-95484-80-2, lire en ligne), p. 462-463
  2. a et b Flor 2010, p. 335
  3. a b et c Burguera 1991, p. 172-178
  4. En novembre 1977, il défendit la ségrégation du Pays valencien de la comarque de Baix Segura (Flor 2010, p. 612).
  5. Flor 2010, p. 615
  6. Flor 2010, p. 359
  7. Flor 2010, p. 602

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]