Vesna Vulović

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vulović.
Vesna Vulović
YU-AHN McDonnell Douglas DC-9-32 JAT (10991978824).jpg

Un McDonnell Douglas DC-9-32 de la JAT, semblable à celui qui s'est écrasé.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
BelgradeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Srbská Kamenice, pomník.jpg

Vue de la sépulture.

Vesna Vulović (en serbe : Весна Вуловић), née le à Belgrade (Yougoslavie) et morte le à Belgrade (Serbie)[1], est, d'après le Livre Guinness des records, la détentrice du record du monde de la plus haute chute libre sans parachute à laquelle un être humain ait survécu[2].

Les faits[modifier | modifier le code]

Le , hôtesse de l'air pour la compagnie JAT depuis huit mois seulement, Vesna Vulović est envoyée à bord du vol JAT 367 par erreur, à la place de son homonyme[3]. L'appareil est un DC-9 de la compagnie, qui assure le vol régulier depuis Copenhague (au Danemark) vers Belgrade (en Yougoslavie), avec une escale à Zagreb (en Yougoslavie, actuellement en Croatie). Après environ une heure de vol, l'avion se désintègre consécutivement à l'explosion à l'avant de l'appareil d'une bombe dissimulée dans un bagage par un terroriste croate[4]. L'avion tombe d'une altitude de 10 160 mètres et s'écrase près du village tchécoslovaque de Srbská Kamenice (actuellement en République tchèque). Vesna Vulović a les deux jambes cassées, une fracture du crâne ainsi que de trois vertèbres, son bassin est broyé, elle a des côtes cassées. Ces pathologies entraînent une paralysie qui s'estompe avec le temps. Elle reste plongée 27 jours dans le coma, six mois dans le plâtre et est hospitalisée seize mois au total. Elle souffre par la suite d'amnésie[5].

Vesna survit parce qu'elle était attachée à son siège au fond de l'appareil, lorsque l'arrière se sépare de l'avant et va finir sa chute sur une montagne enneigée ; la neige amortit considérablement le choc.

Profondément bouleversée par cet évènement, elle déclara : « Il aurait été plus facile de mourir ». Elle « pouvait pleurer toute la journée durant »[6].

Remise en cause[modifier | modifier le code]

Un article du journal Die Welt daté du 10 janvier 2009 remet en cause les circonstances officielles de cet attentat, se basant sur une enquête réalisée sur plusieurs années par les journalistes d'investigation allemands Peter Hornung-Andersen, Tim van Beveren et Pavel Theiner. En effet, une erreur de l'aviation militaire tchécoslovaque serait en réalité la cause de la désintégration de l'avion, et aurait été escamotée au profit d'une histoire montée de toutes pièces par les services secrets [7].

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]