Verveine officinale

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Verbena officinalis

La Verveine officinale ou Verveine sauvage (Verbena officinalis) est une plante herbacée annuelle ou vivace de la famille des Verbénacées. Elle est parfois appelée Herbe sacrée, Veine de Vénus, Herbe aux sorcières ou Herbe à pigeon (péristéréos[1]).

Caractères généraux[modifier | modifier le code]

Fleurs

La verveine officinale est une plante vivace[2] de 20 à 70 cm de haut, à racine fusiforme et jaunâtre. C'est une plante dressée ou ascendante, toujours plus ou moins pérennante[3] et normalement de plus de 15 cm de haut.

Les tiges, de 15 à 40 centimètres, sont légèrement velues, quadrangulaires, canaliculées alternativement sur deux faces opposées, ramifiées puis dressées.

Les feuilles sont opposées ; celles du bas sont pétiolées, ovales ou cunées, dentées ou 1-pennatipartites[3].

Les fleurs bleuâtres ou liliacées, sont petites, sessiles et disposées en longs épis filiformes lâches, disposés en panicule terminale. Chaque fleur porte à la base une languette verte ou bractée de moins de 3 mm de long (plus courte que le calice). La corolle en entonnoir comporte un tube saillant, à limbe presque plan et à 5 lobes, presque égaux[2].

Le fruit se compose de quatre akènes qui se séparent à maturité.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Organes reproducteurs
Graine
Habitat et répartition
  • Habitat type : friches vivaces mésoxérophiles, médioeuropéennes
  • Aire de répartition : cosmopolite

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Culture[modifier | modifier le code]

La verveine officinale indigène se trouve dans les prairies et au bord des chemins.

Sa culture est facile, par semis au printemps ou par bouturage.

Usage[modifier | modifier le code]

Scribonius rapporte l'utilisation de la verveine officinale (hierobotane ou hiera botane[4]) pour éloigner les serpents (Compositiones, CLXIII), tout comme Dioscoride (4, 60, 1). Nicandre (Les Thériaques, 860) rajoute la prescription de tracer un cercle autour de la plante avant de la cueillir. Pline l'Ancien (Histoire naturelle, XXV, LIX, 1) évoque lui le fait qu'il s'agissait de la plante que portait les ambassadeurs envoyés à l'ennemi, permettant d'engendrer les "purifications et expiations pour les maisons".

On utilise les sommités fleuries.

En tisane, elle est diurétique, antipyrétique et astringente. Elle s'utilise surtout en mélange. Dans certaines régions elle faisait partie des plantes de la Saint-Jean[5].

En lotion, elle a une activité détergente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapporté par Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle (livre XXV, LIX, 1)
  2. a et b Référence Tela Botanica (France métro) : Verbena officinalis
  3. a et b Jean-Marc Tison, Bruno de Foucault, Flora Gallica, Flore de France, Biotope Éditions,
  4. Nom utilisé pour désigner plusieurs plantes dont la bétoine
  5. Marcel Coquillat, « Les Herbes de la Saint Jean », Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon, vol. 15, no 7,‎ , p. 47-48 (e-ISSN 2613-2958, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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