Vert céladon

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Porcelaine céladon d'époque Song

Le vert céladon est un nom de couleur désignant une nuance de vert.

Le nom de vert céladon est inspiré de celui du personnage Céladon, du roman pastoral L'Astrée d'Honoré d'Urfé, publié en 1610. Le berger Céladon porte des rubans verts. Le roman a été écrit à une période où les produits qingci des ateliers chinois de Longquan gagnaient en popularité en France : ces porcelaines chinoises ont été appelées céladon en référence au roman à la mode.

Le nom a subsisté, puisque le père Castel le compte parmi les couleurs composées de son Optique des couleurs publiée en 1741, l'estimant équivalent à un mélange de 3 bleu pour 1 jaune[1]. Au XIXe siècle Chevreul s'est attaché à définir les couleurs. Il les repère sur une sphère dont les teintes sont repérées entre elles et par rapport aux raies de Fraunhofer du spectre lumineux, et du blanc au noir. Cherchant à vérifier les affirmations de Castel, il mélange une part de gomme gutte et 3 de cendres bleues, et obtient une teinte céladon qu'il situe comme vert 5/10 10 ton[2]. Reprenant ses essais avec une part de chromate de zinc pour trois de cendres bleues, il obtient vert-bleu 8 ton[3].

Le nom de céladon est aujourd'hui presque toujours associé aux porcelaines, généralement chinoises[4].

On trouve cependant un fil vert céladon n°563[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Bertrand Castel, L'optique des couleurs : fondée sur les simples observations & tournée sur-tout à la pratique de la peinture, de la teinture & des autres arts coloristes, Paris, Briasson, (lire en ligne)
  2. Michel-Eugène Chevreul, « Moyen de nommer et de définir les couleurs », Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, t. 33,‎ , p. 64 (lire en ligne). Le vert est tangent à la raie E, donnant une longueur d'onde dominante de 526 nanomètres ; 5/10 indique que la couleur est à moitié mêlée de gris, et 10 ton correspond à une clarté de 52.4% (luminance 20.5%). Avec ces données, on obtient des valeurs trichromatiques CIE XYZ, que l'on peut convertir en sRGB. Le rendu n'est précis que sur un écran conforme et réglé selon les indications de la recommandation sRGB.
  3. Chevreul 1861, p. 68. À peu près 594 nm, le ton normal est le 15, lavé de blanc (en augmentant la luminosité CIE L*a*b* sans changer a* et b*) pour arriver au ton 8, clarté 61.9%.
  4. Centre national de ressources textuelles.
  5. « Nuancier fil DMC », sur club-point-de-croix.com.