Versimilitude

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La versimilitude (ou vérisimilitude) est un terme utilisé en épistémologie.

Si le mot apparaît au XVIe siècle, sous la plume de Montaigne notamment[1], c'est Leibniz qui dans les Nouveaux essais sur l'entendement humain donne à ce terme un contenu épistémologique afin de définir l'écart séparant les raisons démonstratives certaines des propositions simplement vraisemblables[2].

Réutilisée par Karl Popper, la notion de versimilitude est la plus ou moins bonne correspondance entre une proposition et un fait. Cette explication vaut principalement pour le domaine de la recherche, notamment en sciences humaines.

L'idée centrale est que le chercheur, ne pouvant accéder au réel même des choses qu'il observe pourtant, devra se contenter d'une correspondance approximative des énoncés de ses résultats avec les faits étudiés.

Autrement dit, c'est une plus ou moins bonne correspondance entre les énoncés d'une loi et la vérité en rapport avec cette loi. Par extension, on considère qu'il existe des degrés variables dans la vérité, ce qui fait dire que la science ne peut s'inscrire comme finalité, et, par là, que toute avancée scientifique ne l'est qu'à titre d'essai.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Montaigne écrit vérisimilitude, v.Les transformations de la langue française pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle (1740-1789) p. 263, de Ferdinand Gohin, éd. Slatkine Reprints, 1970
  2. Leibniz selon les Nouveaux essais sur l'entendement humain p. 315-316, sous la direction de François Duchesneau et Jérémie Griard, éd Bellarmin-Vrin, 2006, (ISBN 2890079643 et 9782890079649)