Verneuil (Nièvre)

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Verneuil
Verneuil (Nièvre)
Le château de Verneuil vu depuis le bourg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Decize
Intercommunalité Communauté de communes Sud Nivernais
Maire
Mandat
David Colas
2014-2020
Code postal 58300
Code commune 58306
Démographie
Population
municipale
306 hab. (2015 en diminution de 5,26 % par rapport à 2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 04″ nord, 3° 34′ 14″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 266 m
Superficie 26,86 km2
Localisation

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Verneuil

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Verneuil

Verneuil est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.verneuil est composé de trois hameaux: le bourg ,l’usage et les barbiers. Verneuil a une église Romane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé dans le canton de Decize, Verneuil est traversée par l'Aron, l'Andarge, la Senelle, le ruisseau d'Ozon et le canal du Nivernais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Verneuil
Diennes-Aubigny
Champvert Verneuil Cercy-la-Tour
Charrin Saint-Hilaire-Fontaine

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tirant son nom du gaulois Vernos, signifiant aulne, Verneuil remonte à des origines lointaines. Le site devait en effet déjà être occupé à l'époque gallo-romaine où il était un lieu de passage important d'une voie de communication. Le tracé de la voie romaine qui reliait Decetia (actuel Decize) à l'oppidum de Cerciacum (à l'emplacement de l'actuel Cercy-la-tour) longe d'ailleurs peu ou prou le tracé de l'actuel D981. Au Moyen Âge, plusieurs seigneuries se développent sur l'actuelle commune de Verneuil ; la principale se constitue au bord de la vallée de l'Andarge dans le bourg. On y trouve aujourd'hui les deux monuments les plus importants et les plus anciens du village encore debout, avec l'église romane Saint-Laurent bâtie au XIIe siècle proche du cimetière, et le château fort daté du XIIIe siècle. Ce dernier édifice est établi par la famille De la Perrière, et sans doute achevé dans sa première mouture aux alentours de 1309. Il existait sans doute une seigneurie au lieu-dit de Faye où s'élève aujourd'hui un manoir du XIXe siècle. À l'est du village, au lieu-dit actuel Maumigny, s'établit une famille du même nom. Les De Maumigny prendront une importance considérable dans les environs. Comme à Faye, s'élève un manoir ayant remplacé le château d'origine des De Maumigny. À partir du XVIe siècle, la majorité des terres et points forts appartiendront aux De Maumigny pendant plus de trois cents ans. Par le jeu des alliances, leur terres passent à la famille De Cordon. Louis Antoine de Saint-Just, célèbre révolutionnaire français, passa sa petite enfance dans le village où ses parents se marient religieusement et où il fut baptisé par son parrain, le curé Robinot. À partir du XIXe siècle, le village s'agrandit sur les hauteurs dominant le canal du Nivernais.

Ère industrielle et contemporaine[modifier | modifier le code]

Avec l'ère industrielle, la famille Benoist-d'Azy, qui a fait fortune, acquiert des titres de noblesses, rachète de nombreuses terres à Verneuil et prend une grande influence sur le village. Sur les XIX et XXe siècle, la mairie sera occupée pendant 64 ans par des membres de la famille. S'établissent à la même époque une école/mairie publique, une poste, et quelques commerces (épicerie, boulangerie, hôtel, bar/restaurant, boucherie etc.). Durant la Première Guerre mondiale, un camp américain s'établit à Verneuil en 1917 près de la gare dans la plaine de l'Aron. On y trouvait principalement des ateliers de montages automobiles. Le camp regroupe 20 000 hommes (dont 6000 prisonniers employés) qui quitteront la France en 1920. Verneuil connait alors son apogée, mais va décliner petit à petit au fil du XXe siècle. Cercy-la-Tour, village voisin, est choisi au détriment de Verneuil pour l'établissement d'une usine automobile, ce qui contribue au déclin du village.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, en aout 1944, un convoi allemand en plein repli passe par Verneuil. Des coups de feu éclatent près de Faye, tuant un soldat allemand. Immédiatement stoppé, le convoi envoie des soldats dans la maison la plus proche. Jean-Marie Lamartine est sorti de son lit et immédiatement fusillé, sans préavis. Sa maison est brûlée. Alarmé par la fumée, son neveu, Claude Roy, se précipite à vélo pour porter secours ; il est tué à son tour. Quinze jours plus tard, l'armée allemande revient à Verneuil pour réquisitionner des chevaux. Dans une ferme, à la Douare, elle se heurte à la résistance. De nouvelles représailles sont lancées contre le village ; la ferme et les habitations environnantes sont incendiées. Jean Cousson et Joseph Bonnet qui se trouvent là par hasard sont fusillés. Un autre habitant, François Bouquet, qui tentait de trouver refuge au fond de son jardin, est abattu depuis la route, sans préavis. Les étables du château sont incendiées à la grenade. François Monin, occupé à l'intérieur, ne peut tenir longtemps et est abattu lorsqu'il tente de s'enfuir. Pour finir, le village est pilonné par une pièce d'artillerie. Heureusement le tir est mal ajusté et atterrit dans la forêt. Comble de l'ironie, c'est précisément là qu'avaient trouvé refuge bon nombre d'habitants effrayés. Il n'y eut cependant aucun blessé. Aujourd'hui, une plaque commémorative sur les murs de la mairie, rappelle le nom des six habitants tués pendant ces évènements. Après la guerre, le village décline peu à peu. Au début du XXIe siècle, tous les commerces ont disparu et l'école s'accorde avec Champvert pour former un regroupement pédagogique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours David Colas   Pompier
mars 2008 mars 2014 Jean-Claude Loriot   Retraité
mars 2001 mars 2008 Denis Renaud   Agriculteur
1989 mars 2001 Paul Rebourg   Retraité
1983 mars1989 André Tamineau    
1947 1983 René Benoist d'Azy   Propriétaire exploitant agricole
1945 1947 Léonard Bilbault    
1925 1945 Eugène Tamineau   Régisseur
1919 1925 Laurent Louvrier   Aubergiste aux Barbiers
1912 1919 Eugène Tamineau   Régisseur
1901 1912 Paul Ménard   Sabotier
1891 1901 Étienne Martin   Propriétaire aux Barbiers
1890 1891 Laurent Bossut   Propriétaire
1874 1890 Rose Augustin Ange Benoist d'Azy   Directeur des Colonies au Ministère de la Marine
1872 1874 Jean-Charles Decray Monarchiste Notaire
1860 1872 Rose Augustin Ange Benoist d'Azy   Directeur des Colonies au Ministère de la Marine
1856 1860 Jean Delestang    
1852 1856 Pierre Clair    
1848 1852 Blaise Compagnon   Propriétaire au Bourg
1844 1848 Félix Fournier    
1840 1844 Charles Mathieu    
1830 1840 Blaise Compagnon   Propriétaire au bourg
1826 1830 Antoine Conchon   Médecin à Decize
Conseiller général
1820 1826 Joseph Lhillemand   Fermier au Château
1815 1820 Antoine Gondier de Maumigny   Propriétaire
1793 1815 Jean Maupoix    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2015, la commune comptait 306 habitants[Note 1], en diminution de 5,26 % par rapport à 2010 (Nièvre : -3,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334686495471626651494722711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
674720770790791875836829894
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
867940896883815703609553499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
501486408381397329332319306
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux
Civils
  • Château de Verneuil, édifice médiéval du XIIIe siècle. La partie la plus ancienne composée d'un donjon quadrangulaire de trois étages date du XIIIe siècle. Au XVe siècle, une tour circulaire vient renforcer l'angle nord-est du donjon. Dans le même temps, on édifie des courtines en quadrilatère avec une tour à chaque angle. Le château a été transmis de génération en génération jusqu'à aujourd'hui et n'a jamais été vendu. Inscrit monument historique depuis 1991[7].


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Alexandre de Plater est inhumé dans le cimetière de Verneuil. Il est l'auteur du livre D'un château de Courlande à un presbytère nivernais (éditions Subervie, 1959). Témoin de la Révolution russe, prêtre à Varsovie notamment dans le ghetto juif, c'est une vie hors du commun. Ce livre est une traversée du siècle.
  • Louis Antoine de Saint-Just, homme politique français de la Révolution française, fut placé en nourrice dans le village jusqu'à ses huit ans. Ses parents célébrèrent leur mariage dans l'église Saint-Laurent du village.
  • Serge Lesage ou l'abbé Lesage (1926-1998), curé de Montigny-sur-Canne et figure du Tour de France sur lequel il a été à plusieurs reprises commissaire de course, est né à Verneuil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013
  6. Notice no PA00113049, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA00113061, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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