Verlhac-Tescou

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Verlhac-Tescou
Verlhac-Tescou
Église Notre-Dame de l'Assomption.
Blason de Verlhac-Tescou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Intercommunalité Communauté de communes Quercy Vert-Aveyron
Maire
Mandat
Michel Regambert
2014-2020
Code postal 82230
Code commune 82192
Démographie
Gentilé Verlhacois
Population
municipale
519 hab. (2017 en augmentation de 4,64 % par rapport à 2012)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 49″ nord, 1° 32′ 20″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 220 m
Superficie 22,69 km2
Élections
Départementales Canton de Tarn-Tescou-Quercy vert
Législatives Première circonscription
Localisation
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Verlhac-Tescou

Verlhac-Tescou est une commune française située dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Verlhacois et Verlhacoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud du Quercy. Elle est située à 18 km au sud-est de Montauban et à 38 km au nord de Toulouse.

Verlhac-Tescou est limitrophe des départements du Tarn et de la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Verlhac-Tescou[1]
Saint-Nauphary La Salvetat-Belmontet Montdurausse (Tarn)
Varennes Verlhac-Tescou[1] Saint-Urcisse (Tarn)
Villemur-sur-Tarn
(Haute-Garonne)
Le Born
(Haute-Garonne)
Montgaillard (Tarn),
Beauvais-sur-Tescou (Tarn)
Carte de la commune de Verlhac-Tescou et des proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Tescou et le Tescounet, ainsi que par de très nombreux ruisseaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2269 hectares, son altitude varie de 110 à 220 mètres.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par l'A20 Sortie 63 (Albi-Gaillac) puis par la RD999 (ex-RN99).

La gare la plus proche de Verlhac-Tescou est la gare de Montauban-Villebourbon.

A noter qu'une ligne du réseau de bus TER Midi-Pyrénées, reliant Montauban à Albi (ligne 921), s'arrête à proximité de la commune (à Saint-Nauphary et à Beauvais-sur-Tescou).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom de Verlhac-Tescou[modifier | modifier le code]

Ver(g)iliacum. Peut-être du nom de personne gallo-romain Vergilius + suffixe d'appartenance -acum ; du nom du cours d'eau près duquel le village est établi. L'étymologie tasconium (terre argileuse) [2] est peu convaincante (tascos signifie « blaireau » en gaulois).

Le terme apparaît dans les textes au Xe siècle. Son alleu (fonds de terre, soit noble, soit roturier, exempt de tous les droits et devoirs féodaux) et son église située dans la vallée, près du Tescou, sont évoqués dans le testament de Raymond 1er, comte de Rouergue qui les lègue, à ce moment-là, à l’abbaye de Montauriol.

La bastide au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Une bastide fut fondée avant 1249 par Raymond VII comte de Toulouse. Cette bastide ne fut pas une simple juridiction, mais donna certainement naissance à un pôle d’habitat regroupé. Elle fut implantée à proximité d’un château seigneurial préexistant, en sommet de coteau, à un emplacement dominant la vallée du Tescou. Elle se trouvait à proximité de l’actuel lieu-dit le Château. Il n’en subsiste aucun vestige visible aujourd’hui sauf peut-être une partie des fossés[3].

Les coutumes de 1306[modifier | modifier le code]

Des coutumes furent octroyées en 1306 aux habitants de Verlhac par Hélie de Talleyrand, comte de Périgord. Dans les coutumes il est, entre autres, question de la taille des parcelles à bâtir ce qui laisse supposer que la bastide ne s’est pas limitée à une juridiction mais entraîna bien l’agglomération d’un habitat : « cascun hostal o casal que ara sies stadis de largessa et dozze de lonc ». Il y est question de la communauté, mais aussi des franchises économiques ou encore de la justice[3].

Refuge des derniers Cathares[modifier | modifier le code]

Peire Authié s'est réfugié en 1308 à Verlhac-Tescou[4] chez Pierre de Clairac et Bertrand Salès[5],[6], il échappa longtemps aux poursuites, mais fut dénoncé, arrêté par l'Inquisition et brûlé vif à Toulouse le .

Un fort villageois au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Très probablement au milieu du XVIe siècle, au moment des guerres de religion, un fort villageois a été fondé à Verlhac. Un fort villageois est une «fortification collective de faible superficie, d’abord destinée à être utilisée temporairement en cas de danger par les habitants». La bastide, dans laquelle il ne subsistait presque plus de maison, a été mise en défense pour créer le fort. Celui-ci est connu notamment grâce au compoix de 1582. Il y est question du « fort de Verlhac » et du « faubourg de Verlhac». Il y avait à cette date une soixantaine de maisons dans le fort et une cinquantaine dans le faubourg. Tous les tenanciers de maisons dans le fort possédaient aussi au moins une maison à l’extérieur du fort, dans le faubourg, dans un hameau ou isolée. Le fort villageois était fortifié. Il est question à de nombreuses reprises dans ce document de la «muralha du fort[3].

Le déplacement du village au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début de l’époque moderne Verlhac a été marquée par le protestantisme. Il y aurait eu un temple dans le faubourg et les seigneurs du lieu, les du Bousquet, étaient protestants. Jacques du Bousquet est quant à lui victime de la répression anti-protestante en 1685. Son château est saisi et il est exilé en 1687. Le village disparaît donc très certainement du lieu-dit le Château au cours du XVIIe siècle et se déplace progressivement vers son emplacement actuel appelé dans le compoix de 1651 : «les Forests de Saint Barthélemy[3].

En 1811, le village est composé d’un petit regroupement d’habitats au lieu-dit Fourest et à côté duquel se trouve le presbytère. L’église et le cimetière sont relégués à l’écart, au sud du hameau. Vers 1820, une nouvelle église est édifiée à proximité du hameau, légèrement au sud de celui-ci, et l’ancienne est démolie. Le village se constitue réellement au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe siècle. À cette période sont construits plusieurs ateliers et commerces, mais aussi des édifices publics. Parmi les ateliers et commerces, il est intéressant de signaler l’épicerie et l’atelier de charron, qui faisait aussi office de café un jour par semaine. Vers 1886, l’église est reconstruite et devant elle, au nord du parvis, est construit un bâtiment abritant la mairie et une école de garçons. L’installation de ces commerces et édifices publics donne naissance au village en tant que pôle administratif et économique de la commune. Ces maisons de village n’ont pas de fonction agricole. Leurs habitants sont alors artisans ou travaillent dans des fermes[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[7],[8].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Première Circonscription de Tarn-et-Garonne, de la Communauté de Communes Quercy-Vert-Aveyron et du canton de Tarn-Tescou-Quercy-Vert. La commune fait aussi partie de l'Arrondissement de Montauban.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1805 Antoine Couderc    
1805 1812 Pierre Lala    
1812 1843 Jean Lala    
1843 1848 Antoine Marty    
1848 1855 Etienne Marty    
1855 1876 Jean-Pierre Prebosc    
1876 1884 Antoine Lala    
1884 1896 Raymond Edouard Segur    
1896 1897 Casimir Segur    
1897 1924 Pierre Talabot    
1924 1925 Antoine Mauquie    
1925 1943 Casimir Segur    
1943 1943 Lucien Alric    
1944 1947 Lucien Alric    
1947 1983 Fernand Vern    
mars 1983 En cours
(au 16 juillet 2014[9])
Michel Regambert    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2017, la commune comptait 519 habitants[Note 1], en augmentation de 4,64 % par rapport à 2012 (Tarn-et-Garonne : +4,61 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620475538851953924891953951
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
948970935896901881864813785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
763732654567570565518492478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
421435406409411421416470519
2017 - - - - - - - -
519--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : coteaux et terrasses de Montauban (VDP).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Verlhac-Tescou fait partie de l'Académie de Toulouse.

La commune possède une école maternelle, dans laquelle se rendent les élèves de La-Salvetat-Belmontet. L'école élémentaire se trouve donc dans cette même commune voisine.

L'éducation est assurée par le collège Olympe de Gouges de Montauban.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Sur la commune, il existe un comité des fêtes, organisant notamment la fête annuelle du village, une association responsable du Centre des loisirs, une association pour la défense du patrimoine matériel et immatériel de la commune, un club des Ainés.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est prisée pour des randonnées, à pied ou à vélo.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets ménagers et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de Communes Quercy-Vert-Aveyron.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Association Hiaude[modifier | modifier le code]

L'association HIer AUjourd'hui DEmain à Verlhac, s'est donné pour but de : faire connaître, préserver et promouvoir le patrimoine bâti, naturel et culturel de la commune. Elle s'investit sur 3 projets principaux :

  • La restauration de l'église de La Vinouse
  • La sauvegarde et la mise en valeur des chemins ruraux
  • L'animation communale à l'occasion des journées du Patrimoine

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise de La Vinouse[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de l’Assomption - Anciennement Beata Maria Vinosa - (référence à la vigne, prépondante sur des terres argileuses et peu fertiles).

La paroisse de la Vinouse est mentionnée dès le XIIIe siècle[14]. Elle appartenait à la seigneurie du Bourguet à la fin du Moyen Âge et à l'époque moderne. Elle a été une annexe de Montdurausse au cours de l'époque moderne. L'église a été rattachée à la paroisse de Verlhac-Tescou au XVIIIe siècle. Il n'y a plus actuellement de service régulier à la Vinouze.

Cet édifice est une des rares églises du département, bâtie en terre massive et en adobe, et un très rare exemple régional et national encore conservé. D'après la bibliographie, l'église semble avoir été en partie reconstruite à la fin du XVIIe siècle[15]. L’église de la Vinouse a reçu en 2011 le label européen « Architecture européenne de terre remarquable » créé dans le cadre du projet «Terra Incognita», et grâce au soutien du Pays Midi-Quercy. Créée en 2013, l’association HIAUDE a entrepris et mené à bien la restauration complète de ce bâtiment avec l’aide de la municipalité, de la région Occitanie, du programme européen Leader avec l’appui du Pays Midi-Quercy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verlhac-Tescou Blason
De sinople à deux pals d'or, au chef du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean de Viguerie, Un village en Quercy : Verlhac-Tescou (XIIIe-début XXe siècle), Verlhac-Tescou, Hier, aujourd'hui, demain à Verlhac-Tescou, 2017, 110 p. (ISBN 9782956031208).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. D’après G. Payne in Dictionnaire des paroisses du Diocèse de Montauban.
  3. a b c d et e COMET Anaïs, Inventaire du patrimoine de la commune de Verlhac-Tescou, réalisé dans le cadre de l’inventaire du patrimoine du pays Midi-Quercy, 2010
  4. Jean de Viguerie, Un village en Quercy, Verlhac-Tescou, Verlhac-Tescou, Ass HIAUDE, , 24-25 p. (ISBN 978-2-9560312-0-8), p. Verlhac, dernier refuge du catharisme persécuté
  5. Bernard Gui, Le livre des sentences de l'inquisiteur Bernard Gui 1308-1323,, CNRS éditions, , p. Vol 1
  6. Jean Duvernoy, Le catharisme, Toulouse, Privat, , 321-322 p., T2
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  9. Tableau des électeurs pour les élections sénatoriales, Préfecture de Tarn-et-Garonne, 16 juillet 2014, [lire en ligne], p. 14.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. Saisimentum comitatus Tholosani. Procès-verbaux de prise de possession du comté de Toulouse en 1271.
  15. Inventaire général du patrimoine culturel, Région Midi-Pyrénées