VeriChip

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VeriChip est une marque de puce électronique de la société Applied Digital, en forme de grain de riz qui peut être insérée sous la peau des êtres humains.

Le composant comporte un numéro d'identification unique à 16 chiffres qui peut être consulté à distance par un lecteur de données spécifique (propriétaire), et servir de moyen d'identification pour d'autres services.

L'implantation se fait sous anesthésie locale.

Applications[modifier | modifier le code]

Les premières applications sont celle d'une authentification rapide.

Cette puce ne permet (dans l'état actuel) que d'emmagasiner un numéro de série de 16 chiffres, un identifiant unique. L'utilité principale est d'utiliser ce numéro pour identifier le porteur sur d'autres systèmes (médicaux, de sécurité, ...) de façon transparente pour lui.

Ce genre de technique est déjà utilisé, par exemple, pour le marquage du cheptel bovin, pour suivre des baleines pendant leurs déplacements, et plus récemment dans des hôpitaux américains.

Dans le cadre de la mise en place de certaines de ces applications, l'entreprise Verichip est associée aux projet de RTLS 2006-2016 (real-time-locating-system) qui vise à suivre informatiquement les RFID, éventuellement même par satellite.

Controverses[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

En effet, certaines organisations de protection de la vie privée se sont manifestées contre les puces VeriChip. Le commentaire de Richard Sullivan, ancien PDG de la société Applied Digital Solutions (A.D.S) fut révélateur : « Les bénéfices à en attendre sont plus importants que les inquiétudes concernant la vie privée[1] ».

Lors d’un échange entre un journaliste de Libération et Amal Graafstra, auteur de RFID Toys: Cool Projects for Home, Office, and Entertainment, qui répond à la question de savoir s’il les RFID représentent un quelconque danger pour la vie privée que cette dernière « est bien plus en danger du simple fait d’utiliser un téléphone, d’envoyer un e-mail ou de visiter un site web», autant d’activités «tracées et enregistrées par un grand nombre d’acteurs[2]». Il est évident que les puces RFID posent des questions d’ordre éthiques, du respect de la vie privée et la sécurité des données personnelles[3].

Copier le VeriChip[modifier | modifier le code]

Basée sur une puce de proximité de fréquence 134 kHz, le VeriChip envoie un signal constant. Ce seul fait entraine que ce signal peut être lu et recréé (procédé dit de Replay Attack). Le numéro de série de 16 chiffres peut donc ainsi être copié[4].

Apport par rapport aux solutions déjà existantes[modifier | modifier le code]

Si les applications animales (des produits similaires au VeriChip) sont relativement bien admises, les applications humaines (VeriChip est un produit qui les cible spécifiquement) font débat :

  • L'identification automatique d'une personne par un badge sans contact existe déjà (par exemple pour l'accès à des sites industriels ou militaires), mais peu d'applications imposent vraiment de lier physiquement l'identification au corps de la personne.
  • Dans le domaine médical, les informations concernant un patient sont traitées avec un œil critique par les équipes médicales. Par exemple, le groupe sanguin est systématiquement testé plutôt que de faire confiance à une information même donnée par le patient lui-même.
  • Une authentification rapide peut être réalisée facilement par d'autres moyens, dont notamment la biométrie.

Nocivité[modifier | modifier le code]

Même si quelques inquiétudes ont été exprimées quant aux risques liés à l'introduction d'un corps étranger dans un corps humain, il semble que ce risque reste très faible étant donné l'expérience médicale acquise dans le domaine des greffes, des stimulateurs cardiaques et des prothèses diverses.

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Plusieurs utilisations de VeriChip ont attiré l'attention des médias, spécialisés ou non :

  • Le Dr. Richard Seelig s'est implanté un VeriChip le . Au cœur d'une campagne médiatique, il a affirmé être ainsi devenu le premier cyborg de l'histoire de l'humanité et s'est fait l'avocat bruyant de ce genre de technologie. On a alors fait remarquer que l'absence de connexion entre le VeriChip et le système nerveux ou les muscles interdisait d'employer le terme de cyborg.
  • La famille Jacobs[5] s'est fait implanter des VeriChip le .
  • Le Baja Beach Club à Barcelone propose l'implantation de la puce comme un moyen élitiste de reconnaissance de ses membres. Celle-ci assure une fonction de porte-monnaie virtuel dans le cadre de cet établissement et y propose des accès dans des salons privilégiés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Contre la Puce RFID sous cutanée », sur Avaaz (consulté le 13 décembre 2016)
  2. « Technologies implantées : comment ça se puce ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 décembre 2016)
  3. Commission de l'éthique de la science et de la technologie, VISER UN JUSTE ÉQUILIBRE : UN REGARD ÉTHIQUE SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE SURVEILLANCE ET DE CONTRÔLE À DES FINS DE SÉCURITÉ, Québec, Québec, , 110 p. (lire en ligne), p. 110
  4. Demo: Cloning a Verichip
  5. VeriChip sous-cutanée implantée - PC INpact