Vendières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Vendieres)

Vendières
Vendières
Vue sur Vendières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Charly-sur-Marne
Maire
Mandat
Christian Verlaguet
2020-2026
Code postal 02540
Code commune 02777
Démographie
Population
municipale
137 hab. (2020 en diminution de 14,91 % par rapport à 2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 18″ nord, 3° 26′ 52″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 209 m
Superficie 12,36 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Essômes-sur-Marne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Vendières
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Vendières
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
Vendières
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Vendières

Vendières est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vendières est située dans le département de l'Aisne, à vol d'oiseau à 78,5 km au sud de la préfecture de Laon[1], et à 19,5 km au sud de la sous-préfecture de Château-Thierry[2]. Elle se trouve à 80,5 km à l'est de Paris[3].

La commune est limitrophe avec le département de Seine-et-Marne et avec cinq communes, L'Épine-aux-Bois (1,5 km), Dhuys-et-Morin-en-Brie (3,1 km), Montdauphin (2,7 km), Viels-Maisons (4,5 km) et Verdelot (5,8 km)[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vendières est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,9 %), prairies (14,9 %), forêts (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %)[10].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Vendières est un village très ancien, appelé Vinderia[11] sous Rome.

Au VIe siècle, il fut donné à Théodoric - fils de Clovis - à Saint Rémi, archevêque de Reims.

Dès 1110, la paroisse de Vendières appartenait aux moines de l'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes de Soissons.

Au XVIe siècle, Nicolas Colbert, le père du ministre des finances et secrétaire d'État, était seigneur de Vendières. La ferme de Courbetin lui appartenait.

En 1783, à l'exception du hameau de Courbetin, toute la paroisse de Vendières appartient au marquis de Courtanvaux, seigneur de Montmirail. Le hameau de Courbetin est sous la seigneurie de M. Chapon.

Le , pendant la bataille de Montmirail, 2 villages de la commune furent l'enjeu de violents combats. En effet, la gauche de l'armée française défendait le « village de Pomesson » tandis que la gauche de l'armée Alliées était au « village de Blessine ». Une division Russe eut quelque succès contre la gauche de l'armée Française, en s'emparant « village de Pomesson », mais le général Ricard reprit définitivement ce village, et les Russes chassés furent obligés de s'enfuir dans la forêt de Nogent[12].

En 1843, c'est le petit-fils de M. Chapon, le comte Auguste de Colbert, qui devient propriétaire de la ferme de Courbetin.

En , durant la guerre franco-allemande, Jules Leroy, instituteur de Vendières est fusillé à Chalons-en-Champagne, par les Prussiens, avec un ouvrier nommé Chéron, accusés d'avoir tous deux secondé la défense nationale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Vendières est membre de la communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Charly-sur-Marne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[13].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Château-Thierry, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[14]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Essômes-sur-Marne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[14], et de la cinquième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[15].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 1953 juin 1995 Jovart Charles   Maire de Vendières (42 années de mandat). Puis,

Maire honoraire de Vendières par arrêté préfectoral de l'Aine en date du 21 septembre 1995.

juin 1995 mars 2001 Robin Francois    
mars 2001 mai 2020 Guy Marion DVD Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17]
mai 2020 En cours
(au 14 juillet 2020)
Christian Verlaguet    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2020, la commune comptait 137 habitants[Note 3], en diminution de 14,91 % par rapport à 2014 (Aisne : −1,93 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457398485362409467441423430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410409401352358366335345319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294275268264271239224222203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
166146128123121123135131150
2014 2019 2020 - - - - - -
161142137------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste et sa poutre de Gloire datée de 1627.
  • Le médaillon de Colbert se situe actuellement dans la salle polyvalente. Il se trouvait dans le pavillon du château de Courbetin.
  • L'ancien presbytère sur cave - XVIIe siècle.
  • La ferme de Courbetin - XVIIe siècle - avec un logis à tourelle carrée et des contreforts.
  • Le pavillon de Colbert - XVIIIe siècle - au hameau de Courbetin : construction sur caves.
  • Les moulins au hameau de Villiers sur l'Eau et l'Oie, dont l'un marchait encore au milieu du XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La pianiste Nadia Tagrine y est inhumée.
  • Le tondeur de moutons Lefèvre Jean-Luc vécu et exerça son activité durant 34 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Vendières" et "Laon" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  2. « Orthodromie entre "Vendières" et "Château-Thierry" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre "Vendières" et "Paris" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. Lion1906, Vendières, consulté le 8 avril 2016 - Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. Histoire de Thionville par GF Teissier
  12. Émile Simond : Historique des nouveaux régiments créés par la loi du page 28
  13. « communauté de communes du Canton de Charly-sur-Marne - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  14. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Vendières », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  16. Préfecture de l'Aisne, consulté le 17 février 2014.
  17. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :