Venceslas Ier de Bohême (roi)

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Venceslas Ier de Bohême
Venceslas Ier
Venceslas Ier
Titre
Roi de Bohême
Couronnement
Prédécesseur Ottokar Ier de Bohême
Successeur Ottokar II de Bohême
Biographie
Dynastie Premyslides
Nom de naissance Václav Přemyslid
Date de naissance
Lieu de naissance Prague
Date de décès
Lieu de décès Prague
Sépulture Cathédrale Saint-Guy de Prague
Père Ottokar Ier de Bohême
Mère Constance de Hongrie
Fratrie Judith, Anne, Premysl Ier de Moravie,Vladislav II de Moravie, Blažena, Anežka (Sainte Agnès de Bohême)
Conjoint Cunégonde de Souabe
Enfant(s) Vladislav III de Moravie, Ottokar II Božena (Béatrix), Anežka (Agnès).
Religion Catholique
Roi de Bohême

Venceslas Ier (ou III) de la dynastie des Přemyslides (en tchèque: Václav I Přemyslid) (120523 septembre 1253), dit le Borgne est élu roi de Bohême en 1226 et couronné en 1228.


Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Venceslas est le fils d'Ottokar I et de Constance de Hongrie et frère de sainte Agnès de Bohême. Il est reconnu comme roi dès 26 aout 1216 par l'empereur Frédéric II et couronné le 6 février 1228 du vivant de son père. Il est alors appelé le « Jeune roi ».

Début de règne[modifier | modifier le code]

Dans ce contexte après la mort de son père en 1230, il n'a aucun mal à établir son autorité en Bohême. En juillet 1231 son envoyer obtient une nouvelle fois confirmation de son titre royal par Frédéric II du Saint-Empire en conflit avec son fils. En 1235 il obtient que son épouse Cunégonde de Souabe cousine germaine de l'empereur, reçoive 10.000 marks d'argent en dédommagement de sa part d'héritage des biens des Hohenstaufen.

La succession d'Autriche[modifier | modifier le code]

Henri le fils ainé de l'Empereur Frédéric II était lassé de son épouse Marguerite d'Autriche son ainée de sept ans dont de plus il n'avait jamais reçu la dot. Par l'intermédiaire du duc Louis Ier de Bavière, marié à Ludmilla de Bohême, une princesse tchèque, il approche Venceslas Ier afin d'envisager une union avec la sœur du roi Agnès de Bohême à qui il avait été fiancé en 1219. En 1231 le jeune prince annonce son intention de répudier son femme et d'épouser la princesse Agnès. L'empereur qui ne veut pas entrer en conflit avec le puissant duc Frédéric II d'Autriche, frère de Marguerite, propose de payer lui-même la dot ! Venceslas Ier cède à la pression impériale et Henri renonce à son projet. Agnès déçue se retire alors du monde et entre en 1233 dans l'ordre de Sainte-Claire [1]

Pour se venger, Frédéric II d'Autriche conclut une alliance avec margrave Premysl Ier de Moravie, le propre frère cadet de Venceslas Ier afin de renverser le roi. Venceslas s'allie avec André II de Hongrie et en 1235 ils ravagent de concert le duché d'Autriche. Par ailleurs l'empereur Frédéric II lassé de l'insubordination permanente de son fils Henri le déshérite et le bannit en 1235[2]. Comme il soupçonnait le duc Frédéric II le Batailleur de connivence avec le rebelle il chargent Venceslas Ier et Othon II de Bavière, le fils de Louis Ier assassiné, d'exécuter la proscription impériale ou Reichsacht de 1236 à l'encontre du duc d'Autriche. Venceslas Ier s'empare de Vienne où l'empereur Frédéric II fait élire son second fils Conrad IV roi des Romains en février 1237[3]

Venceslas Ier combat de 1233 à 1237, son frère Premysl, margrave de Moravie dont la cour est à Olomouc. Le roi lance ses armées à l'assaut de la Moravie et Premysl s'enfuit en Hongrie chez Béla IV avant de se soumettre en 1238. Sa disparition prématuré le 16 octobre 1239 fait disparaitre un facteur de désordre en Bohême. Frédéric II le Batailleur se soumet à l'empereur et accepte en 1239 de donner sa nièce Gertrude de Babenberg comme épouse à Vladislav III de Moravie le fils ainé de Venceslas Ier[4]

En 1241 la région doit faire face à l'invasion des mongols de la Horde d'or du Khan Batou qui viennent de dévaster la Silésie. Ils se retirent devant l'armée de Venceslas Ier positionnée dans les passes qui mènent en Bohême et ravagent la Moravie et l'Autriche avant d'envahir la Hongrie[5]. Le conflit reprend avec l'Autriche mais l'empereur Frédéric II devenu veuf de sa 3e épouse Isabelle d'Angleterre manifeste de l'intérêt pour la riche héritière qu'est Gertrude de Babenberg. Devant cette menace Venceslas Ier se détache du parti impérial et se rapproche du pape Innocent IV et de son « anti roi des Romains » Guillaume de Hollande. Le mariage de Vladislav III de Moravie et de Gertrude de Babenberg et célébré le 1er avril 1246. Frédéric le Batailleur est tué le 15 juin 1246 lors d'un ultime conflit avec les hongrois mais la mort subite de Vladislav le 3 janvier 1247 met un terme brutal aux projet d'expansion tchèque en Autriche [6]

Dernières années[modifier | modifier le code]

En Bohême Venceslas Ier doit de plus faire face à une révolte du parti pro impérial qui élit corégent son second fils et désormais héritier Ottokar. Le roi défait les rebelles à Most en novembre 1248 et reprend Prague en août 1249 et réussit même à capturer son fils avec qui il se réconcilie en novembre 1249 lorsqu'il lui confie le margraviat de Moravie. Après la mort en 1250 de Hermann VI de Bade-Bade le second mari de Gertrude de Babenberg, Venceslas Ier négocie et réussit avec l'appui de l'archevêque de Salzbourg à faire élire son fils Ottokar duc par les États autrichiens le 21 novembre 1251. Pour conforter sa position il marie Ottokar le 11 février 1252 à Marguerite l'épouse abandonnée du défunt Henri II de Souabe désormais âgée de 48 ans ! Cette prise de contrôle du duché d'Autriche suscite les réactions du roi Béla IV de Hongrie qui occupe la Styrie et de Roman de Galicie 3e époux de Gertrude de Babenberg qui dépité de voir la succession d'Autriche lui échapper la répudie en 1253[7]

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1228 Cunégonde, fille de l'empereur Philippe de Souabe, dont il aura cinq enfants[8]:

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francis Dvornik, Les Slaves histoire, civilisation de l'Antiquité aux débuts de l'Époque contemporaine, Éditions du Seuil, Paris, 1970 p. 321-322.
  2. Joseph Calmette Le Reich allemand au Moyen-Âge. Payot Paris 1951, p. 279-280
  3. Francis Dvornik Op.cit p. 323
  4. Jörg K. Hoensch, Histoire de la Bohême, Éditions Payot, Paris, 1995 (ISBN 2-228-88922-9) p. 80-81
  5. Pavel Belina, Petr Cornej et Jiri Pokorny, Histoire des Pays tchèques, Points Histoire U 191, Éditions du Seuil, Paris, 1995 (ISBN 2-02-020810-5) p. 50
  6. Jörg K. Hoensch, Histoire de la Bohême, Op.cit p. 81-82 .
  7. Pavel Belina, Petr Cornej et Jiri Pokorny, Op.citp. 50-51.
  8. (de) Europäische Stammtafeln Vittorio Klostermann, Gmbh, Francfort-sur-le-Main, 2004 (ISBN 3465032926), Die Könige von Böhmen Volume III Tafel 56

Sources[modifier | modifier le code]