Venationes

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Médaillon de bronze représentant un combat entre un homme et un animal sauvage.

Les venationes (de venatio, la chasse en latin) sont un type de spectacle dans les jeux de l'amphithéâtre de la Rome antique. Ils mettent aux prises des animaux sauvages entre eux, ou des animaux et des hommes, ou encore des simulacres de chasse dans un amphithéâtre dont l'arène était occupée par un décor censé rappeler le milieu naturel d'origine des animaux.

Les sources littéraires et iconographiques montrent que ces venationes comprennent non seulement les combats d'animaux mais aussi des jeux, des exhibitions d’animaux apprivoisés et des spectacles acrobatiques[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La mosaïque de la Grande Chasse de la villa romaine du Casale montre plusieurs scènes de capture et transport d'animaux exotiques d'Afrique et d'Asie.

Les venationes apparaissent à Rome au IIe siècle av. J.-C.. La première grande venatio est organisée en 186 av. J.-C. lors du triomphe de Marcus Fulvius Nobilior sur les Étoliens et le roi de Syrie Antiochus III. Elle fait figurer des panthères et des lions. Le succès populaire est tel qu'il inquiète la classe politique et un sénatus-consulte interdit l'importation de fauves, interdiction levée en 170 av. J.-C. L'année suivante, un spectacle est organisé avec 63 panthères, 40 ours et 40 éléphants. Des venationes de plus en plus spectaculaires sont montées, pour gagner les suffrages des spectateurs-électeurs. En 55 av. J.-C., Pompée célèbre l'inauguration de son théâtre avec 410 panthères et 600 lions[2].

Les venationes suscitent un important trafic d'animaux, notamment des bêtes sauvages d'Afrique du Nord (lion, tigre, léopard, buffle, rhinocéros, éléphant) importées à Rome, et font la fortune d'entrepreneurs, tel le dominus (maître) de la villa romaine du Casale[3].

Déroulement et types de venationes[modifier | modifier le code]

Les sodalités africaines étaient chargées d'organiser les venationes.

Les animaux étaient jetés dans l'arène après une longue période passée dans l'obscurité, les bêtes étant parquées quelques jours dans des niveaux souterrains sans nourriture et sans eau, afin de les rendre agressives[4].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Luciana Jacobelli, Gladiators at Pompeii, Getty Publications,‎ 2003, p. 26
  2. Élisabeth Deniaux, Rome, de la Cité-État à l'Empire, Institutions et vie politique, Hachette, 2001, (ISBN 2-01-017028-8), p. 24
  3. François Bertrandy, « Remarques sur le commerce des bêtes sauvages entre l'Afrique du Nord et l'Italie (IIe siècle avant J.-C., IVe siècle ap. J.-C.) », Mélanges de l'Ecole française de Rome, vol. 99, no 1,‎ 1987, p. 211-241
  4. (en) Fabio Bourbon, Ancient Rome: history of a civilization that ruled the world, Barnes & Noble,‎ 2006, p. 72

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]