Velupillai Prabhakaran

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Velupillai Prabhakaran (gauche) avec Kolathur Mani (droite).

Velupillai Prabhakaran (en tamoul : வேலுப்பிள்ளை பிரபாகரன் ; né le 26 novembre 1954 à Valvettithurai et mort le 17 mai 2009[1],[2]) parfois appelé V. Prabhakaran ou Pirabaharan, était le dirigeant des Tigres de libération de l'Eelam tamoul, la principale organisation combattant pour l'indépendance des Tamouls dans la province Nord-Est du Sri Lanka.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Velupillai Prabhakaran est un enfant timide, élevé par des parents hindouistes, qui suivaient l'enseignement de Gandhi et sa doctrine de non-violence. Lecteur des biographies des grands conquérants, il admire Subhash Chandra Bose, un indépendantiste indien qui était partisan de la lutte armée contre le pouvoir colonial anglais et d'une alliance avec le régime nazi d'Allemagne.

Il commence sa première guerre contre le gouvernement srilankais en 1973 en attaquant le commissariat et en faisant exploser une Jeep de l'armée srilankaise. En 1975 il assassine le maire de Jaffna[3].

Chef de guerre[modifier | modifier le code]

Après la création des LTTE (1976), pour la lutte armée en vue de l'indépendance des régions tamoules du Sri Lanka, il élimine les dirigeants des autres groupes tamouls, qu'il estime trop modérés dans cette cause et cherchaient à y parvenir par des moyens pacifiques. Ces derniers travaillaient avec des juristes cingalais à l'élaboration d'une solution constitutionnelle, laquelle aurait tenu compte des aspirations des Tamouls.[réf. souhaitée]

Prabhakaran est un des premiers chefs de guerre à se servir de l'attentat-suicide: sous ses ordres on instruit des jeunes filles à cacher des ceintures d'explosif sous leurs robes[3]. Amateur de films d'action hollywoodiens, ses troupes s'en inspirent pour lancer des attaques, faisant des dégâts colossaux, assassinant de nombreux hommes d'états sri-lankais et mettant en joug de nombreux civils et militaires cingalais[4]. Il prétend aussi se promener avec une capsule de cyanure et planifie des échappatoires en sous-marin[3].

Il fut en guerre pendant un total de 26 années[3]. Sous son commandement, les Tigres contrôleront jusqu'au tiers de l'île[3]. Grâce à un financement reposant sur le racket et l'exploitation des exilés ainsi que le trafic d'armes, il avait créé une ébauche d'armée structurée, avec secteurs aérien et naval[3].

Défaite[modifier | modifier le code]

Sa force militaire fut très entamée quand Karuna, son commandant militaire le plus puissant dans la province orientale de l'île, s'est retourné contre lui[5].

Il est abattu par des militaires Sri Lankais le 18 mai 2009 alors qu'il tentait de s'enfuir de la zone des combats[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sri Lanka: les Tigres tamouls reconnaissent la mort de leur chef suprême, AFP, 24 mai 2009.
  2. (en) Tamil Tigers admit leader is dead, BBC News, 24 mai 2009.
  3. a, b, c, d, e et f (en) The Economist, 23-29 mai 2009, obituary p.84
  4. http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f7acc53c-32a1-11de-a662-b0d706c0b4dc/Prabhakaran_le_dernier_souffle_des_Tigres
  5. La sanglante dérive de Prabhakaran, dirigeant mystique des Tigres; 19 mai 2009
  6. Le chef des Tigres tamouls serait mort

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Raj Mehta, Lost victory : the rise & fall of LTTE supremo, V. Prabhakaran, Pentagon Security International, New Delhi, 431 p. (ISBN 978-81-8274443-1)