Velesmes-Échevanne

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Velesmes-Échevanne
Image illustrative de l'article Velesmes-Échevanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Gray
Intercommunalité Communauté de communes Val de Gray
Maire
Mandat
Daniel Jourdet
2014-2020
Code postal 70100
Code commune 70528
Démographie
Population
municipale
503 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 13″ nord, 5° 42′ 08″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 251 m
Superficie 22,11 km2
Localisation

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Velesmes-Échevanne est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ancier Saint-Broing Rose des vents
Battrans
Cresancey
N Saint-Loup-Nantouard
Villefrancon
O    Velesmes-Échevanne    E
S
Onay Velloreille-lès-Choye

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses sont mentionnées pour expliquer l'origine du nom du village :

  • Vilesma, semble provenir d'un nom celtique avec le préfixe vello (qui vient de beli, et veut dire bon d'après le gallois gwell). Le suffixe sama, serait issu de Belisama (déesse celtique des artistes, protectrice des jeunes filles, de la beauté) assimilée à la déesse romaine Minerve[1].
  • Vel viendrait du celtique signifiant maison et lem signifierait bois[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le site de Velesmes remonterait au néolithique sans qu'aucune trace n'ait été retrouvée. En revanche, les restes d'un cimetière mérovingien près de l'église ont été mis au jour en 1906 (archives SALSA)[Quoi ?]. Le musée de Gray possède dans ses réserves deux scramasaxes[3] provenant de Velesmes.

Moyen Âge

Le territoire de Velesmes était la propriété des comtes de Bourgogne avant de devenir la colonie principale de l'abbaye de Corneux. Le comte Rainaud et son frère Guillaume donnèrent vers 1131 au prieuré de Corneux, des bois, des droits de pêche, de moulin, d'usage et de parcours sur le territoire de Velesmes. En 1153, les seigneurs d'Échevanne y obtiennent des terres. En 1200, le comte Palatin Othon donna à l'abbaye de Corneux l'ensemble des terres de Velesmes. Les comtes de Bourgogne gardèrent cependant la forêt. Le patronage de la paroisse est sous le contrôle de l'abbaye de Corneux.

Le village sera incendié deux fois : en 1347 par les soldats des barons comtois révoltés contre le duc Eudes IV de Bourgogne et en 1363 par les Routiers.

Époque moderne

Un ermitage y a été construit en 1634 par le frère Claude Poncet, bientôt rejoint par deux autres frères. Cet endroit, en lien avec l'abbaye, servira aussi de maladrerie. Il est devenu depuis une maison d'habitation.

En 1693, cependant les frères doivent quitter le village après une requête des habitants auprès de l'intendant. En effet, les villageois se plaignaient des charges occasionnées : les frères ne vivaient que de dons et d'aumônes.

Époque contemporaine

En 1789, Velesmes fait partie du bailliage de Gray. En 1790, le village fait partie du district de Gray et du canton de Sauvigney (la paroisse appartenant au doyenné de Gray). En 1790, un enseignement primaire se développe mais il existait un recteur d'école dès 1737.

L'exploitation d'une carrière de pierres et de minerai de fer fonctionnera jusqu'en 1868. Des cerisiers pour la fabrication du kirsch existeront jusqu'à l'hiver 1879 / 1880. Deux moulins fonctionneront (celui situé près du Theuillot ou moulin Robichon et celui de Saint-Adrien) ainsi que trois huileries.

Les événements des 8, 9 et 10 septembre 1944

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 8 septembre 1944, un convoi sanitaire allemand qui se repliait est attaqué au lieu dit les Moulinots par des avions anglais, un soldat, Wilhelm Groten, est tué et son corps est déposé à Velesmes. Le même jour des FFI de la région de Gray attaquent plus tard une autre partie du convoi militaire près du lieu dit Bellecombe. Il y a plusieurs soldats blessés.

Un sous-officier et aumônier allemand Heinrich Niewind s'arrête au village et rencontre le maire Jules Jarrot puis l'abbé Noël pour demander que le soldat tué soit enterré avec le rituel catholique. Le cercueil est réalisé par Lucien Rousset et Henri Boyer. Le samedi 9 septembre, l'enterrement va avoir lieu. Cependant un commando de la Feldgendarmerie venu de Gray arrive au village afin de le brûler en représailles.

L'abbé Niewind s'interpose en expliquant à l'officier allemand que les habitants de Velesmes n'ont pas réalisé l'embuscade et qu'ils vont enterrer le corps du soldat dignement. L'officier convaincu donne l'ordre à son convoi de faire demi-tour[4].

Les 10 et 11 septembre, les troupes américaines libéreront la région de Gray.

Plus tard en 1965, grâce à l'abbé Marcel Remillet, le prêtre allemand sera retrouvé et une cérémonie du souvenir aura lieu à Velesmes, avec la bénédiction d'une cloche de la paix.

Un jumelage sera établi ensuite entre Velesmes et Olfen en Allemagne (ville de résidence d'Heinrich Niewind)[5].

La fusion de 1973

Velesme et Échevanne, qui ne comptait plus en 1968 que 26 habitant[6] fusionnent en 1973 pour former la commune actuelle de Velesmes-Échevanne[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Gray (dont la composition a été modifiée dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, passant de 21 à 24 communes).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2013, la commune n'était membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre.

L'article 35 de la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010[8] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyait d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants.

Dans ce cadre, le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) approuvé par le préfet de Haute-Saône le [9] a prévu l'intégration de la commune à l'intercommunalité constituée par la fusion de la petite communauté de communes du Pays d'Autrey avec l'ancienne communauté de communes du Pays de Gray.

La commune est donc membre depuis le de la nouvelle communauté de communes Val de Gray[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Jean-Marie Renevret    
avril 2014[11] en cours
(au 13 juin 2016)
Daniel Jourdet   Artisan

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 503 habitants, en diminution de -1,76 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
746 235 771 774 807 855 830 881 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
799 760 805 726 656 622 584 557 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504 509 507 478 452 400 374 385 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
380 371 418 401 450 444 448 512 503
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

D'après le recensements nominatifs de 1657, après la guerre de Dix Ans, l'épisode comtois de la Guerre de Trente Ans, la population du village était que de 196 personnes (46 ménages)[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Deux très belles fontaines-lavoirs dont une construite en 1864 par l'architecte Christophe Colard.
  • L'église Saint-Mamès avec un clocher du XVIIe siècle et la base du XIIIe. Le reste du bâtiment a été reconstruit au XIXe siècle entre 1822 et 1860. Située dans le diocèse de Besançon, elle est desservie par l'unité pastorale de Gray. Le curé est M. l'abbé Laurent Bretillot.
  • Le Conservatoire du machinisme agricole et des métiers d’autrefois, ouvert en juin 2005, présente sur 1 300 m2 dans le village de Velesmes au 15, rue de l’Hermitage, des machines agricoles, vélos, motos, véhicules en tous genres et outils utilisés jadis dans les campagnes : tracteurs dont le plus ancien est un Derring de 1928, charrues, faneuses, faucheuses[16]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Guyot (1767-1807) général de brigade, né le 1er mai 1767 à Mantoche. Il passa une partie de sa jeunesse à Velesmes où ses parents s’étaient installés. Général des armées napoléoniennes, il meurt le 8 juin 1807 lors d'une charge de cavalerie à Kleinenfel en Prusse-Orientale. Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris[17].
  • Jean-Claude Baussain (1771-1811) né à Velesmes, volontaire, élu sergent au bataillon de Gray en 1791, lieutenant en 1792. Il effectue en 1792 et 1793 les campagnes de l'armée du Rhin. Puis en 1803 il prend le commandement d'une compagnie. Il est nommé ensuite chef de bataillon au 59e régiment d'infanterie en décembre 1805 pendant la campagne d'Autriche. En 1807, il est colonel du 43e régiment d'infanterie après la bataille d'Eylau. Il fut promu officier de la Légion d'honneur par Napoléon le 5 août 1808[18]. Il meurt devant Ronda pendant la campagne d'Espagne en 1811[19].
  • Maurice Drouot (1876-1959) Avocat et député. Il fait partie des Républicains de gauche sous la Troisième République avant la Deuxième Guerre mondiale puis après 1945 du Rassemblement des gauches républicaines.
  • Pierre Garbay (1903-1980) (général d'armée en 1959). Il joue un rôle actif en 1940 dans le ralliement du Tchad à la France Libre. Engagé dans les FFL, en 1944 il emmène la 1re DFL à la victoire dans les Alpes-Maritimes. Il poursuit sa carrière militaire après la Deuxième Guerre mondiale, à Madagascar, à Dakar et en Tunisie. Il est inhumé au cimetière de Velesmes.
  • Raymond Rousset (1920-1951) : Il est issu d'une famille d'artisans de Velesmes. Après avoir effectué ses études au collège de Gy puis à l'école normale de Vesoul (70), il devient instituteur. Il occupe notamment un poste à Cugney. En 1943 il devient moniteur d'éducation physique au lycée Gérôme de Vesoul, l'année où est promulguée la loi sur le STO. Il rejoint alors la Résistance (1943-1944) et intègre le maquis de Cugney (dépendant du mouvement Défense de la France). Il prend part à différentes actions menées dans la région de Gray, notamment celles qui étaient liées pour tous les maquis de France au débarquement en Normandie en juin 1944. Il quitte le statut de FFI à l'automne 1944 et s'engage dans l'armée de Lattre pour terminer la Deuxième Guerre mondiale en tant que soldat de l'armée française (campagne d'Alsace et du Rhin). Après la guerre, il effectue des études à l'École militaire de Coëtquidan pour devenir officier. Nommé lieutenant (régiment du train) il réside à Tours avec son épouse (1947-1950), il part pour l'Indochine en décembre 1950, il travaille au commandement du train à Saïgon puis à Cap Saint-Jacques. Il meurt en avril 1951 à Cap Saint-Jacques d'un problème cardiaque survenu rapidement. Il est inhumé dans le cimetière de Velesmes[réf. nécessaire].
  • Marcel Remillet (1912-1993). Prêtre du village dès la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, il le restera pendant une cinquantaine d'années. Après sa scolarité à Gray, il est ordonné prêtre en 1937 à Besançon. Il est nommé vicaire à Gray puis curé à Rigny. Il contribuera au développement des kermesses et de l'activité théâtrale avec les jeunes de la commune. Pendant de nombreuses années, avec l'argent des pièces de théâtre, il organisera des voyages à travers l'Europe. Il sera aussi à l'origine de la rénovation de trois églises (celles de Velesmes, Saint-Loup et Saint-Broing). Il créera la salle d'activité théâtrale ainsi que le club du troisième âge. L'abbé Remillet était un humaniste, une personne qui n'hésitait pas à développer une grande solidarité avec les plus démunis. Il retrouvera le prêtre allemand Heinrich Niewind qui a permis de sauver Velesmes des représailles en 1944. Il sera à l'initiative de cérémonies du souvenir ainsi que du jumelage entre Velesmes et Olfen. Décédé en 1993, il est inhumé dans le cimetière de Cresancey[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Émission France bleue Franche-Comté 18 mars 2006 et Dictionnaire des communes de Haute-Saône)
  2. La Presse Grayloise[réf. incomplète]
  3. André Thévenin, Les Cimetières mérovingiens de la Haute-Saône, Annales littéraires de l'université de Besançon, Paris, 1968
  4. « Devoir de mémoire - Velesmes accueille samedi une délégation allemande pour commémorer l’événement : Il y a 70 ans, Velesmes était sauvé », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  5. a et b « Une délégation s’est rendue à Olfen », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Échevanne », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 août 2016)
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  9. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011 portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 23 juillet 2016), p. 4.
  10. « CC Val de Gray (N° SIREN : 200036549) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 15 septembre 2016).
  11. « Daniel Jourdet à la mairie », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Après la non représentation du maire sortant, Jean-Marie Renevret, au 2e tour des élections et la défection de quelques anciens conseillés, la donne des votes a changé. Vendredi soir, les quelque 15 nouveaux conseillers municipaux ont élu leur maire, Daniel Jourdet, artisan. »
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. La population de la Franche-Comté au lendemain de la guerre de Dix Ans ... de François Lassus, Université de Franche-Comté Institut d'études comtoises et jurassiennes - 1995 - 512 pages
  16. « Le musée agricole est ouvert », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  17. Philippe Arnould, Histoire d'un héros franc-comtois : le général de cavalerie Étienne Guyot, 1766-1807, Teissèdre, 2000
  18. « Jean-Claude Baussain », base Léonore, ministère français de la Culture
  19. Robert Monnet, Avec les volontaires du 1er bataillon de la Haute-Saône, dit Bataillon de Gray, 1791-1815, Gray, éditions la Presse de Gray, , 237 p..