Veaugues

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Veaugues
Image illustrative de l'article Veaugues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Sancerre
Intercommunalité Communauté de communes Pays Fort Sancerrois Val de Loire
Maire
Mandat
Sophie Chestier
2014-2020
Code postal 18300
Code commune 18272
Démographie
Population
municipale
697 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 29″ nord, 2° 45′ 31″ est
Altitude Min. 180 m – Max. 346 m
Superficie 27,92 km2
Localisation

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Veaugues

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Veaugues

Veaugues est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Veaugues se situe au carrefour de trois régions naturelles : le Sancerrois et ses vignobles au nord-est ; la Champagne berrichonne, pays de grandes cultures, au sud ; enfin le Pays-Fort, alternance de bois et de cultures, au nord-ouest.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuvy-Deux-Clochers Crézancy-en-Sancerre Bué
Vinon
Rose des vents
Humbligny N Gardefort
O    Veaugues    E
S
Montigny Jalognes

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le ruisseau de Planche-Godard, qui a ses sources dans les vallons de Sarry et Villedonné (commune de Neuvy-Deux-Clochers), et se jette dans la Vauvise à Saint-Bouize en compagnie du Boisseau.

Le sous-sol, essentiellement calcaire, est constitué de terrains datant du Jurassique supérieur. De nombreuses carrières souterraines de calcaire crayeux ont été exploitées jusque vers 1920 ; elles fournissaient des quartiers d’une pierre de qualité moyenne, souvent gélive, mais d’une extraction facile, très utilisée dans tout le Sancerrois.

La partie ouest de la commune est essentiellement occupée par un grand massif boisé qui se prolonge sur Montigny. Ces bois, en grande partie communaux, offrent une grande diversité d’espèces ligneuses, et notamment un alisier hybride, croisement naturel et fertile de l’alisier blanc et de l’alisier torminal. Cette richesse naturelle a valu à certaines parcelles d’être classées zones Natura 2000 au titre du plan local d'urbanisme de 2010, leur conférant ainsi en principe un statut de protection renforcée. Certaines parcelles ont été plantées en résineux (pin noir d'Autriche) dès la fin du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces d’occupation à Veaugues remontent à l’époque gallo-romaine, avec la voie Bourges-Auxerre qui la borde sur sa partie Sud-Est sur plus de deux kilomètres. Cette voie, surnommée « Voie Jacques Cœur », peut-être parce que les marchands travaillant pour le célèbre Grand Argentier de Charles VII l’ont utilisée au XVe siècle, est encore bien visible, soit comme un chemin de terre, soit en tant que levée dans les champs. Un aqueduc gallo-romain longe la route venant de Neuvy, et termine sa course dans cette zone, sans qu’on sache ce qu’il desservait (villa ?).

Près de la route départementale 59, juste avant d’arriver à la limite avec la commune de Montigny, se trouvent les traces d’une enceinte castrale, appelée le Chétif-Château ou le Château de Faye. Elle consiste en un fossé circulaire délimitant une plateforme intérieure d’une cinquantaine de mètres de diamètre, probablement le siège d’une ancienne Seigneurie entre les Xe et XIVe siècles. Un acte notarié du 18 juin 1653 mentionne, en qualité d'acheteur d'une parcelle de terre, un "Honnorable homme Mr Jacques Grangier Sieur de La Faix", demeurant au bourg de Montigny". Il se pourrait donc que ce titre ait pour origine le sus-mentionné Château de Faye.

Le point le plus bas du village, actuellement occupé par un établissement pour personnes handicapées, est probablement l’ancien siège de la Seigneurie de Veaugues. Sur le plan cadastral de 1823 se voient encore des fossés et une tour ou pigeonnier.

Dans son testament, signé aux Porteaux le 16 octobre 1715, Antoine de Saugnac de la Garde, Seigneur des Porteaux et de Veaugues, demanda à être inhumé dans la paroisse du lieu de son décès et laissa une somme de 40 livres à distribuer, en argent ou en blé, aux vieillards, aux veuves et aux orphelins les plus nécessiteux de cette paroisse. Il exprima le désir que son château des Porteaux ou celui de Veaugues fût converti en hôpital pour les pauvres : malades, vieillards, veuves et orphelins des paroisses de Veaugues et de Crésancy. Une personne pieuse, consacrée à Dieu, et que désignerait l'archevêque de Bourges, serait chargée d'installer des sœurs grises dans l'hospice. (Jean Néraud dans son Histoire des Porteaux).

L'hôpital fut finalement aménagé dans son château de Veaugues, et cet établissement fut doté de biens de rapport, notamment de bois. Antoine de Saugnac était un visionnaire, puisqu'il mourut peut-être assassiné, dès 1716.

En 1788, le "château", dont nous ne savons rien de la disposition, est démoli et remplacé par le bâtiment que nous voyons aujourd'hui. À l'époque géré par des religieuses, il sera plus tard connu sous les noms d’aérium, puis de préventorium, avant d’accueillir des colonies de vacances, puis enfin personnes handicapées.

Un incendie ayant ravagé le bas du bourg en 1829, il ne reste aucun bâtiment antérieur à cette époque, ou alors très profondément remaniés. Une demeure du centre-bourg présente des linteaux anciens à traces de meneaux, mais il semble qu’ils soient utilisés en réemploi.

C’est avec l’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle que Veaugues connaîtra une expansion rapide qui lui donnera son visage actuel. La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P-O) ouvrira le 18 décembre 1893 sa ligne de Bourges à Cosne, maillon d’un itinéraire stratégique destiné à relier les arsenaux du Sud-Ouest aux lignes de front de l’Est (L’Alsace et une partie de la Lorraine sont alors allemandes).

En 1906-1907 sera ouverte la ligne à voie métrique Argent-La Guerche, exploitée par la Société générale des chemins de fer économiques (S-E). Cette dernière construira à Veaugues des ateliers d’entretien qui, avec le personnel de route des deux compagnies, feront vivre jusqu’à 40 familles durant l’entre-deux guerres.

Dès 1890 se construisent de nombreuses maisons neuves le long de l’avenue de la Gare, alors que beaucoup d’autres, au centre-bourg, sont totalement reconstruites durant le 1er quart du XXe siècle.

Comme en beaucoup d’endroits, le chemin de fer s’effacera devant la route : la ligne du « tacot » (S-E) fermera en 1948, et la « grande ligne » en 1966 ; un service de marchandises subsistera cependant entre Veaugues et Bourges jusqu’en 1987.

La place de Veaugues, depuis la reconstruction de l’église en 1891, connaîtra une suite de réaménagements successifs, qu’on peut suivre au travers des générations de cartes postales qui furent éditées jusque dans les années 1970. Sa configuration actuelle date de 2009.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Sophie Chestier DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 697 habitants, en augmentation de 6,57 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
831 825 774 907 1 002 989 969 994 1 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 054 1 080 1 050 1 076 1 106 1 121 1 111 1 447 1 067
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 002 1 018 1 080 1 011 939 1 026 1 028 945 813
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
679 610 631 603 564 610 660 681 697
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aignan

L'église de Veaugues.

L’église actuelle date de 1891, et a été entièrement rebâtie plus au sud de l’ancienne. Contrairement à la tradition qui veut que le chœur des églises soit orienté vers Jérusalem, d’où un axe est-ouest de la nef, l’église Saint-Aignan de Veaugues est orientée approximativement nord-sud. Elle occupe l’emplacement de l’ancien cimetière qui entourait l’église d’origine romane, plusieurs fois remaniée et démolie pour cause de vétusté en 1888.

De l’ancienne église subsistent deux bénitiers de fonte datant d’environ 1500, dont l’un semble porter les armoiries de la famille de La Porte, seigneurs de Veaugues, et qui ont peut-être été fabriqués aux forges de la Motte-Cochon (Lugny-Champagne). Dans le chœur de l’église actuelle, on peut également voir une statue de la Vierge posée sur une colonne à chapiteau provenant de l’ancienne église.

Colonne et chapiteau provenant de l'ancienne église de Veaugues.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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