Vaugrigneuse

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Vaugrigneuse
Vaugrigneuse
L’hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Dourdan
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Limours
Maire
Mandat
Marcel Bayen (DVD)
2014-2020
Code postal 91640
Code commune 91634
Démographie
Gentilé Valgrigniens
Population
municipale
1 275 hab. (2015 en augmentation de 0,47 % par rapport à 2010)
Densité 210 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 09″ nord, 2° 07′ 15″ est
Altitude Min. 70 m
Max. 129 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-vaugrigneuse.fr

Vaugrigneuse[1] (prononcé [voɡʁiɲøz] Écouter) est une commune française située à trente-trois kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Valgrigniens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Vaugrigneuse en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 10,7 % 65,79
Espace urbain non construit 6,0 % 36,70
Espace rural 83,4 % 513,47
Source : Iaurif[3]

Vaugrigneuse est située à trente-trois kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[4], point zéro des routes de France, vingt-quatre kilomètres au sud-ouest d'Évry[5], quinze kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[6], dix kilomètres au nord-ouest d'Arpajon[7], douze kilomètres au nord-est de Dourdan[8], douze kilomètres au sud-ouest de Montlhéry[9], dix-neuf kilomètres au nord-ouest d'Étampes[10], vingt-six kilomètres à l'est de Corbeil-Essonnes[11], trente-quatre kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[12].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Prédecelle.

La commune est arrosée par la Prédecelle, ruisseau de 19,1 km affluent de la Rémarde. La commune compte également quelques mares et étangs dans le Bois des Nots. Au nord du hameau la Fontaines aux Cossons se trouve un étang un peu plus grand, la Mare aux Chevaux.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Forges-les-Bains Briis-sous-Forges Briis-sous-Forges Rose des vents
Forges-les-Bains N Courson-Monteloup
O    Vaugrigneuse    E
S
Angervilliers Le Val-Saint-Germain Saint-Maurice-Montcouronne

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Vaugrigneuse est située en Île-de-France et bénéficie d'un climat océanique dégradé, caractérisé par des hivers frais, des étés doux et des précipitations également réparties sur l'année. Les températures moyennes relevées à la station départementale de Brétigny-sur-Orge s'élèvent à 10,8 °C avec des moyennes maximales et minimales de 15,2 °C et 6,4 °C. Les températures réelles maximales et minimales relevées sont de 24,5 °C en juillet et 0,7 °C en janvier, avec des records établis à 38,2 °C le et −19,6 °C le . La situation en grande banlieue de la commune entraîne une moindre densité urbaine et une différence négative de un à deux degrés Celsius avec Paris. De même, la présence de rivières et de champs cause la formation de brumes et brouillards qui grèvent l'ensoleillement, établi à 1 798 heures annuellement, soit cinquante de moins que la capitale. Avec 598,3 millimètres de précipitations cumulées sur l'année et une répartition approximative de cinquante millimètres par mois, la commune est arrosée dans les mêmes proportions que les autres régions du nord de la Loire.

Données climatiques à Vaugrigneuse.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[13],[14].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 06 de la société de transport Transdev Rambouillet. Une ligne de bus de la société Savac passent également à Vaugrigneuse : la 39-05 A de Briis-sous-Forges à Angervilliers[15].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Deux hameaux sont implantés en dehors du village : la Fontaine aux Chevaux, au sud de la commune, et Machery, à l'ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Vallegrunuita en 1118[16] et Vallis grignosa en 1274, Villa grignosa au XVe siècle, Vallis grainosa, vallis graniosa[17].

La commune fut créée en 1793 sous son nom actuel, le Bulletin des lois de 1801 introduisit l'orthographe alternative de Vaugrigneux[18]

Grigneux, grigneuse signifie « triste » en ancien français. Dans le cas présent il est au féminin, car val, Vau- « vallée » pouvait être aussi bien féminin que masculin (comme aujourd'hui) en ancien français (cf. Laval). Marianne Mulon y voit une « vallée où le terrain est inégal, fait de rides »[19], contrairement aux autres toponymistes.

Même élément dans Grigneuseville (Seine-Maritime, Greinosavilla en 1164).

Histoire[modifier | modifier le code]

Vaugrigneuse : La vallée aux grains[modifier | modifier le code]

La vallée aux grainsEn 1757, l’Abbé Lebeuf, de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, publia « Histoire du Diocèse de Paris », ouvrage fort documenté dans lequel une dizaine de pages sont consacrées à Vaugrigneuse.

On y trouve notamment une étude détaillée sur l’origine du nom de notre village.

Les textes les plus anciens où le village est cité remontent à la fin du règne de Louis VI  le Gros  (1081 – 1137). Le nom du village apparaît sous sa forme latine « Vallis Grinosa » ou Vallis Griniosa », c'est-à-dire la vallée « aux grains »  ainsi nommée selon l’Abbé Lebeuf en raison des « grains » qu’on y récoltait assez abondamment, la terre étant en labourages sans aucune vigne.

Les Seigneurs de Vaugrigneuse[modifier | modifier le code]

Les croisadesLes seigneurs de Vaugrigneuse apparaissent dans les textes dès le XIIe siècle :

Le cartulaire du Prieuré de Longpont de 1118 mentionne la présence du seigneur Burchard de Vaugrigneuse aux funérailles de Milon de Bray, seigneur de Montlhéry assassiné par Hugues de Crécy, seigneur de Gometz-Le-Châtel. À cette époque, un château fort entouré de fossés existe dans le fief. Les seigneurs de Vaugrigneuse, hommes liges du roi, sont tenus d'assurer la garde au château de Montlhéry quarante jours par an.

En 1188 Guy de Vaugrigneuse se joignit à la troisième croisade. Plus tard, Philippe Auguste lui confia la garde du château de Gisors, repris à Richard d’Angleterre.

Il l’occupait en 1194, quand le Roi Richard songeait encore à en faire le siège.

Jusqu'en 1395, le château fort de Vaugrigneuse et les terres appartiennent à la famille de Vaugrigneuse.

À la fin du XIVe siècle, le fief passe aux mains des seigneurs de Briis-sous-Forges, Jacques de Montmort, puis Denis Dumoulin, évêque de Paris, et son frère Pierre Dumoulin, archevêque de Toulouse.

Durant la guerre de Cent Ans, Jean sans Peur s'empare du château de Montlhéry, et de nombreux autres dans les environs, et établit une garnison qui dévaste la région. La forteresse de Vaugrigneuse est probablement détruite à cette époque.

Jehan Héroard Seigneur de Vaugrigneuse et Médecin Royal[modifier | modifier le code]

Jehan HeroardEn 1554, la seigneurie devient la propriété de Guillaume Duval, trésorier de la généralité de Tours, qui la transmet à son gendre, Jehan Héroard, conseiller du roi, médecin de Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII.

Jehan Héroard fait construire le château actuel, bâtir la chapelle nord de l'église, et obtient en 1618 que la paroisse de Vaugrigneuse soit détachée de celle de Briis-sous-Forges, à laquelle elle est alors réunie depuis plus de 150 ans.

En 1624, Louis XIII lui accorde les droits de haute, moyenne et basse justice sur ses terres de Vaugrigneuse, qui échappent ainsi à la dépendance de la seigneurie de Briis.

Jean Héroard meurt pendant le siège de La Rochelle en 1628, à l'âge de 67 ans.

Son tombeau se trouve dans la chapelle nord de l’église Ste Marie-Madeleine. Une plaque de marbre y fut apposée par Anne Duval son épouse :

«  Messire Jehan Herouard vivant Seigneur de Vaugrigneuse, de l’Orme le Gras & de « Launoy-Courçon, Conseiller du Roy en ses Conseils, Secrétaire de Sa Majesté, « Maison et Couronne de France & de ses Finances, & son premier Médecin ; lequel « a servi les Roi Charles IX, Henri III  & Henri IV eu qualité de Médecin ordinaire,

« & Louis XIII à présent heureusement regnant en qualité de premier Médecin depuis « sa naissance, & l’espace de vingt-sept ans témoigné une affection sans exemple « envers sa Majesté, au service de laquelle il décéda à Aytré au camp devant la « Rochelle le dixième jour de Février 1628 en l’an soixante septième de son âge ; par « son testament a voulu être inhumé dans sa Chapelle qu’il a fait bâtir en cette « Eglise, laquelle il a fait rétablir en Paroisse qui avoit été unie avec la Paroisse de « Briis plus de cent cinquante ans auparavant, & a voulu être le Fondateur de la « Paroisse de Vaugrigneuse.

« Priez Dieu pour lui.

Dans son journal « Le Mousquetaire » du lundi 30 avril 1855, Alexandre Dumas fait l’éloge de Jehan Hérouard  pour avoir consacré vingt trois ou vingt quatre années de sa vie au travail ingrat que représentait l’écriture du journal de toutes les actions et de la santé de Louis, Dauphin de France puis Roi sous le nom de Louis XIII.

Sous le titre de « Ludovicotrophie » ce journal représentait six volumes manuscrits en format in-folio.

L’église de Vaugrigneuse  rétablie en paroisse : Le premier baptême acté dans les registres paroissiaux de Vaugrigneuse[modifier | modifier le code]

« Premièrement

«  Le dit jour quinze Aoûst au dit an 1618 fut par moi André Sageon curé du dit lieu, « Baptisé dans la dite église Hédouard Roussiau fils de Georges Roussiau et de « Claudine Michaux, Son parrain fut Hedouard Heroard, sa marraine fut Dame Anne « du Val, dame dudit Vaugrigneuse.

L'église de VaugrigneusePlusieurs annotations ont été portées sur cette première page du registre des naissances par Claude Narbonne, curé de Vaugrigneuse de 1668 jusqu’à sa mort le 25 décembre 1697.

A la suite de l’acte de baptême il a rajouté :

« On m’a dit que l’enfant était âgé de six mois lorsqu’il a été baptisé »

Avant la révolution de 1789 et la création des communes, un enfant était baptisé le jour même de sa naissance au plus tard le lendemain. L’acte de baptême avait ainsi valeur d’acte de naissance.

C'est par l'ordonnance de Villers-Cotterêts (août 1539) que le pouvoir royal a commencé à s'intéresser à la tenue des registres paroissiaux (utilisation de la langue française et non les langues régionales pour rédiger les actes). Cependant, le texte fondamental est l'ordonnance civile donnée par Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye en avril 1667, communément appelée "Code Louis". Cette ordonnance apporte des précisions sur la tenue des registres paroissiaux (registres dressés en double exemplaire, dont un doit être déposé au greffe du juge royal).

Sous le titre du Registre, à la suite de la date  « quinze jour d’Aoûst mil six cent dix huit » Il est rajouté « C’est l’année que l’Eglise de Vaugrigneuse a été rétablie en paroisse » (Cela peut expliquer la date tardive du baptême de Hedouard Roussiau)

En marge de cette première page de 1618, Claude Narbonne rédige l’acte de baptême daté  du 15 mai 1676, d’une nouvelle cloche pour l’église :

« Le dimanche 15 de may mil six cent soixante seize après vêpres, la grosse cloche « de Vaugrigneuse qui a pour date 1675 et pour dicton « Soli deo honor et gloria » « fut beniste par moy curé soussigné.

« Madame de Candé, dame du dit lieu luy a donné nom « Marie Madeleine ». Elle « pèse cent vingt trois livres et a été changée contre une autre cassée pesant 117. « Elle a couté six sous pour livre de charge et en tout avec le bâti en bois quarante « quatre livres et deux sous. »

« C.Narbonne

Un village essentiellement agricole[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, différents propriétaires se succèdent dans le château de Vaugrigneuse, puis les possessions de l'église et le château sont vendus comme biens nationaux. Le citoyen Bouillette, premier maire de la commune, achète le domaine, qu'il revend quelques années plus tard au vicomte de Vernaux.

Soixante treize foyers vivaient en 1709 à Vaugrigneuse et les hameaux de Machery, Le Chatenier (sic) et La Fontaine aux Cochons (sic). En 1745 leur nombre n’était encore que de soixante dix neuf.

En 1726, selon le Dictionnaire Universel de la France,  le village abritait 358 habitants.

Au XIXe siècle, une mairie-école et plusieurs lavoirs furent construits. L'essentiel de l'activité des habitants est tournée vers l'agriculture et, à la fin du XXe siècle, Vaugrigneuse est encore entouré d'exploitations agricoles.

Fait divers tragique : L’assassinat de Nicolas Marot Curé de Vaugrigneuse[modifier | modifier le code]

L'assassinat de Nicolas MarotCet infortuné curé, au bout de trente huit ans de cure, et sur le seul soupçon qu’il pouvait bien, pendant une si longue suite d’années, avoir amassé quelque argent, eut le malheur, la nuit du 3 au 4 juin 1757, d’être attaqué par une compagnie de neuf brigands, dont une partie le brûlait à petit feu, tandis que l’autre le volait du peu d’argenterie qu’il possédait, et d’une cinquantaine d’écus en argent qu’il pouvait avoir. L’emplacement du  presbytère éloigné des maisons et masqué par l’église, fit que les plus proches voisins ne purent ni rien voir ni rien entendre de ce qui se passait.

A la suite de ce tragique événement, la plus petite des cloches de l’église fut installée au presbytère pour permettre au curé de donner l’alarme.

L’école à Vaugrigneuse[modifier | modifier le code]

Un mémoire de 1681 relatif à un procès sur l’acquisition du Château de Vaugrigneuse, fait allusion à une maison dite de « l’ancienne école » ce qui montre qu’un enseignement était délivré dès le XVIIe siècle, dans notre village. D’autres sources laissent à penser que cette école se trouvait à « Lafontaine aux colchons ».(sic)

Il est vrai que sous l’Ancien Régime existaient de « petites écoles » destinées à donner une instruction de base aux enfants (lire, écrire, compter). Le pouvoir royal encourageait ces écoles, mais sans s'impliquer, ni pour l'organisation, ni pour le financement. Les petites écoles étaient donc sous la dépendance des évêques et des communautés locales. Le financement venait uniquement des familles et elles étaient généralement réservées aux garçons.  

Si l’on n’a pas trouvé précisément où se trouvait cette « ancienne école », on sait parfaitement que la « nouvelle » fonctionna dès le début du XVIIIe siècle, ce qui est assez remarquable si l’on sait qu’un siècle plus tard, plus de la moitié des communes de France ne possédaient pas encore d’école. Elle se situait  au nord de l’église et  attenante à celle-ci. L’école publique, établie après la révolution, restera d’ailleurs à cet emplacement jusqu’à la construction en 1906-1907 de la mairie et de l’école actuelle.

L’école paroissiale et son jardin étaient propriété de la « fabrique » (*) qui payait le maître d’école, non seulement pour faire la classe mais également pour chanter à l’église, et même accompagner le curé lorsqu’il portait les derniers sacrements aux malades !

C’est Valentin Delic, curé de la paroisse de 1757 à 1796, qui en 1761 fit construire de ses deniers la « maison d’école » où logeait le maître.

L’école n’avait qu’un rez-de-chaussée. Le 1er étage n’existait qu’en partie et servit plus tard de salle de mairie. En 1860 le fournil bordant la route fut démoli pour permettre l’agrandissement du 1er étage sur toute la longueur de la maison et y loger l’instituteur.

En 1872 on décida d’assainir la salle de classe en y perçant deux ouvertures. L’ancienne sacristie fut  également démolie pour ouvrir un passage qui permettra deux ans plus tard aux enfants d’accéder à une cour de récréation établie sur l’emplacement de l’ancien cimetière « avec, au fond, des cabinets d’aisance bien disposés ».

La salle de classe mesurait 35 mètres carrés; ses murs étaient garnis de trois tableaux noirs, de cartes de géographie, d’un compendium métrique et d’une pendule. Cinq tables bancs permettaient d’accueillir 26 élèves ce qui était suffisant, car depuis 1861 les filles étaient scolarisées dans une école religieuse créée à Vaugrigneuse par Madame de Lihus.  

(*) Chargée d’assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction et l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse

Vaugrigneuse et la France Libre[modifier | modifier le code]

La plaque en mémoire des époux Rivat Claude Rivat (1895 –1966) et son épouse Thérèse (1895 – 1982) étaient membres du réseau Brutus-Boyer dont l’activité consistait à établir et à transmettre à Londres des plans des installations allemandes.

Le 19 février 1944, suite à une dénonciation qui fit tomber aux mains de la Gestapo plusieurs membres du réseau, ils furent arrêtés chez eux à Machery avec l’agent de liaison Ernest Delapart, dit Émile.

Thérèse Rivat n’eut que le temps de cacher le courrier pour Londres dans une table de jeu à double fond.

Thérèse fut conduite au fort de Romainville puis à la prison de Fresnes avant d’être déportée à Ravensbrück le 13 mai 1944 sous le matricule 38986. Elle y rencontra Geneviève de Gaulle, nièce du général. Rapatriée par les autorités suisses à sa libération, elle ne pesait plus que 30 kilos.

Claude, après avoir transité par Compiègne fut déporté à Mauthausen avec le matricule 63070. Libéré le 6 mai 1945 par l’armée américaine il fut rapatrié le 24 mai 1945.

Héros de la Résistance Claude et Thérèse Rivat ont été décorés de la Légion d’Honneur.

Une plaque fut apposée par la Mairie sur leur maison le 15 mars 1969. Une autre plaque fut posée sur le lavoir de Machery le 23 octobre 1999, à l’initiative du Souvenir Français.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2015, la commune comptait 1 275 habitants[Note 1], en augmentation de 0,47 % par rapport à 2010 (Essonne : +5,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
463454413453428432435427418
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
389385375420385381375373370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
391393393296291316264280269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2813385087009031 0841 1801 2691 275
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Vaugrigneuse en 2009 en pourcentages[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,9 
4,4 
75 à 89 ans
7,7 
14,5 
60 à 74 ans
11,1 
23,7 
45 à 59 ans
20,7 
19,4 
30 à 44 ans
21,3 
17,8 
15 à 29 ans
16,0 
19,9 
0 à 14 ans
21,3 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[24].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Vaugrigneuse est rattachée au canton de Dourdan, représenté par les conseillers départementaux Dany Boyer (DVD) et Dominique Écharoux (UMP), à l'arrondissement de Palaiseau et à la quatrième circonscription de l'Essonne, représentée par la députée Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP).

L'Insee attribue à la commune le code 91 3 13 634[25]. La commune de Vaugrigneuse est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 341. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[27].
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Marcel Bayen DVD Professeur[28]
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de Vaugrigneuse sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l'école maternelle Daniel Balavoine et de l'école élémentaire des Pensées[43].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose sur son territoire d'une maison de retraite.

Services publics[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Vaugrigneuse n'a développé aucune association de jumelage.

Vie quotidienne à Vaugrigneuse[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Pour les randonneurs, la commune est traversée par le GR de Pays du Hurepoix, qui relie la vallée de la Bièvre, à celle de l'Essonne, via l'Yvette, l'Orge, et la Juine[44].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie-Madeleine.

La paroisse catholique de Vaugrigneuse est rattachée au secteur pastoral de Limours et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Sainte-Marie-Madeleine[45].

Médias[modifier | modifier le code]

L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 175 €, ce qui plaçait la commune au 397e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au trente-huitième rang départemental[46].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vaugrigneuse - - - - - -
Zone d’emploi d’Orsay 0,2 % 3,7 % 36,2 % 26,2 % 21,4 % 12,3 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Vaugrigneuse - - - - - -
Zone d’emploi d’Orsay 1,0 % 13,4 % 3,8 % 18,1 % 30,5 % 5,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[47],[48],[49]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Les bois au sud du territoire ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[50].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Lavoir de Machery.

Plusieurs lieux au caractère remarquable sont présents sur le territoire de la commune[51].

  • Château de Vaugrigneuse du XVIIe siècle, édifié par Jean Heroard, médecin des rois Charles IX, Henri III et Henri IV.
  • L'église Sainte-Marie-Magdeleine, du XVe siècle.
  • Château de la Fontaine aux Cossons.
  • La fontaine aux Sœurs.
  • Le lavoir de Machery.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Vaugrigneuse.

La commune de Vaugrigneuse ne dispose pas de blason.

Vaugrigneuse dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Vaugrigneuse dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 08/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
  3. Fiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.
  4. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  5. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  6. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  7. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  8. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  9. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  10. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  11. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  12. Orthodromie entre Vaugrigneuse et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 27/11/2012.
  13. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  14. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  15. lignes de bus à Vaugrigneuse
  16. Michel de La Torre, Essonne, le guide complet de ses 196 communes, Éd. Deslogis-Lacoste, 1992, (ISBN 9782739950917).
  17. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. Pyramide des âges à Vaugrigneuse en 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 08/08/2012.
  24. Pyramide des âges de l’Essonne en 2009 sur le site de l’Insee. Consulté le 07/07/2012.
  25. Fiche communal sur le site de l'Insee. Consulté le 17/01/2010.
  26. Fiche entreprise de la commune de Vaugrigneuse sur le site verif.com Consulté le 23/04/2011.
  27. Liste des maires successifs sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 12/06/2009.
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  49. Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 05/07/2009.
  50. Carte des ENS de Vaugrigneuse sur le site du conseil général de l'Essonne. Consulté le 16/02/2013.
  51. patrimoine de Vaugrigneuse