Vauban Esquermes

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Vauban Esquermes
La porte royale de la citadelle Vauban de Lille
La porte royale de la citadelle Vauban de Lille
Administration
Région Hauts-de-France
Département Nord
Ville Lille
Arrondissement Lille
Géographie
Coordonnées 50° 37′ 30″ nord, 3° 02′ 21″ est
Superficie 200 ha = 2 km2
Cours d’eau Deûle
Transport
Métro Lille Metro Logo 2017.svg (2) Port de Lille
Lille Metro Logo 2017.svg (2) Cormontaigne

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Vauban Esquermes

Vauban Esquermes est un quartier cossu à l'ouest de Lille. Il abrite notamment la citadelle, le jardin Vauban, le Bois de Boulogne, le jardin Vauban, le zoo de Lille, le palais Rameau et l'institut catholique, de nombreux lycées privés et écoles supérieures. Le quartier de 200 hectares (dont 50 d'espaces verts) est en croissance démographique depuis 1990 et compte 18 315 habitants en 2010[1] Il accueille environ 15 000 étudiants. L'architecture du quartier est assez hétérogène : à Vauban, forte présence de maisons de maître (parfois transformées en studios), hôtels particuliers plus récents que ceux du Vieux-Lille, à Esquermes, beaucoup de maisons individuelles de bonne qualité mais aussi des logements sociaux et plusieurs courées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier est formé de deux parties

  • au sud de la citadelle, l'ancien faubourg de la Barre et le territoire environnant peu construit jusqu'au milieu du XIXe siècle s'étendant à l'ouest l'actuelle rue Nationale qui correspond au quartier Vauban. Ce territoire constituait la partie ouest de l'ancienne commune de Wazemmes.
  • au sud des actuelles rues Lestiboudois, Levasseur et Loyer, l'ancienne commune d'Esquermes.
Site de Lille

Le territoire du futur quartier Vauban est situé en grande partie dans le lit primitif de la Haute-Deûle, très large jusqu'à sa canalisation et la création de canaux de dérivation (canal des Stations et canal Vauban).

De 1669 jusqu'au milieu du XIXe siècle, cet espace marécageux était parcouru par deux cours d'eau principaux.

  • d'Esquermes (aux environs de l'actuelle place du Maréchal Leclerc), jusqu'à l'enceinte fortifiée de Lille, approximativement à l'emplacement de l'actuel square Dutilleul, par le Fourchon ou Arbonnoise, un des deux bras primitifs de la Deûle. Son cours situé entre l'actuelle rue Nationale et le boulevard Vauban passait par la Fontaine del Saulx, lieu mythique où le géant Lydéric aurait été recueilli nouveau-né par un ermite. Une rue conserve la mémoire de cette fontaine[2],[3].
  • le canal Vauban creusé en 1669 d'Esquermes à la Citadelle (aux environs de l'ancien port Vauban ou de la rue d'Armentières) était situé à l'est de l'actuelle place du Maréchal-Leclerc et correspondait ensuite approximativement au tracé des rues Auber et du Sabot. Ce canal détournant la plus grande partie des eaux de l'Arbonnoise a fortement asséché le Fourchon entraînant la disparition de moulins, dont celui de la fontaine del Saux, qui n'étaient plus alimentés[4].

Ce canal ainsi que celui des Stations ont contribué à l'assèchement de la zone marécageuse qui s'étendait entre l'actuelle rue Nationale et l'actuel port de Lille facilitant sa viabilisation et son urbanisation après 1860.

Ces cours d'eau furent recouverts ou intégrés dans le réseau d'égouts au cours des années 1860 jusqu'à la fin du XIXe siècle à la suite de l'agrandissement de la ville de Lille.

Une digue construite en 1669 s’étendait approximativement de l'emplacement de l'actuelle place Richebé jusquà l’angle de la rue d’Armentières et de  la rue de la digue dont le nom conserve le souvenir. Cette digue destinée à protéger les fortifications par une zone inondable  de ce côté de la ville était une promenade très appréciée[5].

Le faubourg de la Barre et le territoire du futur quartier Vauban[modifier | modifier le code]

Le faubourg de la Barre se développe au XIXe siècle par des activités principalement liées à la présence de l'eau (blanchisseries) et au trafic fluvial (marchands de bois, constructeurs de bateaux). Le quartier attire également des rentiers rue Colbert [6].

Sa population d'environ 600 habitants en 1783 (150 maisons), s'élève à 1 012 habitants en 1806, 1 425 en 1831[7], 2 858 en 1851[8].

église Notre-Dame de Consolation

Le faubourg demanda en 1848 son autonomie suivant l'exemple de la commune de Moulins qui s'était séparée de Wazemmes en 1833. Cette demande fut refusée par le Ministre de l'intérieur. Une nouvelle paroisse fut cependant créée avec l'église Notre-Dame de Consolation construite en 1856 et la rue Colbert fut ouverte pour établir une communication directe avec le centre de Wazemmes [6] .

L'ouverture de cette église en 1856 est à l'origine de l'annexion des communes périphériques à la ville de Lille.

L'autorité militaire ayant reproché à la commune de Wazemmes l'empiètement des marches du portail sur la zone fortifiée inconstructible, le Maire Casimir-Edmond Mourmant s'est déplacé au Ministère de la guerre où son interlocuteur, le colonel Magnien, suggèra le déplacement de l'enceinte : "Si vos fortifications vous gênent jetez-les bas !". Cette proposition mise à l'étude se conclut par la décision de 1858[9].

La déviation du canal de la Moyenne Deûle en 1865 à proximité de la Citadelle et la création du jardin Vauban entre l’ancien et le nouveau cours ont fait disparaître le Faubourg de la Barre[10].

L’aménagement du port Vauban amorcé en 1854 peu avant l’annexion de Wazemmes[11] fut réalisé par la ville de Lille à partir de 1862.

Jusqu’à la rectification du tracé de la Deûle établissant un parcours direct entre la rue d'Armentières et le pont de la Barre, les péniches pénétraient à Lille en passant par une porte d'eau communiquant avec le bassin du Wault. Cette déviation mettant le port du Wault en impasse et la création du port du port Vauban ont déplacé l’activité portuaire au sud de ce nouveau port près de l’église Notre Dame de Consolation aux alentours de laquelle s’est établi un petit quartier ouvrier dans les années 1860 et 1870.

Le quartier Vauban s’étend en grande partie sur un ancien territoire marécageux, lacis aquatique du Fourchon, un des bras de la Deûle en aval de  l’Arbonnoise,  jusqu’à la partie des fortifications au sud-est de l’ancienne porte de la Barre démantelées après 1858 avec l’ensemble des ouvrages militaires avancés : redoutes et digue  délimitant une zone inondable à l’emplacement de laquelle fut tracée la rue Solférino.

Bien que la canalisation de la Deûle à partir du XIIIe siècle et la création des canaux des Stations en 1565 et Vauban en 1699 aient contribué à assainir partiellement le territoire du futur quartier Vauban en captant la plus grande partie des eaux de l’Arbonnoise en aval d’Esquermes, l'espace à l'ouest de l'actuelle rue Nationale était resté très humide et peu construit jusqu’à son intégration dans la ville de Lille sous le Second Empire.

La démolition des anciennes fortifications, des ouvrages annexes et la création d’une trame de nouvelles voies (boulevard Vauban, rue Nationale, rue du Port, rue Auber  rue Solférino etc.)  et de vastes places (du Maréchal-Leclerc, Cormontaigne, de Strasbourg, des Halles centrales) constituent des aménagements réalisés par la ville pour l'essentiel de 1860 à 1873[12]. Ces travaux ont été suivis au cours des décennies suivantes par le remblaiement ou la couverture des anciens canaux et par l’aménagement de réseaux d’égouts et d’adduction d’eau [13].

Cet assainissement fut assez lent : le canal Vauban ne fut couvert en 1876[14], le canal des stations en 1883[15]. En 1909, l’ancien lit du Fourchon entre la place du Général  Leclerc et la rue Colson n’était encore remblayé qu’en partie[16].

L’urbanisation de cet espace fut très progressive.  En 1881, la place de Tourcoing (actuelle place du Maréchal Leclerc) était bordée d’une seule construction[13].

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Du début du XVIIIe siècle (après les travaux de Vauban qui ont suivi la conquête de Lille par Louis XIV) jusqu'au milieu du XIXe siècle avant l'annexion des communes périphériques, le territoire de l'actuel quartier Vauban avait peu évolué en un siècle et demi. Le réseau de voirie que nous connaissons s'est constitué essentiellement dans les années 1860. Cependant, le quartier était encore peu construit en 1874 et les cours d'eau (Fourchon, canal Vauban, canal des Stations) pour la plupart non encore asséchés.

Esquermes[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Réconciliation

Les origines d'Esquermes remontent à l'époque mérovingienne (un cimetière a été découvert par Henri Rigaux au XIXe siècle). Plus récemment, un édifice rural de la fin du Xe siècle a été fouillé rue Virginie Ghesquière, non loin de la chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation sous laquelle ont été également découverts des vestiges de la même période.

Esquermes signifierait étymologiquement : terrain bas et marécageux.

Le  territoire d’Esquermes, approximativement les quartiers actuels de Vauban Esquermes, Bois-Blancs, Faubourg de Béthune et Faubourg des Postes, fit partie avec toute la région environnante  (Pevèle, Mélantois) du marquisat de Flandre, gouvernement militaire constitué par Charles le Chauve dont le premier titulaire fut Baudouin à partir de 866[17].

Le village est connu au XIIIe siècle (une des rues du Vieux-Lille se nomme aujourd'hui encore rue Esquermoise). La chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation fut érigée à cette époque.

Esquermes-Vauban en 1892

Le village se développe au début du XIXe siècle et les constructions de la rue principale du village (actuelle rue d'Esquermes) rejoignent celles de la rue de Lille ou Notre-Dame (actuelle rue Léon Gambetta) à Wazemmes [18] . La limite entre les deux anciennes communes correspond à celle entre la rue Léon Gambetta à Wazemmes et la rue d'Esquermes.

Sa population passe de 1 298 habitants en 1804, 2 500 en 1850 et 3 731 en 1856[19].

Cette croissance était cependant relativement modérée en comparaison avec celle des communes voisines de Wazemmes et de Moulins.

La partie urbanisée était limitée aux environs de l'actuelle rue d'Esquermes, de la rue de Canteleu, de la place de l'Arbonnoise. Toute la partie sud-ouest d’Esquermes à l'intérieur de l'enceinte fortifiée du Second Empire, au sud de la rue de Canteleu, était parcourue par les multiples bras de l’Arbonnoise (un des cours primitif de la Deûle).

Ce secteur ne fut urbanisé avec la couverture ou le remblaiement des rivières qu’au début du XXe siècle [20].  

Esquermes avait plutôt un caractère bourgeois avec des  maisons de campagnes et des pensionnats.

Quelques établissements industriels importants s’y installèrent cependant à partir du milieu du XIXe siècle (sucrerie de Bigo-Danel, filature Thiriez) entraînant la création de rues ouvrières comprenant plusieurs courées (7 en 1856) [19].

Annexion des communes d'Esquermes et de Wazemmes à la ville de Lille[modifier | modifier le code]

Les communes d'Esquermes et de Wazemmes ont été annexées à Lille par décret impérial le 13 octobre 1858 avec Fives et Moulins. Suite à cette annexion, l'enceinte fortifiée de Lille qui était située au nord de Wazemmes a été déplacée au début des années 1860 pour englober l'ancienne commune ainsi que celles d'Esquermes et de Moulins-Lille.

En 1858, le territoire d'Esquermes et du faubourg de la Barre était moins urbanisé que celui de Moulins et de la partie centrale de Wazemmes où de nombreux établissements industriels s'étaient implantés depuis les années 1830. Sur cet espace peu construit, une trame de voies nouvelles est tracée dans les années 1860, boulevard Vauban, rue Nationale, rue Solférino, rue Jacquemars Gielée, rue d'Isly etc.

Les espaces disponibles permettent l'établissement de l'Université catholique en 1875.

Vauban et Esquermes sont finalement réunis en 1978.

Vauban-Esquermes au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Jardin Vauban

Vauban-Esquermes est aéré avec de larges voies et de grands espaces verts mais il n'a pas véritablement de centre d'animation.

Sur 11 000 logements, 6 000 sont antérieurs à 1975, en majorité maisons de ville ou petites copropriétés en front de rue. Le quartier est particulièrement jeune avec une proportion de 16-24 ans de 42,9 % (22,2 % à Lille) au détriment de toutes les autres classes d'âges sous-représentées, ce qui est dû à la présence d'environ 4 500 à 5 000 étudiants résidents, la plupart de l'Institut catholique.

Les cadres sont surreprésentés (30,5 % de la population active, 20,5 % pour l'ensemble de la ville de Lille) ainsi que les professions intermédiaires (23,9 %, 19,6 % à Lille)

Vauban-Esquermes est classé par l'INSEE dans la catégorie des quartiers mixtes avec une distinction entre le Nord, Vauban, plus cossu et le sud, Esquermes, plus mélangé.

L'habitat et l'environnement sont dans l'ensemble de bonne qualité.

L'ancien Port Vauban en 2017

Il existe cependant quelques secteurs plus dégradés, anciennes maisons ouvrières et plusieurs courées dans les environs de la place Catinat et, à Esquermes, autour de la rue de Canteleu, parmi lesquelles la « Cité Pottier », une courée arborée représentant un habitat typique traditionnel composé de maisons ouvrières construites à la fin du XIXe siècle et réhabilitées dans les années 1980.

Le quartier a perdu son activité industrielle et les sites des anciennes usines ont été réaffectés en immeubles d’habitation.

Le port Vauban remplacé par le nouveau port de Lille a fermé en 1983. La voie ferrée de ceinture qui le reliait à la gare Saint-Sauveur est remplacée à cette date par une liaison du port fluvial à la gare de triage de Lille-Délivrance [21]. Les bassins du Port-Vauban ont été comblés. Des immeubles d'activités tertiaires et des logements sociaux ont été construits à son emplacement.

Quelques anciens hôtels particuliers ont été remplacés par des immeubles mais le quartier conserve un patrimoine architectural intéressant de styles divers de 1860 à 1940[8].

Les constructions antérieures à 1860 sont rares dans le quartier Vauban peu construit avant l'extension de Lille de 1858, l'ancien faubourg de la Barre ayant, par ailleurs, presque totalement disparu.

Les bâtiments anciens sont plus nombreux à Esquermes où des vestiges de l'ancien village sont visibles : anciennes fermes rue d'Esquermes et anciennes maisons rurales rue Delezenne.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacky DUBOUDT, Ville de Lille. Cahier de territoire. Quartier Vauban-Esquermes, Université catholique de Lille. Cahier du développement durable et responsable. (lire en ligne), p. 4
  2. Jean Caniot, Les canaux de Lille. Première partie, (ISBN 2-9524783-1-7), p. 112
  3. Alfred Salembier, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI, (lire en ligne), p. 11 et 12
  4. Alfred Salembier, Histoire de Wazemmes, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI (lire en ligne), p. 12
  5. Alfred Salembier, Histoire de Wazemmes, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI, (lire en ligne)
  6. a et b Pierre Pierrard, La Vie ouvrière à Lille sous le second Empire, Bloud et Gay, , 532 p., p. 57
  7. Alfred Salembier, Histoire de Wazemmes, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI, (lire en ligne), p. 114
  8. a et b Jacky DUBOUDT, Ville de Lille. Cahier de territoire. Quartier Vauban-Esquermes, Université catholique de Lille. Cahier du développement durable et responsable, (lire en ligne), p. 10
  9. Alfred Salembier, Histoire de Wazemmes, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI, (lire en ligne), p. 354 et suivantes
  10. Léonard Bourlet, « L’esplanade à Lille : l’espace multiple de l’eau dans la ville (1858-1900) », Livraisons de l'histoire de l'architecture,‎ 2010-19 (lire en ligne)
  11. Alfred Salembier, Histoire de Wazemmes, Annales de la société d’études de la province de Cambrai Tome VI (lire en ligne), p. 350
  12. Jonathan Cortet, L'agrandissement de Lille de 1858: Exemple du rôle des politiques publiques, (lire en ligne), p. 77 et suivantes
  13. a et b Diana Palazova Lebleu, « L’environnement familial et architectural d’un industriel lillois. Structures et codes du quotidien », Revue du Nord,‎ 2011/2 n° 390 (lire en ligne)
  14. Jean Caniot, Les canaux de Lille Première partie, (ISBN 2-9524783-1-7), p. 140
  15. Jean Caniot, Les canaux de Lille, Les canaux de Lille Première partie, (ISBN 2-9524783-1-7), p. 132
  16. Louis Trénard, Histoire de Lille, Privat (ISBN 2-7089-2381-1), p. 41
  17. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, 1902 (réédité en 1981) (lire en ligne), p. 43, 44
  18. Simon François Blocquel, Nouveau conducteur ou guide des étrangers dans Lille et ses environs, Castiaux, (lire en ligne), p. 224 225
  19. a et b Pierre Pierrard, La Vie ouvrière à Lille sous le second Empire, Paris, Bloud et Gay, , 532 p., p. 62
  20. . Sur les plans de Lille de la fin du XIXe siècle le territoire est encore parcouru par les eaux de l'Arbonnoise et les rues, notamment celle de la Bassée, au sud de la rue de Canteleu, n'apparaissent que sur celui de 1930
  21. Dominique Paris, « A Lille, des trains dans la rue », Ferrovissime. Le magazine du train et de son histoire,‎ mai juin 2017, p. 65 à 69