Vattetot-sous-Beaumont

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Vattetot-sous-Beaumont
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité La Campagne de Caux
Maire
Mandat
Hervé Niepceron
2014-2020
Code postal 76110
Code commune 76725
Démographie
Population
municipale
582 hab. (2013)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 34″ Nord 0° 26′ 50″ Est / 49.6261111111, 0.447222222222
Altitude Min. 93 m – Max. 147 m
Superficie 6,94 km2
Localisation

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Vattetot-sous-Beaumont est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays de Caux.

Ce village du plateau Cauchois est situé à l’extrémité sud-est du canton de Goderville et hors des grandes voies de communication.

Du XIe au XVIIIe siècle, il était traversé par trois chemins principaux :

  • un venant de Bréauté par le bois de Beaumont et allant par le centre du village vers la vallée de Mirville,
  • un autre, à l’ouest, à la lisière du bois, le chemin de Fécamp à Bolbec,
  • et au nord, le troisième, allant de Goderville à Fauville.

La superficie est de 694 ha et compte aujourd’hui 500 habitants. Au XIIIe siècle, 500 habitants (100 paroissiens) et 55 métairies ou fermes.

Au hameau de la fontaine, dans le vallon, jaillit la source de la petite rivière qui alimente les étangs du château de Mirville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, Vattetot se disait : WATTEVILLE-WATTETOT du nom de « WATTO » décomposé en « TOPT » (en scandinave : village) et « WAT » (nom d’origine germanique). Au XVIe siècle, ce village s’appelait « BEAUMONT SUR VATTETOT », du fait de cette élévation du terrain haute de 140 mètres et qui se nommait jadis « LA MOTTE DE MONTEFILANT ». Actuellement : « BEAUMONT ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il y a 20 000 à 25 000 ans vers la fin de la période glaciaire, dans notre région, Vattetot sous Beaumont a été "habité" par des petits groupes de chasseurs (Homos Sapiens) venus du sud de l'Europe, ils étaient tentés par un climat de plus en plus tempéré…

Au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

VATTETOT se disait : WATTEVILLE-WATTETOT du nom de WATTO décomposé en TOPT (en scandinave : village) et WAT (nom d’origine germanique). À cette époque, il y avait 500 habitants (100 paroissiens) et 55 métairies ou fermes.

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Ce village s’appelait « BEAUMONT SUR VATTETOT », du fait de cette élévation du terrain haute de 146 mètres et qui se nommait jadis « LA MOTTE DE MONTEFILANT ». Actuellement : « BEAUMONT ».

Sous l'Ancien Régime et dès la fin de la période ducale, le village relevait directement du Roy qui, seul, pouvait fieffer[1]. Il était partagé en deux fiefs :

  • Le fief de Sainte-Marie, patronne de la paroisse et avec la fief ferme[2].

On trouve des traces des seigneurs patrons de Sainte-Marie de Vattetot à partir de 1383. En 1522, Jean de Bailleul, fils de Pierre de Bailleul, achète à Jean Duvoisin de Vitanval (de Ste Adresse) le fief de Sainte-Marie, ainsi que la Fief Ferme. 9 générations de Bailleul vont se succéder jusqu’en 1793.

  • Le fief de Brilly :

Propriété de Guillaume de Brilly. On trouve son nom en 1225 pour la présentation au personnat[3] de St Thomas (chapelle perpétuelle de l’église de Vattetot). En 1270, le fief est sous la coupe de Roger de Brilly. En 1350, il est transmis à Richard de Brilly.

Le 5 février 1402, Marie de Brilly épouse Pierre de Goustimesnil. Le fief de Brilly passe aux Goustimesnil pour trois siècles.

En 1702, Jacques Duquesne Escuyer Seigneur du Roumois (né à Vattetot le 19 avril 1655 et mort à Vattetot en 1710), fils d'Anthoine Seigneur du Roumois, achète le fief de Brilly.

Jacques Duquesne mort, le fief revient aux de Brilly en 1714.

En 1785, Jean-Louis de Bailleul, Patron et Seigneur de Vattetot, né à la Martinique où son père Jacob-Gabriel était Gouverneur, achète le fief de Brilly. Il sera le dernier Seigneur de Sainte Marie de Vattetot, dernier seigneur de Brilly et dernier ayant droit de présentation à la cure et au personnat. Depuis 1537, les de Bailleul étaient aussi Seigneurs Dutot à Fontenay ; ces deux fiefs octroyant les droits de présentation à la cure auparavant réservés au Roy.

Léproserie, Maladrerie de Beaumont. Un asile de douleurs. C’est sous le règne de Louis VIII (1223-1226) que ces « asiles » furent créés en France ; il y en avait 36 dans l’arrondissement du Havre. Louis VIII légua 100 sous (5 francs) à chacune des léproseries de son royaume. Elle était située à la lisière ouest du bois (parcelle 41bis du terrier seigneurial), en bordure du chemin tendant de Fécamp à Bolbec (aujourd’hui disparu à cet endroit). La superficie de la masure comprenant chapelle et léproserie était de 3 acres. En 1260, le 3 des Ides de mars, l’archevêque Eudes Rigaud reçut la résignation du chapelain et en 1262 c’était un certain Pierre Acolyte qui officiait. La léproserie était commune aux paroisses de Gonfreville-Caillot, Imauville, Bréauté, Goderville, Grainville l’Alouette, Vattetot, Rouville, Beuzemouchel (Bernières), Mirville, Beuzeville. Ses biens fonciers représentaient 26 acres pour un revenu de 200 livres, le titulaire devait à la seigneurie du Tôt à Gonfreville, une paire d’éperons blancs d’une valeur de 2 sous 6 deniers plus une rente de 15 deniers.

La lèpre disparue, en 1673, la léproserie et toutes ses appartenances furent remises à l’ordre de Saint Lazare et un décret de 1701 attribua tous les biens à l’hospice du Havre fondé en 1669 qui les garda jusqu’en 1878. La démolition de la chapelle Sainte-Marguerite-Sainte-Véronique date de 1702.

Le moulin seigneurial était situé à Beaumont en bordure du chemin reliant Beaumont à Férambosc (parcelle 51). Il a été détruit pendant la seconde moitié du XIXe siècle.

Au Moyen Âge, un autre moulin (dit de Fauquelon) était situé dans la plaine de Houppeville.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Pour les habitants de Vattetot, ce sera 10 années de grande agitation ; entre 1790 et 1799 Vattetot sera inclus dans le canton de Bréauté, district de Montivilliers. C’est le début d’une ère nouvelle ; l’abbé Grenet curé prêta le serment exigé par la loi et continua ses fonctions. Le 7 novembre 1792, Bréard Maire vint lui donner décharge du registre des baptêmes, mariages et inhumations. An 1er de la République, commencement de l’état civil dans les mairies, le curé rétracta son serment et l’église fut fermée 3 ans. On essaya en vain de faire pousser un Arbre de Liberté : 2 tentatives furent opérées, l’arbre fut coupé chaque fois. Le 21 avril 1798, suite à des comportements considérés hostiles au nouveau Régime, un procès s’ouvrit devant le Juge de Paix de Bréauté et se poursuivit plusieurs mois : 20 prévenus dont 8 de Vattetot, 96 témoignages, 8 mandats d’amener, 10 mises en liberté, 6 comparutions, tel fut le bilan de ce procès fleuve. la Révolution terminée, le village retrouva le calme.

Les Guerres[modifier | modifier le code]

Comme tous les villages, Vattetot, au cours de sa longue histoire, a payé un lourd tribut en vies humaines lors de ces périodes troublées. On relève à l’état civil ces morts pour la Patrie :

  • 1er novembre 1760 : Gabriel Pouchin dit « La Fontaine » à Bergues (Flandre)
  • 29 brumaire an 4 : Quesnot « fils » à Anvers.
  • 02 frimaire an 4 : Noël Quenault à Arras.
  • 1870/71 : Odet Vincent
  • Emile Vincent dit « Gazouille »
  • Jules Thibon
  • Première Guerre mondiale : 66 mobilisés ; 16 morts.
  • Seconde Guerre mondiale : 2 morts
  • Nombreux prisonniers de guerre partis 5 ans plus les déportés du travail.
  • Guerre d'Algérie : 1 mort

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 Mars 2020 Hervé Niepceron Les Républicains Technicien des services vétérinaires ministère de l'agriculture
Les données manquantes sont à compléter.

Les Maires à Vattetot-sous-Beaumont depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

1-      1792-1795 : Nicolas Bréard (3 ans)

2-      1795-1797 : Guillaume Fontenay (2 ans)

3-      18/10/1797-22/12/1797 : Jean Piednoel (3 mois)

4-      1798-1829 : Pierre Laurent Montier (24 ans)

5-      1822-1829 : Jean Durosay (7 ans)

6-      1829-1840 : Laurent Montier (11ans)

7-      1840-1857 : Pierre Montier (17 ans)

8-      1857-1871 : Ambroise Vallin (14 ans)

9-      1871-1895 : Euphémie Dodelin (16 ans)

10-   1895-1909 : Émile Bellanger (14 ans)

11-   1909-1920 : Henri  Catelain (11 ans)

12-   1920-1938 : André Thierry (18 ans)

13-   1938 -1945 : Fernand Paquin (7 ans)

14-   1945-1977 : André Audouard (32 ans)

15-   1977-2001 : Louis Aviègne (14 ans)

16-   2001……. : Hervé Niepceron (en cours)

Histoire sur les maires de Vattetot-sous-Beaumont depuis 1792[modifier | modifier le code]

1-     NICOLAS BREARD :

Était cultivateur, marié à Rose Filiatre avec qui il a eu une fille Milie née le 20/08/1791. Le 27 mars 1795, les commissaires habilités à la vente des biens nationaux adjugeaient à Nicolas Bréard pour 150000 livres, la ferme qu’il exploitait à Vattetot et appartenant à l’émigré Bailleul. Cette ferme (le fief de Brilly) comprenait pavillon, jardin, bosquet, plus 17 acres de masure, 15 acres de prairie, 9 acres de jonc marin et 97 acres de terre en labour. Nicolas Bréard s’était déjà rendu auparavant acquéreur du presbytère de Vattetot.

Le manoir de Brilly est toujours la propriété des descendants de M. Bréard.

2-     GUILLAUME FONTENAY :

Le versatile Fontenay, était instituteur marié à Marie-France Lemesle décédée le 04/03/1790. Son beau-père a été instituteur à Vattetot et est décédé le 19/03/1787. Guillaume Fontenay a eu 9 enfants nés à Vattetot entre 1780 et 1789. Il a démissionné le 12/10/1797 et a été révoqué par arrêté départemental le 18/10/1997.

La démission précipitée, le 12 octobre 1797, de Guillaume de Fontenay maire de Vattetot-sous-Beaumont et également instituteur de l’école libre, anticipait une dénonciation anonyme qui se terminait ainsi « Fontenay d’abord enragé révolutionnaire pendant ce temps, il persécutait les modérés qu’il qualifiait d’aristocrates, aujourd’hui aristocrate, il persécute les républicains »

Le Cointre (avocat de Fontenay), reconnaissait que Fontenay s’était rendu la nuit de la Fête-Dieu chez Claude Auger, mais les coups de feu entendus provenant, peut-être d’une autre masure voisine celle de Alexandre Auger par exemple et probablement dans le but d’éloigner des rodeurs.

Quant à l’acquisition de biens nationaux, l’accusation porté contre Bréard était certainement invraisemblable, car Fontenay, lui-même s’était rendu acquéreur de la maison d’un émigré qu’il habitait. De plus, il avait désigné le même Bréard comme expert pour l’estimation de ses biens propres.

Toujours dans le but de disculper Fontenay, le commissaire du directoire exécutif rappelait qu’effectivement, le jour des rameaux, il y eut un rassemblement religieux, mais l’égal, car l’officiant était Bennetot, ministre soumissionnaire.

Le Cointre était loin d’ignorer que deux cultes existaient dans cette commune et que dans le cimetière, deux endroit différents étaient prévus suivant les opinions politiques du défunt !

Malgré la plaidoirie éloquente de Le Cointre, les autorités départementales décidèrent : « Vu la gravité du délit il serait dangereux, pour l’ordre et la tranquillité publique de laisser plus longtemps en place un fonctionnaire abusant de son autorité d’une manière si vexatoire et qui a violé avec tant de scandales les lois auxquelles il s’était soumis en prêtant serment. »

Fontenay fut suspendu de ses fonctions.

Nous pouvons affirmer que ses amis les plus chauds partisans au début de la Révolution, étaient devenus ses plus implacables ennemis. Cette volte-face était due au changement radical des opinons religieuses de Fontenay. Prévoyant la destitution imminente, Fontenay avait déjà donné sa démission ainsi motivée : le besoin de se livrer à des affaires domestiques. Ainsi l’arrêté du 18 octobre devenait sans objet et c’est Jean Piednoel qui prenait l’écharpe de maire.

En parlant de Fontenay, le prêtre Arnoult Curé de Gonfreville Caillot et d’Écrainville écrivait en mai 1798, « qu’il était un homme taré sous tous les rapports » et le 23 juillet de la même année Fontenay était écroué pour avoir insulté le juge de paix dans l’exercice de ses fonctions.  

3-     JEAN PIEDNOEL :  A cette époque poste révolutionnaire :

« La foudre frappait et terrassait tous les agents de la contre révolution »

Ce fut un véritable raz de marée qui déferla sur les municipalités. L’arrêté du directoire exécutif du 24 frimaire, parvenu au chef-lieu de canton le 27 décembre 1797, mettait fin aux activités municipales de Piednoel et Lachèvre de Vattetot-sous-Beaumont, Orange et Bourguignon de Mirville, Lanquetuit et Aubry de Saint-Jean de la Neuville et Levasseur et Isabelle du Hertelay, le Bourgeais et Haquet de Houquetot. Tous étaient des agents municipaux (maires) et adjoints de leur commune.

4-     PIERRE LAURENT MONTIER

Cultivateur né à Vattetot-sous-Beaumont le 24/12/1745 décédé à Bernières le 05/04/1822 à 76 ans, second d’une famille de 13 enfants, fils de Laurent décédé le 24/12/1790. Il a été marié à Vattetot à Mlle Laire, le 26/11/1743, il a eu quatre fils :

- Guillaume décédé en 1838 curé à Gonfreville-Caillot

- Louis décédé en 1840 curé à Bernières

- Pierre Joseph marié à Bolleville le 29/01/1793 à Marie Dussaux, parents de Pierre Laurent et de Pierre Nicolas, maires de Vattetot-sous-Beaumont entre 1829 et 1857.

Pendant la Révolution en 1790 et 1797, Pierre Laurent Montier assura quelque temps la résidence du conseil général du canton de Bréauté, période trouble qui lui a valu l’incarcération quelques jours dans les geôles de Montivillion.

5-     JEAN DUROSAY :

Cultivateur à la ferme de la Gripperie né en 1753 à Nointot, marié à Vattetot le 26/01/1790 à Marie Leberquier de Loiselières. Il a eu 5 enfants nés à Vattetot. Il démissionne de son mandat de conseiller municipal 14/11/1830. Jean Durosay a légué son patronyme à la ferme commune « Durosay » devenu le Hameau Durosay. Le 1er mars 1825, le premier plan cadastral parcellaire a été déposé en mairie.

6-     LAURENT MONTIER :

Cultivateur, propriétaire et neveu de Pierre Laurent (maire de 1798-1829). Il a été révoqué et remplacé par son frère Pierre Montier. Il est né à Bolleville le 8 fructidor an 3 (1795), fils de Pierre-Joseph laboureur et de Anne Dussaux, il est décédé à Vattetot-sous-Beaumont à l’âge de 73 ans en 1868.

Extrait du livre de l’abbé Aubert : Il y en 1840 un prélèvement de terre sur le cimetière et une protestation à ce sujet dans le Journal du Rouen du 10 février 1840 : La commune de Vattetot sous Beaumont a été mise en émoi à l’occasion de terres que le maire et le curé ont fait enlever du cimetière, de leur autorité privée, pour combler une excavation pratiquée dans un terrain voisin. Les habitants se sont formalisés de cette profanation et ont fait suspendre l’enlèvement jusqu’à ce que le préfet ait fait droit à une pétition qu’ils lui ont adressée à ce sujet. L’enlèvement des terres consistait tout simplement dans la remise en état du chemin qui fait le tour du cimetière. L’affaire du Père Eternel hantait encore les esprits et la population craignait que ce mouvement de terres a cimetière n’amenât de nouvelles punitions divines. De plus et c’est peut-être là qu’est le point de départ de la pétition, si le curé était très aimé, le maire Laurent Montier ne l’était pas du tout. Forte tête, chicanier, querelleur, n’avait-il pas été jusqu’à refuser, obstinément et sans raison, pendant cinq années, aux boulangers du pays, MM. Bellet et Delamare, les mandats de paiement nécessaires pour toucher le prix du pain livré aux pauvres de la commune ? Devant leur menace de faire saisir la caisse du bureau de bienfaisance, le Préfet envoya une somme de 244 francs, moitié de la somme ; le reste fut versé par les conseillers municipaux qui se cotisèrent pour parfaire la somme. Le maire, lui, fut purement et simplement révoqué de ses fonctions municipales et remplacé par son frère, Pierre Montier, homme conciliant »

7-     PIERRE NICOLAS MONTIER :

Propriétaire cultivateur né à Belleville le 10/04/1793, fils de Pierre-Joseph laboureur et de Anne Dussaux.

Le 08/09/1957, Jean Ebran conseiller municipal administra provisoirement la commune

8-     AMBROISE FREDERIC VALIN :

Cultivateur au petit Vattetot Route de Grainville (actuellement ferme de M. Cottard)

Il est né le 02/11/1793 à Saint-Jouin-de-Bruneval est décédé le 22/04/1880 à Saint-Valery-en-Caux à l’âge de 86 ans, il est le fils de Pierre Valin et Françoise Feuilloley et l’époux de Justine Sanson née à la Remué le 27 thermidor 03, décédée le 24/01/1879 à Saint-Valery-en-Caux à l’âge de 84 ans. Il s’est marié à Saint-Jean-d'Abbetot le 24/01/1820 a eu 9 enfants nés à Breteville et à Écrainville (dont Louis né le 27/11/1825 qui fut prêtre à Gommerville en 1853).

9-     EUPHEMI DODELIN :

Cultivateur né à Rouville le 20/10/1821 fils d’Antoine Dodelin et de Marie Leroux. Il s’est marié à Vattetot le 22/08/1850 et décédé le 16/02/1895 à l’âge de 73 ans à Vattetot. Il fut à l’origine de la construction de l’école des filles, route de Saint-Maclou, en 1885.

10-  EMILE BELLENGER :

Né à Vattetot le 27/09/1846 fils de Jules Bellanger et Julie Bonneville, épiciers à Vattetot, décédés à Vattetot en (1894-1891).

Émile Bellanger commerçant opulent de la place Notre-Dame au Havre, fit bâtir sa résidence secondaire au Hameau du Parlement de Vattetot « Le Château du Horsain » près de la propriété paternelle. Il a laissé le souvenir éphémère de mécène des fêtes somptueuses du 14 juillet au parlement et à Brilly.

11-  HENRI CATENLAIN :

Né le 16/09/1861 et cultivateur à la ferme du carreau. Fils de Narcisse et d’Anastasie Duclos, marié le 12/06/1888 à Marie Ternon. Il a fait construire sa maison de retraite en 1913 dans la propriété vicariale route de Bréauté où il est décédé le 18/10/1940.

Les habitants ont vécu au cours de son mandat la période la plus sombre et meurtrière de l’histoire du village « La guerre de 1914-1918 » 67 hommes mobilisés et 17 tués au combat dont le maire avait la lourde charge d’annoncer aux familles, la mort soit d’un mari ou d’un fils. Non réélu en 1920 à sa propre succession.

12-  ANDRE THIERRY :

Cultivateur d’une partie de la ferme de Bailleul, il est décédé 1938. D’origine citadine, il a été converti à l’agriculture par l’école d’agriculture. Il est arrivé à Vattetot au début du XXe siècle pour exploiter les fermes de Bailleul et de Roumare à Saint-Maclou la Brière qui a cédée en 1932.

Il souhaitait beaucoup de modernité dans la commune et à son initiative le premier lotissement dit « maison à bon marché », route des écoles, a été construite vers les année 1925. L’électricité est arrivée en 1928 mais l’eau potable qu’il souhaitait ardemment a dû attendre 1960 !

13-  FERNAND PAQUIN :

Cultivateur né à Bermonville le 14/10/1880, marié à Bernières le 22/06/1909 à Marie Petit (décédée en 1938). Il a eu 5 enfants qui sont nés à Vattetot. Il est décédé à Bernières le 13/01/1955 à 74 ans. Il a été élu maire après le décès d’André Thierry et à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il a dû assurer en homme courageux et très discret toutes les contraintes de 4 ans d’occupation de l’armée allemande et d’assurer sans faille les réquisitions pour loger les troupes, la fourniture d’animaux et de matériels, etc. Pour les civils d’assurer le logement des réfugiés arrivant de la ville et de gérer la pénurie de tout. Après 1945, retraité, il a mis à disposition gracieusement une prairie pour faire un terrain de l’équipe de football locale.

14-  ANDRE AUDOUARD :

Cultivateur au « petit Vattetot » (route de Grainville) né à Bolleville le 08/10/1903 est arrivé à Vattetot avec ses parents en 1920.

Marié à Lillebonne le 04/07/1926 et est décédé à Bolbec le 0407/1996 à 92 ans, il a eu 3 enfants.

Au cours de son mandat de 32 années, la commune fut équipée de l’eau potable entre les années 1950 et 1970 et l’électrification rurale fut entièrement achevée. Les voies communales pourvues d’enrobés et la route départementale D52 liant Bréauté à Bernières fut bitumée en 1934. La construction de la nouvelle mairie et de l’école Germaine-Coty fut réalisée ainsi que la mise en chantier du deuxième lotissement dit « Lotissement de la Plaine ».

15-  LOUIS AVIEGNE :

Artisan maçon né à Vattetot-sous-Beaumont en 1929, au cours de son mandat de 14 années, il améliora l’entrée du village par la rénovation de la place Bernard-Alexandre (ancien curé conteur), rénova le presbytère et construit la salle polyvalente toujours utilisée à ce jour. La population est passé de 1977 de 345 à 2001 à 484.

16-  HERVE NIEPCERON :

Né à Oullins dans le Rhône le 20/12/1953, fils de René Niepceron et de Margueritte Poizat. 3e de 8 enfants.

Marié à Isabelle Chéron, infirmière né à Louviers dans l’Eure, a eu deux enfants.

Arrivé à Vattetot au 395 route de Grainville en 1990.

Technicien des Services vétérinaires en poste à Cany-Barville chargé de l’inspection et de la salubrité des viandes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 582 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
558 640 580 611 561 569 572 581 561
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
591 620 607 529 529 481 513 493 438
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417 433 392 354 369 392 379 395 405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
363 345 279 361 484 490 533 549 577
2013 - - - - - - - -
582 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Vattetot qui était en 1825 de 680 habitants pour 58 feux a vu son nombre diminuer rapidement en un siècle : 369 habitants en 1925 en raison de la disparition des tisserands à domicile qui faisaient la richesse du pays. Depuis le Moyen Âge, on cultivait et traitait le lin, on élevait grand nombre de moutons (bêtes à laine), les femmes étaient fileuses de 8 ans jusqu’à la fin de leur vie. Il fallait 6 fileuses pour pourvoir à un métier à tisser. À partir du XVIIIe siècle, ici, on fabriquait des mouchoirs imitant les jolies et chatoyantes étoffes du Siam, les toiliers (telliers), tisserands s’appelèrent alors siamoisiers (producteurs de siamoiseries). À partir de 1830, l’essor industriel des centres voisins a fait péricliter cette activité artisanale ; nos jeunes tisserands ont dû, pour gagner leur vie, délaisser le village natal pour la ville ; les anciens ont été obligés de démonter leurs métiers. Nous n’entendons plus le bruit de la navette courant à travers les fils ou celui du balancier tiré par la main de l’ouvrier.

Aujourd’hui : avec 500 habitants, le reflux de la ville s’est opéré grâce aux moyens de déplacement et pour jouir de la qualité de vie de la campagne. La commune dispose pour cela d’une mairie, une école en regroupement, de construction récente ou restaurée (déjà en 1758, Jacques Lemesle était maître d’école et le 23 avril 1684 les habitants se plaignaient à l’évêque en visite de n’avoir point de clerc pour tenir les écoles), une salle polyvalente (pour les rassemblements divers, expositions, etc.), un terrain de sport.

Économie[modifier | modifier le code]

L’agriculture est demeurée l’œuvre principale avec 6 exploitations en activité, il y en avait 58 au XIXe siècle dont beaucoup de petites.

Artisanat

Une cidrerie-presse à domicile

Loisirs-Randonnées

Vattetot a la chance d’avoir pu conserver ses chemins séculaires jadis empruntés quotidiennement pour vaquer aux travaux des champs ou joindre les hameaux et masures isolées.

Un magnifique circuit balisé est à la disposition des randonneurs ; nous conseillons d’aller aux beaux jours admirer comme l’écrivait en 1903 l’abbé Aubert, historien de Vattetot : « allons à Beaumont et de là, regardons le spectacle offert à nos yeux dans un rayon de 3 à 4 lieues. À nos pieds, deux vallées naissantes vont : l’une à la mer, l’autre à la Seine. La plaine, vaste, immense, est recouverte à la belle saison d’un riche tapis multicolore où se mélange dans une enchanteresse harmonie la teinte variée de ses récoltes, de ses futaies, de ses villages. C’est l’or clair des colzas en fleur, l’azur délicat des lins, le gris-vert des blés non encore mûrs, ondulants sous la brise comme des flots et qui tantôt dorés par le soleil de juillet, seront parsemés de points rouges et blancs, corolles des coquelicots et des pâquerettes… »

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église reconstruite au XVIe siècle, clocher du XIIIe, vitraux des XVIIe et XVIIIe siècles
  • Manoir Bailleul, XIIIe-XIVe siècles
  • Une église avec flèche ardoisée, son chœur avec marques des XIIe et XIIIe siècle, sa haute nef du XVIIe siècle.

Elle possède de magnifiques fonts baptismaux en pierre sculptée du XIIIe et la célèbre statue du Père éternel du XVIe, provenant de la chapelle Sainte-Véronique de la léproserie détruite.
La tradition locale nous rapporte que le chœur actuel de l’église fut jadis la chapelle d’un manoir voisin situé face au manoir presbytéral et brûlé en 1850. il était la propriété du Bailly de Bolbec.

  • Le très ancien manoir de Brilly (en 1222, Guillaume de Brilly est chevalier).
  • Le manoir du Parlement, belle bâtisse à pans de bois datant du XVIe siècle, devait servir de lieu de réunion ?

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard Alexandre (1918-1990), curé de la paroisse et auteur du Horsain[6]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les parties hermine mouchetée et le rouge sont les bases des armes des Bailleuls, seigneurs de Vattetot-sous-Beaumont.
Les trois coupeaux pour représenter "Le Beau Mont".
L'écusson d'argent chargé « d'une croix de sinople ». Armes de l'ordre des Hospitaliers qui possédaient une léproserie avec chapelle à Vattetot-sous-Beaumont.
La couronne murale de couleur or, propre aux blasons des villes et des villages.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fieffer : céder la jouissance d’un fief par contrat (aveu) à une personne (preneur) moyennant un prix convenu.
  2. Fief ferme : domaine agricole du manoir seigneurial faisant partie du domaine royal inaliénable ; le roi concédait la jouissance par convention appelée : « Engagement ».
  3. Personnat : Dignité ecclésiastique supérieure au titre de chanoine, attachée à une église ou un autel, qui conférait au titulaire sans avoir charge d’âmes, une portion fixée du bénéfice paroissial sans avoir obligation de résidence.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  6. Cécile-Anne Sibout, « Un curé pas ordinaire », Paris Normandie, 8 mars 2008