Vassili Djougachvili

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Vassili Djougachvili
Vassili Djougachvili en 1942.
Vassili Djougachvili en 1942.

Naissance
Moscou
RSFSR
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Décès (à 40 ans)
Kazan
République socialiste soviétique autonome tatare
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Origine géorgien et russe
Allégeance Drapeau de l'URSS Union soviétique
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade Lieutenant-général
Années de service 1938 – 1953
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Premier front balte
Premier front biélorusse
Bataille de Berlin
Distinctions Ordre d'Alexandre Nevski
Ordre de Souvorov
Ordre de la Croix de Grunwald
Ordre du Drapeau rouge
Médaille pour la Défense de Stalingrad

Vassili Iossifovitch Djougachvili (en russe : Василий Иосифович Джугашвили), né le à Moscou et mort le à Kazan en URSS, est un lieutenant-général de l'Armée de l'air soviétique, commandant des forces aériennes du district militaire de Moscou entre 1948 et 1952. Il est le fils de Joseph Staline et de sa seconde femme, Nadejda Allilouïeva[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Vassili avec son père et sa sœur Svetlana.

Choqué par le suicide de sa mère en 1932 (il n'avait que 11 ans), marqué par son enfance très particulière dans un foyer familial que gardaient les agents du NKVD, peu aimé par son père, Vassili est un adolescent dissolu et fugueur, travaillant mal à l'école puis s'adonnant vite à l'alcoolisme.

Il a une sœur, Svetlana.

Il fait son service militaire dans la 16e division aérienne, où il rencontre Galina Burdonskaia, sa future épouse. Ils se marient vite ; il est âgé de 19 ans.

Une carrière militaire fulgurante[modifier | modifier le code]

Il s’élève dans les rangs de l'Armée de l'air soviétique où son père l'avait poussé à s'engager, bien que Vassili n'eût pas de réel intérêt pour intégrer les forces aériennes de l'Armée rouge.

En tant qu'officier des forces aériennes soviétiques, il est, en 1941, inspecteur des Forces aériennes au Quartier général à Moscou. En décembre 1941, il est commandant puis promu lieutenant-général en 1942. Pendant la guerre, on dit qu'il fait 26 sorties aériennes et qu'il aurait abattu 2 appareils ennemis.

Il est nommé général de division aérienne en 1946, puis général de corps d'armée aérien en 1947, enfin commandant des forces aériennes du district militaire de Moscou en 1948.

Néanmoins, une partie de ses attributions lui est retirée à la suite d'un accident aérien survenu lors d'une parade aérienne le 27 juillet 1952, Vassili ordonnant que les avions prennent leur envol alors que le temps était très mauvais.

Dirigeant sportif[modifier | modifier le code]

Vassili Staline est aussi dirigeant d'un club sportif important, le VVS MVO Moscou. Ce club comporte alors quatre sections : basket-ball, volley-ball, football, mais surtout hockey sur glace, activité phare du club.

En 1950, la plupart des membres de ce club sont tués dans un accident, lorsque leur avion est pris dans une tempête de neige près de l'aéroport de Sverdlovsk. Selon une rumeur, Vassili ordonne de garder secret cet accident et va jusqu'à en remplacer rapidement tous les membres, craignant la réaction de son père[2],[3].

La déchéance[modifier | modifier le code]

À la mort de son père, Vassili est arrêté le 28 avril 1953 par ordre de Lavrenti Beria. Le motif de son arrestation est qu'il aurait révélé, lors d'une soirée, des informations secrètes à un diplomate étranger sur les forces armées soviétiques. Il est accusé d'outrage aux dirigeants de l'URSS, de propagande antisoviétique et de trahison. L'instruction du dossier est confiée à un procureur particulièrement violent et sans scrupules, Lev Emelianovitch Vlodzimirski (ru).

Comme du temps des Procès de Moscou et des Grandes Purges, il avoue tous les crimes qui lui sont imputés, même ceux qu'il n'a pas pu commettre. Toutefois, heureusement pour lui, Béria est lui-même arrêté à l'été 1953 avant d'être exécuté en décembre de la même année.

Vassili demande aux nouveaux dirigeants de l'URSS, Khrouchtchev et Malenkov, de le gracier. Mais il est considéré suspect en tant que fils de Staline, jugé lors d'un procès à huis clos et condamné à 8 années de travaux forcés. Il est incarcéré au Pénitencier spécial de Vladimir, sous le nom de Vassili Pavlovitch Vassiliev.

Il est libéré le , par réduction de peine. Les autorités lui allouent une pension de retraite de 300 roubles par mois, un appartement à Moscou et l'autorisent à porter ses décorations ainsi que son uniforme de général. Il est de nouveau arrêté le , pour avoir tenu les propos discréditant le régime soviétique à l’ambassade de la RPC, et renvoyé purger le reste de sa peine à la prison de Lefortovo, dont il sort le . Il est assigné à résidence à Kazan où il habite au no 105 rue Gagarine.

Il meurt officiellement d'alcoolisme le 19 mars 1962 à l'âge de 41 ans ; ce point est cependant parfois débattu.

En 1999, il est partiellement réhabilité par le Collège militaire de la Cour suprême de Russie qui l'acquitte des accusations de propagande antisoviétique. Son corps, d’abord inhumé au cimetière Arskoïe de Kazan est transféré au cimetière moscovite de Troïekourovskoïe le , il repose auprès de sa dernière épouse Maria Ignatievna Nusberg (1930-2002).

Vie privée[modifier | modifier le code]

  • Troisième épouse, Kapitolina Georguevna Vassilieva (1918—2006), championne d'URSS de natation. Ils sont mariés de 1949 à 1953. Djougachvili adopte la fille du premier mariage de Vassilieva, Lina, qui porte depuis son nom de famille.
  • Quatrième épouse, Maria Ignatievna Nusberg (née Chevarguina, 1930-2002) depuis le , infirmière, après le mariage s'appelle Djougachvili. Ses filles du précédent mariage, Ludmila et Tatiana, adoptées par leur beau-père, portent également son nom de famille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « Василий Сталин », sur www.peoples.ru,‎ (consulté le 18 février 2014).
  2. Marc Branchu, « Championnat d'URSS 1949/50 », sur www.passionhockey.com (consulté le 17 février 2014)
  3. Ellen Barry et Andrew E. Kramer, « Crash Wipes Out Elite Russian Hockey Team, Killing Several Veterans of the N.H.L. », The New York Times,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]