Vars-sur-Roseix

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Vars-sur-Roseix
Vars-sur-Roseix
Blason de Vars-sur-Roseix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Brive-la-Gaillarde
Canton L'Yssandonnais
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Brive
Maire
Mandat
Christine Corcoral
2014-2020
Code postal 19130
Code commune 19279
Démographie
Gentilé Varsois, Varsoises
Population
municipale
375 hab. (2016 en augmentation de 13,29 % par rapport à 2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 37″ nord, 1° 21′ 55″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 235 m
Superficie 4,26 km2
Localisation

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Vars-sur-Roseix (Vars en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Son nom a été modifié le 16 août 1919, de Vars à Vars-sur-Roseix.

Les habitants y sont nommés les Varsois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un vieux dicton cite Vars comme le Jardin du Bas Limousin (Vars, lou jardi del bas limouzi).

Situé dans le Sud-Ouest de la Corrèze, à une dizaine de kilomètres de la limite départementale avec la Dordogne, le village de Vars-sur-Roseix dispose d'une vue imprenable sur les villages alentour de par sa situation à une altitude de 200 m environ. Dans la vallée, coule le Roseix, un sous-affluent de la Vézère.

Les deux villes les plus proches sont Objat et Brive-la-Gaillarde, la sous-préfecture.

Village, resté à l'écart des circuits touristiques, Vars a su conserver son authenticité, avec ses belles maisons en grès rouge. Composé de huit lieux-dits, en particulier Chantegrêle situé sur la crête opposée, il s'étend dans la vallée, descendant jusqu'au Roseix.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Bonnet-la-Rivière Saint-Cyr-la-Roche Rose des vents
Saint-Cyprien N Objat
O    Vars-sur-Roseix    E
S
Saint-Cyprien Saint-Cyprien

Histoire[modifier | modifier le code]

Située en haut d'une colline, ce qui permettait de surveiller facilement les environs, la commune fut le siège au Moyen Âge d'une importante abbaye de la Règle, qui dépendait de Limoges, dont seules quelques pierres demeurent aujourd'hui incorporées à un mur. Elle possédait un château, résidence du seigneur de Vars. La petite église romane de Vars, typique des environs avec son clocher-mur, est l'un des derniers vestiges de cette époque passée.

Par la suite, l'un de ses habitants se rendit tristement célèbre en perdant son honneur de marin dans le drame du radeau de la Méduse. On peut encore y admirer sa vaste maison.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vars-sur-Roseix Blason Mi-parti, au 1er d'argent à trois fasces de gueules au franc-canton d'argent au roc d'échiquier de gueules, au 2d, vairé d'or et de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1975 1995 Jean Fanthou    
1995 2014 Jean-Paul Malaval   Écrivain
2014 en cours Christine Corcoral DVD Cadre

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Communauté d'agglomération du bassin de Brive.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2]. En 2016, la commune comptait 375 habitants[Note 1], en augmentation de 13,29 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334494445531566563568603605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
599582613587599570582540602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
518511432378360353311289263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
221211227257280254283323369
2016 - - - - - - - -
375--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose essentiellement sur l'agriculture et plus précisément sur l'élevage bovin pour la production de viande (cf. Veau sous la mère).

Le village dispose d'une fromagerie qui s'est spécialisée dans la production de différents fromages frais au lait de vache ou de chèvre (en particulier "le varsois").

À la fin de la guerre d'Algérie, des pruniers d'Algérie ont été plantés massivement sur la commune. C'est ainsi que la prune de Vars s'est fait connaître en Corrèze.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument principal du village est l'église datant du XIIe s, dotée d'une châsse d'émail champlevé du XIIIe s (issue des ateliers de Limoges) qui contient les reliques de saint Benoît, patron de la paroisse. L'une de ses caractéristiques est le décalage en façade de son oculus par rapport à la porte d'accès. Par ailleurs, son clocher est directement intégré au mur de la façade ; les deux cloches ont été refondues au XIXe siècle.

La grande maison du capitaine de la Méduse est caractéristique du style architectural de certaines habitations du village.

Encadrant d'étroites ruelles, les habitats traditionnels du centre de Vars sont de type semi-troglodyte, construits sur une base de grès rouge du Permien.

La croix de Vignard devant l'entrée du cimetière du XVIIIe siècle est également remarquable.

Le village a inauguré sa nouvelle salle des fêtes le 23 décembre 2007.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Vars-sur-Roseix[modifier | modifier le code]

Hugues Duroy de Chaumareys, natif de Vars, est la personnalité la plus marquante de la commune. Choisi comme amiral par Louis XVIII pour la récupération du Sénégal et affecté à cette fin au commandement de la Méduse. Le navire quitte ses amarres à Bordeaux le 27 avril 1816. Mais l'inexpérience du commandant conduit à faire échouer son navire le 2 juillet 1816 sur le dangereux Banc d'Arguin, à 160 km des côtes africaines. Les hommes gradés embarquent les premiers sur les canots, chaloupe et radeau. Le 17 juillet, l'Argus rencontre le radeau sur sa route et sauve des rescapés. Sur les 395 marins et soldats embarqués, 10 furent sauvés du radeau de la Méduse et 3 de l'épave de la Méduse.

Le récit que firent les rescapés souleva une vive émotion au sein de l'opinion publique. La cour martiale jugea les officiers et condamna l'amiral à 3 ans d'emprisonnement. L'histoire de son naufrage a été retranscrite dans la célèbre peinture de Théodore Géricault. Elle a également fait l'objet d'un film du même nom en 1998, avec Jean Yanne.

C'est aussi le village d'origine de la famille Freysselinard, aujourd'hui présente en France et en Argentine.

Ayant vécu à Vars-sur-Roseix[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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