Varaville

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Varaville
Varaville
Église de Varaville.
Blason de Varaville
Blason
Varaville
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Cabourg
Intercommunalité Communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d'Auge
Maire
Mandat
Joseph Letorey
2014-2020
Code postal 14390
Code commune 14724
Démographie
Gentilé Varavillais
Population
municipale
956 hab. (2016 en augmentation de 4,25 % par rapport à 2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 05″ nord, 0° 09′ 16″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 20 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Liens
Site web www.varaville.fr

Varaville est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 956 habitants[Note 1] (les Varavillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 1 649 hectares, Varaville est la commune la plus étendue de la Côte Fleurie et parmi les plus vastes du pays d'Auge. Commune du littoral, située entre Cabourg et Merville-Franceville-Plage, elle figure parmi les nombreuses stations balnéaires de la Côte Fleurie. Elle possède deux pôles : le Home, situé en front de mer, et le Bourg, entouré de terres agricoles et des marais de la Dives.

Une plage de trois kilomètres de sable fin est entourée de dunes et bordée de villas historiques. La Manche offre à cet endroit une eau de bonne qualité pour la baignade (classée A).

Communes limitrophes de Varaville[1]
Merville-Franceville-Plage Mer de la Manche Cabourg,
Dives-sur-Mer (sur quelques mètres)
Gonneville-en-Auge,
Bavent (sur quelques dizaines de mètres)
Varaville[1] Périers-en-Auge
Petiville Bavent Brucourt,
Goustranville

Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Lisieux[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Waraville en 1155, Warevile, Wareville en 1160, Varrevilla en 1190, Waravilla au XIIIe siècle, Varavilla en 1230[3].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Vara- représente un anthroponyme selon le cas général. Probablement le nom de personne vieux danois Wari, variante du nom de personne norois Varr que l'on retrouve dans Varreville (Calvados, Neuilly, Varvilla 1294, ch. de Barbery, n° 163).

Dans Waraville, [w] est régulièrement passé à [v] à partir du XIIIe siècle, évolution phonétique qui caractérise le normand septentrional. Elle est généralement notée V / v de nos jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, des incursions scandinaves se produisent, favorisées par la proximité de l'estuaire de la Dives. Certains s'y sédentarisent rapidement. Un chef danois, Harald, tente à son tour de s'en emparer, mais brièvement[4].

Des marais salants ont existé au Home. Mais au XIVe siècle, à la suite de vexations des commis de la gabelle, ils cessent d'être exploités. Certaines de ces salines avaient appartenu à des abbayes normandes[4].

La bataille du gué de Varaville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Varaville.
Stèle commémorative de la bataille de Varaville.

Le marais qui s'étend à l'est de Varaville a été le théâtre d'une bataille[5] en 1057 entre Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et le roi de France Henri Ier. À l'époque, deux seigneurs, le comte Geoffroy II d'Anjou et le duc Guillaume de Normandie, sont en forte rivalité. Le roi de France soutient tantôt l'un, tantôt l'autre, afin de contenir leur puissance grandissante. Après avoir aidé le duc Guillaume à reprendre Alençon et Domfront au comte d'Anjou, le roi de France se retourne contre Guillaume et mène quelques incursions en Normandie. En 1054, le roi attaque la Normandie au sud. Le frère du roi est défait à Mortemer. Trois ans plus tard, des troupes françaises commandées cette fois-ci par le roi Henri Ier de France en personne, remontent du sud en direction de Caen en Normandie. L'armée royale pille le pays, mais ne peut affronter les Normands qui, à quelques centaines contre des milliers, se dérobent. Le roi décide de faire route vers l'est sans doute pour prendre Rouen. Le [6], l'avant garde de l'armée, où se trouve le roi, atteint la rive est de la vallée alors que son arrière-garde, se trouvant encore à 3 km, se fait attaquer par les Normands commandés par Guillaume qui ont attaqué par surprise en empruntant notamment un gué au travers des marais. Il s'ensuit une déconfiture totale de l'armée française laquelle, cernée par les Normands, les marécages au sud et la mer au nord, ne peut s'enfuir. Des hauteurs de Bassebourg[7], le roi Henri Ier observe impuissant sa déroute. Il ne s'en remettra pas et mourra trois ans plus tard dans la peine de ses défaites. La puissance continentale du duc fut définitivement acquise lors de cette bataille qui eut lieu non loin de Croissanville[8] (une vingtaine de kilomètres plus au sud) où, 112 ans plus tôt en juillet 945, l'armée du roi danois Harald à la dent bleue venue à l'aide des Normands écrasa l'armée franque de Louis IV d'Outremer. C'est aussi au nord de ce même endroit que neuf ans plus tard, la flotte normande sera rassemblée dans l'estuaire de la Dives pour la conquête de l'Angleterre (après escale dans la baie de Somme).

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'apparition du chemin de fer et la mode des stations balnéaires permettent au Home de renaître. Là où se trouvaient des « dunes à lapins », au nord de la commune, un lotissement permet la construction de quelques belles demeures. Mais l'isolement et le manque d'animations ne permettront jamais au Home de devenir une station familiale (comme Merville-Franceville-Plage) ou chic (comme Cabourg). Le Home ne vit qu'en saison, l'été, et s'endort l'hiver.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un préventorium est créé, qui accueille des enfants susceptibles de développer la tuberculose. Ce site, appartenant à la clinique Saint-Joseph de Caen, fonctionne grâce à des sœurs de l'ordre de Saint-Vincent-de-Paul, acquiert vite une certaine renommée, qui fait que la plage du Home bénéficie d'une réputation croissante.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les autorités allemandes font évacuer le Home en mars 1944, afin d'avoir une zone dégagée face à la Manche pour déceler et empêcher toute tentative de débarquement allié. De petits bunkers avaient été construits dans les dunes, face à la mer. Les familles des fermes isolées ou des marais sont évacuées pour permettre d'inonder la zone conformément aux ordres de Rommel. Ses inondations sont destinées à gêner des parachutages alliés. La plupart des arbres sont abattus pour ériger les asperges de Rommel. Lors des mois de juin et de juillet 1944, la proximité du front (Sword Beach) vers Merville-Franceville-Plage fait que la plupart des maisons et des infrastructures du Home ou du bourg sont très endommagées, voire détruites, souvent pillées. Certaines sont vandalisées par l'occupant[9]. Le bourg est libéré le par les parachutistes anglo-canadiens de la 6th Airborne Division qui subissent de lourdes pertes, mais il est réoccupé dès le lendemain par les Allemands. Dans l'immédiate après-guerre, des prisonniers de guerre allemands (du camp de prisonniers de la Grâce de Dieu, près de Fleury-sur-Orne), sont employés pour nettoyer et déminer la zone. L'église est relevée à son emplacement, dans le bourg, alors que la mairie de Varaville est édifiée au Home.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Georges Simon    
1947 1964 Jean Bernard    
1964 1971 Charles Labarrière    
1971 1972 Georges Romeuf    
1972 1983 Louis Bastide    
1983 mars 2001 Gilbert Schwaller    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Lepoittevin   Gérant
mars 2008[10] En cours Joseph Letorey[11] SE Ingénieur (retraité)
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2016, la commune comptait 956 habitants[Note 2], en augmentation de 4,25 % par rapport à 2011 (Calvados : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
186276319320254263292310292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
309297311261247250252289319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320341366424488561524397570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
461511595729826815774888960
2016 - - - - - - - -
956--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir dit Cour de la Maison.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouvent un golf 18 trous, des étangs de pêche et un centre équestre. En été, expositions de peintures ou de photos, randonnées pédestres, animations et soirées sont organisées.

L'Association sportive du Hôme-Varaville a fait évoluer une équipe de football en divisions de district[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logo et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Varaville Blason De gueules à deux léopards d’or l'un au-dessus de l'autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. « Recueil des actes administratifs du 22 décembre 2016 » [PDF], sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 16 janvier 2017).
  3. Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, 1883, p. 291 [1]
  4. a et b J. Chanson, Dictionnaire alphabétique, topographique, archéologique et historique du département du Calvados, 1853, réédition Les Éditions du Bastion, 1993
  5. Barthélemy Pont, Histoire de la ville de Caen, 1866, p. 244 et suivantes
  6. Cette date qui figure sur la stèle de commémoration est quasiment impossible car elle se situe une semaine avant Pâques qui tombe le 30 mars. Il est difficile de croire qu'une bataille ait eu lieu à ce moment-là, il est plus facile de croire le chanoine Wace de Bayeux qui nous parle du mois d'août
  7. Wace Le Roman de Rou et des ducs de Normandie, 1827, p. 446 qui renvoie à la page 93
  8. Jean Dubuc Histoire chronologique de la Normandie et des Normands 2003, p. 168
  9. « Le site des clochers de la France - Varaville » (consulté le 31 octobre 2011)
  10. « Joseph Letorey, le maire et ses adjoints ont été élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 août 2014)
  11. Réélection 2014 : « Joseph Letorey a pris ses fonctions de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  12. « Varaville (14390) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 août 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « Manoir dit Cour de la Maison », notice no PA00111775, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « ZNIEFF 250020004 - MARAIS DE VARAVILLE », sur Inventaire national du patrimoine naturel
  19. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Le Hôme Varaville » (consulté le 3 février 2010)