Varaville

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Varaville
Église de Varaville
Église de Varaville
Blason de Varaville
Héraldique
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Cabourg
Intercommunalité Communauté de communes Normandie-Cabourg-Pays d'Auge
Maire
Mandat
Joseph Letorey
2014-2020
Code postal 14390
Code commune 14724
Démographie
Gentilé Varavillais
Population
municipale
952 hab. (2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 05″ nord, 0° 09′ 16″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 20 m
Superficie 16,49 km2
Localisation

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Liens
Site web www.varaville.fr

Varaville est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 952 habitants[Note 1] (les Varavillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 1 649 hectares, Varaville est la commune la plus étendue de la Côte Fleurie et parmi les plus vastes du pays d'Auge. Commune du littoral, située entre Cabourg et Merville-Franceville-Plage, elle figure parmi les nombreuses stations balnéaires de la Côte Fleurie. Elle possède deux pôles : le Home, situé en front de mer, et le Bourg, entouré de terres agricoles et des marais de la Dives.

Une plage de trois kilomètres de sable fin est entourée de dunes et bordée de villas historiques. La Manche offre à cet endroit une eau de bonne qualité pour la baignade (classée A).

Communes limitrophes de Varaville[1]
Merville-Franceville-Plage Mer de la Manche Cabourg,
Dives-sur-Mer (sur quelques mètres)
Gonneville-en-Auge,
Bavent (sur quelques dizaines de mètres)
Varaville[1] Périers-en-Auge
Petiville Bavent Brucourt,
Goustranville

Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Lisieux[2]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Varetvilla en 1049-1058.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, des incursions scandinaves se produisent, favorisées par la proximité de l'estuaire de la Dives. Certains s'y sédentarisent rapidement. Un chef danois, Harold, tente à son tour de s'en emparer, mais brièvement[3].

Des marais salants ont existé au Home. Mais au XIVe siècle, à la suite de vexations des commis de la gabelle, ils cessent d'être exploités. Certaines de ces salines avaient appartenu à des abbayes normandes[3].

La bataille du gué de Varaville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Varaville.
Stèle commémorative de la bataille de Varaville

Le marais qui s'étend à l'est de Varaville a été le théâtre d'une bataille[4] en 1057 entre Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et le roi de France Henri Ier. À l'époque, deux seigneurs, le comte Geoffroy II d'Anjou et le duc Guillaume de Normandie, sont en forte rivalité. Le roi de France soutient tantôt l'un, tantôt l'autre, afin de contenir leur puissance grandissante. Après avoir aidé le duc Guillaume à reprendre Alençon et Domfront au comte d'Anjou, le roi de France se retourne contre Guillaume et mène quelques incursions en Normandie. En 1054, le roi attaque la Normandie au sud. Le frère du roi est défait à Mortemer. Trois ans plus tard, des troupes françaises commandées cette fois-ci par le roi Henri Ier de France en personne, remontent du sud en direction de Caen en Normandie. L'armée royale pille le pays, mais ne peut affronter les Normands qui, à quelques centaines contre des milliers, se dérobent. Le roi décide de faire route vers l'est sans doute pour prendre Rouen. Le [5], l'avant garde de l'armée, où se trouve le roi, atteint la rive est de la vallée alors que son arrière garde, se trouvant encore à trois km, se fait attaquer par les Normands commandés par Guillaume qui ont attaqué par surprise en empruntant notamment un gué au travers des marais. Il s'ensuit une déconfiture totale de l'armée française laquelle, cernée par les Normands, les marécages au sud et la mer au nord, ne peut s'enfuir. Des hauteurs de Bassebourg[6], le roi Henri Ier observe impuissant sa déroute. Il ne s'en remettra pas et mourra trois ans plus tard dans la peine de ses défaites. La puissance continentale du duc fut définitivement acquise lors de cette bataille qui eut lieu non loin de Croissanville[7] (une vingtaine de kilomètres plus au sud) où, 112 ans plus tôt en juillet 945, l'armée du roi danois Harald à la dent bleue venue à l'aide des Normands écrasa l'armée franque de Louis IV d'Outremer. C'est aussi au nord de ce même endroit que neuf ans plus tard, la flotte normande sera rassemblée dans l'estuaire de la Dives pour la conquête de l'Angleterre (après escale dans la baie de Somme).

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

L'apparition du chemin de fer et la mode des stations balnéaires permettent au Home de renaître. Là où se trouvaient des « dunes à lapins », au nord de la commune, un lotissement permet la construction de quelques belles demeures. Mais l'isolement et le manque d'animations ne permettront jamais au Home de devenir une station familiale (comme Merville-Franceville-Plage) ou chic (comme Cabourg). Le Home ne vit qu'en saison, l'été, et s'endort l'hiver.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un préventorium est créé, qui accueille des enfants susceptibles de développer la tuberculose. Ce site, appartenant à la clinique Saint-Joseph de Caen, fonctionne grâce à des sœurs de l'ordre de Saint-Vincent-de-Paul, acquiert vite une certaine renommée, qui fait que la plage du Home bénéficie d'une réputation croissante.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les autorités allemandes font évacuer le Home en mars 1944, afin d'avoir une zone dégagée face à la Manche. Des petits bunkers avaient été construits dans les dunes, face à la mer. Le bourg est libéré le 6 juin 1944, mais il est réoccupé dès le lendemain par les Allemands. Les familles des fermes isolées ou des marais sont évacuées. En effet, les Allemands inondent les marais pour ralentir l'avance alliée. La plupart des arbres sont abattus pour ériger les asperges de Rommel. Lors des mois de juin et de juillet 1944, la proximité du front (Sword Beach) vers Merville-Franceville-Plage fait que la plupart des maisons et des infrastructures du Home ou du bourg sont très endommagées, voire détruites, souvent pillées. Certaines sont vandalisées par l'occupant[8]. Dans l'immédiate après-guerre, des prisonniers de guerre allemands (du camp de prisonniers de la Grâce de Dieu, près de Fleury-sur-Orne), sont employés pour nettoyer et déminer la zone. L'église est relevée à son emplacement, dans le bourg, alors que la mairie de Varaville est édifiée au Home.

Héraldique, logo et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Varaville Blason De gueules à deux léopards d’or l’un au-dessus de l’autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Georges Simon    
1947 1964 Jean Bernard    
1964 1971 Charles Labarrière    
1971 1972 Georges Romeuf    
1972 1983 Louis Bastide    
1983 mars 2001 Gilbert Schwaller    
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Lepoittevin   Gérant
mars 2008[9] en cours Joseph Letorey[10] SE Ingénieur (retraité)
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 952 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Varaville[12]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
186 276 319 320 254 263 292 310 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
309 297 311 261 247 250 252 289 319
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
320 341 366 424 488 561 524 397 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
461 511 595 729 826 815 774 888 952
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le manoir dit Cour de la Maison.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sur la commune se trouvent un golf 18 trous, des étangs de pêche et un centre équestre. En été, expositions de peintures ou de photos, randonnées pédestres, animations et soirées sont organisées.

L'Association sportive du Hôme-Varaville a fait évoluer une équipe de football en divisions de district[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. « Recueil des actes administratifs du 22 décembre 2016 » [PDF], sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 16 janvier 2017).
  3. a et b J.Chanson, Dictionnaire alphabétique, topographique, archéologique et historique du département du Calvados, 1853, réédition Les Éditions du Bastion, 1993
  4. Barthélemy Pont, Histoire de la ville de Caen, 1866, p. 244 et suivantes
  5. Cette date qui figure sur la stèle de commémoration est quasiment impossible car elle se situe une semaine avant Pâques qui tombe le 30 mars. Il est difficile de croire qu'une bataille ait eu lieu à ce moment-là, il est plus facile de croire le chanoine Wace de Bayeux qui nous parle du mois d'août
  6. Wace Le Roman de Rou et des ducs de Normandie, 1827, p. 446 qui renvoie à la page 93
  7. Jean Dubuc Histoire chronologique de la Normandie et des Normands 2003, p. 168
  8. « Le site des clochers de la France - Varaville » (consulté le 31 octobre 2011)
  9. « Joseph Letorey, le maire et ses adjoints ont été élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 août 2014)
  10. Réélection 2014 : « Joseph Letorey a pris ses fonctions de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le 9 avril 2014)
  11. « Varaville (14390) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 août 2014)
  12. Date du prochain recensement à Varaville, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Manoir dit Cour de la Maison », notice no PA00111775, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « ZNIEFF 250020004 - MARAIS DE VARAVILLE », sur Inventaire national du patrimoine naturel
  17. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Le Hôme Varaville » (consulté le 3 février 2010)