Vampirisme dans la littérature

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Illustration classique d'un vampire.

Le vampirisme dans la littérature regroupe toutes les œuvres traitant ou abordant le mythe du vampire. Le vampire littéraire est apparu pour la première fois dans la poésie du XVIIIe siècle, avant de devenir l’une des figures phares de la fiction gothique avec la publication de The Vampyre de Polidori (1819), lequel fut inspiré par la vie et la légende de Lord Byron. Plus tard, les œuvres influentes comprennent le penny dreadful Varney the Vampire (en) (1847) ; le conte de la vampire lesbienne de Sheridan Le Fanu, Carmilla (1872) et le chef-d’œuvre du genre : le Dracula de Bram Stoker (1897). Certains auteurs créèrent un « vampire plus sympathique », Varney étant le premier exemple et en 1976 par Anne Rice dans Entretien avec un Vampire.

Plus récemment le genre a été mélangé avec des motifs de science fiction comme des aliens. En outre, certains vampires modernes se nourrissent même d’énergie plutôt que de sang.

Historique[modifier | modifier le code]

Premiers récits[modifier | modifier le code]

Le thème du vampire a inspiré les poètes et écrivains depuis 1748, année à laquelle Heinrich Augustin von Ossenfelder écrit Der Vampyr. En 1797, soit un siècle avant Bram Stoker, Goethe, dans la Fiancée de Corinthe, aborde sous forme de métaphore l'état non mort d'une jeune femme se nourrissant de sang.

Le premier texte anglais sur ce thème fut The Vampyre de John Stagg en 1810. Mais le premier personnage qui attira l'attention fut Lord Ruthven, créé par John William Polidori en 1819 dans une longue nouvelle intitulée Le Vampire. Le contexte d'écriture de cette dernière nouvelle est remarquable. Un défi fut lancé par Lord Byron lors d'une journée pluvieuse à, entre autres, Percy (qui refusa) et son épouse Mary Shelley, avec le but d'écrire une nouvelle mettant en scène un mort-vivant. Mary Shelley engendra d'ailleurs Frankenstein. En revanche, Lord Byron, manquant d'inspiration, abandonna ses notes à son secrétaire John William Polidori, qui travailla cette ébauche et eut un succès immédiat en Europe. De fait, la paternité de ce récit fut âprement disputée entre les deux écrivains et fut finalement attribuée à Lord Byron[1]. Avec sa publication, le thème du vampirisme devient alors incontournable et de nombreux auteurs britanniques, allemands, français s'y essaient : Théophile Gautier, Hoffman, Tolstoï, etc.

Récits fondateurs du mythe moderne[modifier | modifier le code]

Le virage suivant est pris par Sheridan Le Fanu avec Carmilla en 1872. Il présente le vampire comme une victime de son propre état et s'oppose du même coup au bien-pensant de la Grande-Bretagne en abordant le lesbianisme du personnage, sachant que l'homosexualité était fortement condamnée.

En 1897, Bram Stoker crée Dracula qui sacre le vampire personnage de fiction à part entière...

Récupérations modernes et amplifications[modifier | modifier le code]

Anne Rice contribuera à donner une seconde jeunesse au mythe des buveurs de sang avec ses Chroniques des vampires, qui débutent en 1976 avec l'opus Entretien avec un vampire. Dans cette série, Anne Rice donne une interprétation originale des origines des vampires[2], et axe une bonne partie de l'œuvre autour des interrogations métaphysiques et morales qui peuvent tenailler les vampires.

Dans Je suis une légende, son premier roman, Richard Matheson met en scène le dernier humain vivant dans un monde peuplé de vampires, tout en prétendant apporter une explication scientifique à l'existence de ces derniers.

Plus récemment, dans La Saga du désir interdit (Twilight en anglais) débutée en 2005 par Stephenie Meyer, certaines créatures appelées vampires, bien que très différentes du vampire traditionnel, vivent parmi les humains et mènent une vie normale en se nourrissant uniquement de sang animal, quand d'autres suivent le régime alimentaire traditionnel.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de romans de vampires.

Liste non exhaustive des œuvres sur le thème des vampires :

Poèmes[modifier | modifier le code]

Prose[modifier | modifier le code]

Séries de romans[modifier | modifier le code]

Anthologie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le vampire est également présent en littérature jeunesse.

  • 1979-2008 : Le Petit Vampire, série pour enfants d'Angela Sommer-Bodenburg
  • 1985 : Vladimir Poltron, vampire de 3e classe de Jack Chaboud et Nicole Claveloux met en scène un jeune vampire ayant peur de tout, horreur du sang et des sorties nocturnes
  • 1999 : Mademoiselle V de Jean-Baptiste Evette : une fille vampire réveillée par des travaux du métro parisien se lie d'amitié avec une jeune humaine. Celle-ci tente de lui expliquer le monde de la surface, que la vampire ne peut se figurer qu'à travers les affiches du métro. Finalement, Mademoiselle V succombe à la tentation du jour.
  • 2010 : Sur les terres du comte Dracula de Arthur Ténor

Bande-dessinée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Estelle Valls de Gomis, Le vampire au fil des siècles: enquête autour d'un mythe, éd Cheminements, 2005, p. 91 en ligne
  2. cf l'ouvrage Lestat le vampire
  3. La Vampire, ou la vierge de Hongrie., Otrante, 2016

Articles connexes[modifier | modifier le code]