Valtònyc

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Valtònyc
Description de l'image Demà pots ser tu DC71147 (40374672995) (cropped).jpg.
Informations générales
Surnom L'Enfant terrible
Nom de naissance José Miquel Arenas Beltrán
Naissance (29 ans)
Sa Pobla, Îles Baléares, Drapeau de l'Espagne Espagne
Activité principale Rappeur
Genre musical Hip-hop catalan
Années actives Depuis 2009
Labels Ca'n Valtònyc

Valtònyc, de son vrai nom José Miguel Arenas Beltrán, né le à Sa Pobla dans l'île de Majorque (îles Baléares), surnommé L'Enfant terrible, est un rappeur espagnol d'expression catalane.

Il a été condamné en Espagne à trois années et demi de prison ferme pour « insulte à la couronne », ainsi que pour « apologie » de l'action passée des groupes armés dissous ETA et GRAPO, dans plusieurs chansons et est actuellement réfugié en Belgique.

Cette condamnation, dans le contexte d'autres sanctions judiciaires de même nature, suscite une polémique[1] relative à la loi organique de protection de la sécurité publique, surnommée Ley Mordaza, c'est-à-dire "lois baillon"[2].

L'Espagne a émis un mandat d'arrêt international à son encontre car il s'est enfui et s'est mis à la disposition de la justice belge, qui le laisse en liberté[3], puis rejette son extradition en , considérant que les faits sont couverts par la liberté d’expression et ne constituent pas de délit[4]. Le parquet fait appel et le juge consulte alors le Tribunal de l'Union européenne qui souligne que l'Espagne a condamné Valtonyc en application rétroactive d'une lois votée après la commition de l'éventuel délit qui lui est reproché[5].Consulté sur ce cas précis, en 2021, le Tribunal Constitutionnel Belge déclare la lois sur l'outrage à la couronne incompatible avec la liberté d'expression et l'annule[6]. Le 28 décembre la justice Belge confirme le refus d'extradition ; désormais libre de circuler il se rend clandestinement en Espagne le 29[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

José Miguel Arenas Beltrán est originaire de l'île de Majorque. Il exerce l'activité de vendeur de fruits et de légumes. Il est également rappeur et développeur de logiciels full stack.

Il était peu connu avant de déclencher une procédure judiciaire contre lui pour des propos jugés outranciers et insultants par l'Audience nationale, le tribunal compétent en matière de terrorisme[8].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Textes incriminés[modifier | modifier le code]

En 2012, il diffuse et chante des textes jugés insultants envers la famille royale d'Espagne. La justice espagnole considère également qu'il manifeste un soutien aux anciens groupes armés GRAPO (marxiste) et ETA (nationaliste basque).

En particulier, il déclare à propos de Jorge Campos Asensi, homme politique appartenant au parti de droite Vox et à l’association Círculo Balear[9], qu’il « mérite une bombe de destruction nucleaire[10] ». Au sujet de la famille royale, il proclame : « Nous voulons la mort de ces porcs[10] ».

Mentionnant l'organisation terroriste ETA, il écrit : « Voyons si l'ETA met une bombe et qu'elle explose[10] », « Quand je dis Gora ETA devant un guardia civil, c’est pour cela que l'on t’enferme et parce qu'on est un fils de pute comme Urdangarin[10] ». De même, ses paroles manifestent un approbation du groupe maoïste GRAPO, particulièrement actif à la fin es années 1970 et début des années 1980, soit à la fin de la dictature franquiste, puis durant la phase politique suivante. Les propos litigieux concernent en particulier sept chansons de l'album « Residus de un poeta »[10].

Valtonyc a déclaré au cours de nombreuses interviews que, de son point de vue, il s'agit « d'hyperboles » et que ces figures de style seraient caractéristique du rap. Selon lui, elles ne mettent personne en danger. Il ajoute qu'il accepterait que les personnes qu'il insulte puissent dire la même chose de lui. Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, il ironise au sujet de la polémique de la « bombe de destruction nucléaire » en jouant sur le fait qu'il n'a « jamais trouvé de plutonium durant [ses] 24 ans ». Il reconnait que s’il avait écrit ces textes au moment de l'interview, il aurait utilisé un style moins caustique[11].

Procédure judiciaire et condamnation[modifier | modifier le code]

Audience nationale

Âgé de 18 ans, il est arrêté le .

Il est jugé par l'Audience nationale en 2017 et condamné à trois années et demi de prison ferme, pour « injure à la Couronne d'Espagne » ainsi que pour « apologie du terrorisme ». Il sort libre du tribunal dans l'attente du jugement en appel.

En , le Tribunal suprême confirme cette peine en cassation, pour « apologie du terrorisme » et pour « menaces ».

Ce jugement fait débat[12],[13]. Il y a d'abord l'institution même de l'Audience nationale, une juridiction spécifique à l'Espagne compétente pour les affaires de sécurité nationale et d'infractions relatives aux institutions nationales mais dont les détracteurs soulignent qu'elle est "la fille du Tribunal de l'ordre public" du régime franquiste[14])[15],[16] et le fait que la juge de l'audience nationale qui l'a condamné, Concepción Espejel, est l'épouse d'un garde civil et une amie très proche de la ministre de la défense María Dolores de Cospedal[17]. Les partisans de Valtonyc mettent en cause la personnalité de Concepción Espejel, et soulignent un verdict polémique, en particulier, dans le cas d'un militant d’extrême droite phalangiste qui avait poignardé à trois reprises un jeune militant de gauche et où Espejel réduisit le motif d'inculpation d'homicide volontaire à lésion volontaire en argumentant que comme la victime était maigre, les coups portés ne visaient pas à entraîner la mort et réduisant la condamnation à une peine inférieure à celle infligée au rappeur par la suite[18].

Le condamnation de Valtònyc touche un point politique et juridique qui fait débat : la "Loi organique de protection de la sécurité publique", qualifiée de "loi bâillon" (Ley Mordaza)[19],[20],[21] qui motive la nature de la peine ainsi que sa durée.

Pour Amnesty International il s'agit d' "une attaque sérieuse contre la liberté d'expression"[22].

Selon le syndicat de la magistrature "Juges pour la démocratie" (Juezas y jueces para la democracia) ce jugement pourrait être invalidé si le rappeur en faisait appel auprès de la Cour européenne des droits de l'homme dont la jurisprudence "s'adapte mal" à la législation espagnole[23]. Quelques semaines avant la condamnation définitive de Valtònyc, en , ce même tribunal européen a condamné la justice espagnole pour avoir emprisonné des militants catalanistes qui avaient brûlé des photos du Roi d'Espagne ainsi que des drapeaux de la monarchie[24],[25].

Loi organique de protection de la sécurité publique[modifier | modifier le code]

Manisfestation contre la lois dite "bâillon"

L'Audience nationale, sur le fondement de la "Loi organique de protection de la sécurité publique", qualifiée de "loi bâillon" par ses opposants, a prononcé d'autres jugements de même nature, dans des contexte similaires. Elle soulève des inquiétudes et polémiques en Espagne[26] et à l'étranger[27]et qu'Amnesty a lancé une pétition contre elle[28].

Les débats soulèvent la question de savoir si la notion de terrorisme n'est pas excessivement étendue, selon la loi en vigueur. Ils se ravivent quand le procureur a demandé des peines pour terrorisme pouvant aller jusqu'à 35 ans de prison ferme pour des manifestants catalanistes qui protestaient en soulevant des barrières d'autoroute[29].

Ils posent également la place de la liberté d'expression et des modalités pratiques de la lutte contre le terrorisme.

Autres condamnations dans le cadre de la loi de protection de la sécurité publique[modifier | modifier le code]

Valtònyc, Jordi Pesarrodona et César Strawberry du rap groupe Def Con Dos.

L'Audience Nationale a prononcé d'autres peines de prison contre les rappeurs César Strawberry[30], Pablo Hasél[31], les jeunes membres du collectif galiciens de rap La Insurjencia[32], ainsi qu'à l'encontre d'acteurs (tels que Toni Albá, pour un jeu de mot sur le nom de la juge Carmen Lamela[33] ou Facu Díaz pour un sketch avec une cagoule singeant les communiqués de l'ETA[34]).

Jordi Pesarrodona, condamné pour s'être mis un nez rouge à côté d'un garde civil[35],[36] ainsi que Cassandra Vera[37], auteur de treize tweets se voulant humoristiques à l'endroit de Luis Carrero Blanco, premier ministre de Franco, assassiné par les terroristes basques en 1973, initialement condamnée à une peine de prison[38]. Cassandra Vera a exprimé sa solidarité avec les actes de Valtònyc.

L'audience nationale a placé en détention provisoire pour terrorisme des membres d'un collectif anarchistes vegan[non neutre], sans fondement sérieux selon El País[39]). Pour Amnesty International il s'agit d'artistes ou de journalistes "victimes de [la] loi antiterroriste"[40].

La presse associe la procédure contre Valtònyc[41],[42] à d'autres procédures en cours, mettant en jeu la liberté d'expression et le respect des personnes ou des religions[1] ; au moment où Valtònyc attendait la confirmation définitive de sa peine de trois ans et demi, le ministère public a requis plus de deux mille euros d'amende pour un photomontage superposant un visage et une représentation du Christ posté sur Instagram. L'auteur est finalement condamné à une amende de 490 euros après s'être excusé[43]. L'acteur Willy Toledo est poursuivi pour avoir blasphémé la Vierge Marie sur facebook[44],[45] ; il a refusé de se présenter à sa convocation au tribunal et a donné une conférence de presse en compagnie de l'acteur Javier Bardem exprimant leurs soutiens à Valtònyc[46].

Réunion organisée par l'association catalaniste Omnium Cultural réunissant des justiciables que cette dernière considère poursuivis pour leurs opinions

Manifestations de soutien à la décision judiciaire[modifier | modifier le code]

Pour le ministre de la sécurité Juan Ignacio Zoido, il faut "se battre contre tout signe d’extrémisme"[47].

Manifestations de soutien à Valtonyc[modifier | modifier le code]

Un comité d'artistes hip hop diffuse le titre Los Borbones son unos ladrones ("Les Bourbons sont des voleurs") en soutien à Valtònyc et aux autres rappeurs condamnés. Ce titre attaque en particulier l'infante Cristina, "les juges", "les procureurs" et la famille royale d'Espagne (les Bourbons).

Le dirigeant de Podemos, Pablo Iglesias, a manifesté son soutien à cette chanson ou à son auteur[48],[49].

Le syndicat de magistrats "Juges pour la démocratie" met en garde contre l'effet de la condamnation de Valtònyc sur la création artistique" et contre le "danger qui pèse sur la liberté d'expression"[50]. De son côté, l'association catalaniste Omnium cultural (dont l'ancien président est Jordi Sànchez lance une campagne de soutien en faveur de ceux qu'elle considère être des "prisonniers d'opinion" (Valtònyc inclus) avec le slogan Demà pots ser tu ("demain ce pourrait être toi")[51]. Amnesty international estime qu'il y a un "usage excessif" de l'accusation de terrorisme en Espagne, en particulier dans les cas de Valtònyc et de Pablo Hasél[52].

En rapprochant les propos et les procédures de Valtònyc, de Pablo Hásel et du chanteur Evaristo Páramo (interpellé le ), Mediapart publie : "Politique punitive en Espagne : les artistes dans l’œil du cyclone"[53]

Dans ce contexte, le chanteur C.Tangana insulte publiquement le Roi déclarant : "Le roi c'est moi, le Roi est un abruti, la mère du Roi me bouffe les couilles [...] Qu'on me mette moi aussi en prison, je m'en irai en Belgique leur parler de là-bas"[54].

Fuite en Belgique[modifier | modifier le code]

En , Valtònyc lors d'un concert et devant l'imminence de son entrée en prison déclare : "Je sais que je suis un putain de lourdaud, qui ne plastronne que dans ses concerts. Mais bon, je mouille ma chemise. Et si je ne la ramène pas maintenant, après je serais là-bas, en train de ronger mon frein dans la salle de sport [de la prison] en train de me redire encore et encore : merde, mec, tu aurais dû dire ça : Tuez un putain de guardia civil [..] Posez une bombe au procureur, une bonne fois pour toutes"[55],[56],[57]. Une plainte est déposée de nouveau pour "apologie du terrorisme"[58].

Le , devant donc exécuter sa peine de prison à partir du Valtònyc prend la fuite pour une destination inconnue, la Belgique est évoquée[59], estimant « légitime » de « désobéir à cet État fasciste »[60]. En Belgique, se trouvent des membres de l'ex-gouvernement catalan destitué. Il demande à l'avocat Gonzalo Boye (qui défend deux ex-ministres, Toni Comín e Meritxell Serret, du gouvernement catalan destitué de Carles Puigdemont) d'assurer sa défense[61]. Ce dernier annonce que Valtònyc présentera un recours contre sa condamnation devant la Cour européenne des Droits de l'Homme, la CEDH[62] dans les 10 jours (déclaration faite le )[63].

Le , l'Espagne émet un mandat d'arrêt contre lui[64]. Le son avocat déclare qu'il se met à la disposition de la justice belge[65]. Le Europapress et El País annoncent que la Cour Européenne a rejeté la demande de suspension immédiate de la peine, sans préjuger du fond de l'affaire ; Valtònyc dément immédiatement cette information déclarant ne pas encore avoir déposé de demande et signalant sa solidarité avec les basques condamnés pour l'agression de gendarmes à Altasu[66],[67].

Valtònyc en compagnie du président catalan Quim Torra et de politiques catalans devant la Casa de la República a Waterloo, 28 juillet 2018.

Le , il dénonce la condamnation du rappeur Pablo Hasél [68].

Il paraît aux côtés de Carles Puigdemont, revenu dans sa résidence belge de Waterloo, la justice allemande ayant refusé son extradition, étant poursuivi en Espagne pour rébellion. Les deux exilés sont entourés de politiques catalans exilés, de l'actuel président catalan et d'avocats lors de la réception d'accueil de l'ancien président destitué.

Le 21 août la justice belge rejette son extradition et reporte au 3 septembre la décision dans l'attente des éléments d'accusation demandés à la justice espagnole[69].

Le , par un réseau social, Valtònyc déclare qu'il réfute les accusations de lâche qui critiqueraient l'Espagne depuis la Belgique car durant des années il a « emmerdé [cette] patrie de merde »[70].

Vie en Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique Valtònyc a pu commencer à étudier et a réalisé l'album EPD (En Pau Descansi) en 2020 - avec un financement public du gouvernement belge.[71]

Recours auprès de la Cour Européenne de Justice et la question de la rétroactivité de la sentence[modifier | modifier le code]

Face à l'appel déposé contre le refus d'extradition, le juge belge décide de poser un question préjudicielle à la Cour Européenne de Justice.

Le , par l'intermédiaire d'un de ses avocats cette dernière soulève la question d'une application retro active de la lois qui permet de condamner Valtonyc a des peines aussi lourdes. Le journal national El País [5] fait alors un parallèle avec le cas du député catalan Oriol Junqueras (condamné à 13 ans de prison pour la tenue du referendum unilatéral autodétermination, alors qu'il était couvert par l’immunité de parlementaire européen) et titre "La justice espagnole échoue à nouveau en Europe après son revers du cas Junqueras".

Recours auprès de du Tribunal Constitutionnel belge[modifier | modifier le code]

À la suite du rejet de la demande d'extradition en première instance puis par la Cour Européenne de justice qui de plus a fait valoir le caractère rétroactif de la sentence espagnole, en seconde instance le juge belge sollicite l'avis du conseil constitutionnel belge pour décider si une lois belge du XIXe siècle sanctionnant l'injure contre la monarchie est compatible avec la Constitution eu égard de la liberté d'expression[72]. Le 28 octobre cette instance annule la lois de 1847 d'offense à la Couronne, la jugeant insonstitutionnelle car elle violait un droit fondamentale : la liberté d'expression.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Desde el papel (autoédité)
  • 2010 : Misantropia (autoédité)
  • 2011 : Jazz amb llàgrimes de rom (autoédité)
  • 2012 : Cadenes (autoédité)
  • 2012 : Rap rural (avec Swing)
  • 2012 : Mallorca és ca nostra (autoédité)
  • 2012 : Residus d'un poeta (autoédité)
  • 2013 : Microglicerina (autoédité)
  • 2013 : Aina i altres ansietats (autoédité)
  • 2014 : Eutanasia (autoédité)
  • 2014 : Simbiòsi (autoédité)
  • 2015 : La autodestrucción y sus ventajas (autoédité)
  • 2016 : Neversleep
  • 2018 : El Reincident
  • 2018: Poemes per no tornar
  • 2019: Moules&Frites
  • 2019: Piet Hein
  • 2020 EPD (En Pau Descansi)[73]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]