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Valréas

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Valréas
Valréas
Panorama sur la ville et massif de la Lance.
Blason de Valréas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Adrien
2026-2032
Code postal 84600
Code commune 84138
Démographie
Gentilé Valréassiens
Population
municipale
9 224 hab. (2023 en évolution de −2,1 % par rapport à 2017)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 06″ nord, 4° 59′ 28″ est
Altitude 276 m
Min. 180 m
Max. 530 m
Superficie 57,97 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Valréas
(ville isolée)
Aire d'attraction Valréas
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Valréas
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Valréas
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Valréas
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Valréas
Liens
Site web valreas.net

Valréas (prononcé : [valʁeas]) est une commune française, située dans le département du Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants, au nombre de 9 346 en 2021, sont appelés les Valréassiens.

Géographie

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Localisation

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Valréas est située à 15 km à l'ouest de Nyons, 34 km au nord-est d'Orange, 37 km au sud-est de Montélimar, 45 km au nord de Carpentras et 66 km au nord-est d'Avignon.

Avec les trois autres communes du canton (Grillon, Richerenches et Visan), Valréas constitue une enclave du département de Vaucluse dans celui de la Drôme et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'ensemble des quatre communes porte le nom d'enclave des papes.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Grillon, Montbrison-sur-Lez, Richerenches, Rousset-les-Vignes, Saint-Pantaléon-les-Vignes, Taulignan, Venterol, Vinsobres et Visan.

Commune située dans les Baronnies à une altitude moyenne de 245 mètres, la vieille ville est située sur une petite colline qui borde la Coronne. La majeure partie du territoire est occupée par une plaine alluvionnaire fertile, qui s'étend d'est en ouest, parsemée par quelques collines sédimentaires. Ces dernières s'élèvent généralement d'une cinquantaine de mètres au maximum au-dessus de la plaine environnante. On note un relief plus accidenté et boisé sur la partie sud, sud-est de la commune, aux alentours de la côte de Vinsobres avec une altitude maximale qui atteint les 532 mètres au lieu-dit Mourre de Broche.

Hydrographie

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Le territoire fait partie du bassin versant du Lez, puisqu'un de ces affluents, la Coronne, traverse la commune[1].

On compte en plus quelques ruisseaux, parfois saisonniers, tous affluents de la Coronne : le ruisseau du Merdari, le Grand Vallat, au nord le Rieussec, au sud-ouest le Talobre et un lac (privé) au nord-est.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

  • rivière le Lez ;
  • rivière la Coronne ;
  • ravins de Rialle, de Croupis, de la Coquette, de Saint-Pierre, de Pinet, de la Boissière, des Saffres, de la font du loup, de Barri, du Saule, du Verdon ;
  • ruisseaux du Pègue, le Merdari, le Rieussec, le Grand Vallat, la Courbellière, le Talobre, l'Hérin, Petit Talobre ;
  • la raille de Saint-Vincent ;
  • Vallat des bruyères.

Les risques d'inondations sont présents dans certains quartiers (N.b : le Mistral) qui peuvent être exposés en cas de crues exceptionnelles. La communauté de communes de l'Enclave des Papes a dans ses compétences la gestion de l'hydraulique, c'est-à-dire des ouvrages hydrauliques, cours d'eau, etc.

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 822 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 3,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Taulignan », sur la commune de Taulignan à km à vol d'oiseau[4], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 842,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,4 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Statistiques 1991-2020 et records station TAULIGNAN (26) - alt : 257 m, Situation : lat : 44°25'48"N, lon : 4°59'23"E (à 5,1 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
21,7
10.1.2015
23,6
23.2.2020
26,9
18.3.1997
29,5
24.4.2007
32,5
31.5.2001
39,2
28.6.2019
39,2
22.7.2019
41,5
6.8.2003
35,5
16.9.2019
29,3
3.10.2011
23
6.11.2015
19,3
16.12.2015
41,5
2003
Maximale moyenne 9,7 10,9 15 18,3 22,7 27,5 30,3 29,6 24,5 19,7 13,6 10,3 19,3
Moyenne 5,8 6,5 9,8 12,6 16,6 20,8 23,3 23 18,7 14,8 9,6 6,4 14
Minimale moyenne 1,9 2 4,5 6,9 10,6 14,2 16,4 16,3 13 9,9 5,5 2,6 8,7
Record de froid
date du record
−6,9
26.1.2000
−11,4
5.2.2012
−9
2.3.2005
−1,8
14.4.1998
2,4
1.5.2017
7,3
15.6.2008
8,9
11.7.2007
7,7
30.8.1998
4,8
30.9.1995
−1
26.10.2003
−5,3
27.11.2010
−8,2
20.12.2009
−11,4
2012
Précipitations
Hauteur (mm) 67 46,1 47,8 75,6 74,2 46,3 47,2 62,6 96,9 103,4 115,9 59,4 842,4
≥ 1 mm (jours) 7,4 6,2 5,8 7,8 7,6 4,7 4 4,4 5,7 7,3 9,2 7,7 77,9
≥ 5 mm (jours) 3,3 2,6 3,1 4,2 4,2 2,7 2,2 2,6 3,7 4,8 5,4 3,3 42,1
≥ 10 mm (jours) 2,1 1,4 1,4 2,9 2,5 1,6 1,3 1,7 2,9 3,3 3,6 1,7 26,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
78
6.1.1994
43
27.2.2001
46,5
14.3.1996
66,5
15.4.2005
73,5
15.5.2013
51
15.6.2016
76,5
28.7.2013
104
27.8.1997
104,5
23.9.2001
103,5
6.10.1997
98
22.11.2007
105,5
1.12.2003
105,5
2003
Source : « Fiche 26348001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/05/2026 dans l'état de la base (consulté le )
9,7
1,9
67
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
10,9
2
46,1
fév.
15
4,5
47,8
mars
18,3
6,9
75,6
avril
22,7
10,6
74,2
mai
27,5
14,2
46,3
juin
30,3
16,4
47,2
jui.
29,6
16,3
62,6
août
24,5
13
96,9
sep.
19,7
9,9
103,4
oct.
13,6
5,5
115,9
nov.
10,3
2,6
59,4
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].

Au , Valréas est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valréas[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[10],[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valréas, dont elle est la commune-centre[Note 3],[11]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (62,5 %), forêts (16,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), zones urbanisées (7 %), terres arables (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Accès et transports

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Depuis le , une navette électrique parcourt les rues de Valréas pour faciliter l’accès à notre centre-ville pour les habitants des zones périphériques[15].

Gratuite, elle est en service du mardi au samedi, de 9h à 13h et de 15h à 18h. Une ligne unique comprend 9 arrêts : Gare routière / 12 cours Charles de Gaulle / Parking Place de la mairie / Parking Hôpital / Jardin Pied Vaurias / Les Coustouyes / Avenue Meynard / chemin des Estimeurs Est (sortie piétonne lotissement Fanfinette le bas) / chemin des Estimeurs Est (sortie lotissement Le Jardin des clés) / Aire de Camping-car / 7 route de Nyons / Place Cardinal Maury (cinéma) / Retour Gare routière

La commune est accessible uniquement par voie routière. Les routes principales mènent à Nyons, Montélimar et Orange. Valréas est desservie par le réseau d'autocars départemental qui dessert également de multiples communes alentour. Elle est aussi reliée à Montélimar par des bus du service TER de la SNCF, en correspondance avec les TGV. La ville fut pourtant desservie durant 60 ans, par une ligne de chemin de fer, la ligne de Pierrelatte à Nyons, fermée depuis 1951. Une ligne régulière de bus relie Montélimar, dans la Drôme à Valréas et Nyons avec trois à quatre aller-retours quotidiens (Bus départementaux, ligne X71, TER Auvergne-Rhône-Alpes par autocar).

Cars Region Auvergne-Rhône-Alpes

ZOU! Region SUD

  • Ligne 985 Valréas-Nyons-Vaison la Romaine-Carpentras-Avignon PEM-Avignon TGV
  • Ligne 903 Valréas-Orange[19]

L'aérodrome de Valréas - Visan est situé à km au sud-ouest.

La ville de Vaureas au nord sur une carte du Comtat Venaissin, d'après d'Anville, 1745.

Le nom de la localité est attesté pour la première fois dès 1045 dans un acte relatif à la fondation d'une abbaye à Montjoyer par le baron de Grignan, Hugues Adhémar[20],[21]. Puis en 1110, la ville apparaît dans une cartulaire de vente de vigne à Hugues de Châteauneuf, évêque de Grenoble, sous la forme Valleriaz[22],[23]. La forme Valrias apparaît ensuite en 1262 dans un acte notarial, à l’occasion du partage des biens de Hugues II de Vesc et de son frère Alméric[24]. Les formes territorio Valriaci, castrum Valriaci, ou encore Valriaco sont également attestés dans d'autres cartulaires, testaments et documents du XIIIe siècle[25],[26],[27]. En occitan provençal son nom moderne est Vauriàs (en norme classique) ou bien Vaurias (en norme mistralienne). Il a été francisé par la suite en Vaulréas ou Vauréas pour prendre son appellation actuelle au XIXe siècle.

Il s'agit d'une formation toponymique latine ou romane en -acium[22], suffixe latin qui a régulièrement évolué en -as dans le Midi. Ce suffixe est ici précédé du nom de personne latin Valerius[22] (Valère en français) associé ici au propriétaire éponyme d'un domaine de l'époque carolingienne. Les formes anciennes Valeriacius, Valriacus, ou Valriacum attestés pour la ville aux XIIe et XIIIe siècles, vont dans le sens de cette interprétation[28],[29]. On retrouve d’ailleurs des formations comparables dans des toponymes avec Valère pour des communes comme Vallery, les Vaudrey et Vaudry du Nord[30].

Une autre hypothèse très similaire fait dériver le nom d’un anthroponyme latin Valerianus (Valérien en français). Dans ce cas, le toponyme pourrait provenir d’un pluriel Valerianos, désignant un groupe de personnes ou un domaine associé à cet individu. Par une évolution phonétique progressive du latin vers le français, Valerianos aurait donné une forme reconstruite Val(e)ria(n)s (les parenthèses indiquant des sons susceptibles de s’être amuïs), puis la forme actuelle Valréas[31].

Une étymologie erronée fait parfois dériver le nom de la ville de Vallis Aeria, forme qui correspond en réalité à une latinisation moderne et artificielle de Valréas[32]. Le terme Aeria renvoie bien à une cité antique mentionnée notamment par le géographe grec Strabon, mais son emploi dans ce contexte ne repose sur aucun fondement historique[33]. L’interprétation proposée par certains auteurs, reprise notamment par le département de Vaucluse, selon laquelle Vallis Aeria signifierait « vallée à l’air » ou « vallée ouverte », par opposition à Vallis clausa, relève ainsi d’une étymologie sans valeur scientifique[34],[35].

Préhistoire et Antiquité

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Quelques fragments de sculptures ainsi que des sépultures suggèrent une occupation humaine ancienne du site, notamment à l’époque gallo-romaine[36]. La présence d’une villa romaine et de quartiers d'habitations datés du Ier au IIIe siècle de notre ère a été attestée au Pègue, localité située à proximité[37],[38]. Mais l’origine de Valréas apparaît toutefois plus tardive et remonterait au début de l’époque carolingienne, autour du IXe siècle, sous le règne de Charlemagne. L’étymologie du toponyme de la ville laisse supposer qu’un certain Valère aurait établi un domaine rural sur les rives de la Coronne. Le nom Valeriacum, formé sur cet anthroponyme, aurait ensuite évolué pour désigner la localité actuelle[22].

Carte
Première enceinte fortifiée de Valréas du XIe siècle (vert), deuxième enceinte du XIIe siècle (bleu) et remparts du XIVe-XVIe siècles (rouge). Le "château supérieur" Ripert du XIIe siècle (rose), le "château bas" Montauban du XIIIe siècle (orange) et l'église romane Notre-Dame-de-Nazareth du XIIe siècle (gris).

Un espace féodal marqué par des rivalités seigneuriales

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La formation du premier bourg fortifié, au XIe siècle, résulte de la réunion de ce vaste domaine établi sur la butte où s’élève la ville actuelle et d’un prieuré bénédictin dédié à saint Vincent, rattaché à l’abbaye de Cruas[39]. En 1045, cette localité du comté de Provence, fief du royaume d'Arles, incorporé au Saint-Empire romain germanique, apparaît pour la première fois dans un acte mentionnant une coseigneurie avec les Adhémar[20],[40],[41]. Puis en 1110, Valleriaz est citée comme coseigneurie possessionnée par les de Mévouillon et les de Ripert[42],[23],[43],[44]. En 1125, le territoire passe sous la vassalité du marquisat de Provence, attribué aux comtes de Toulouse[45]. La baronnie de Valréas est un exemple de coseigneurie typique de la Provence de la fin du XIIe siècle, le fief étant alors possessionné par les seigneurs de Mévouillon, d'Allan, de Valréas, de Taulignan, de Chamaret, de Guintrand et de Ripert[46],[47],[48],[49],[50].

A la fin du XIIe siècle, le seigneur Ripert fait construire, sur les hauteurs de la localité, un château avec une tour pour marquer son autorité (Castrum Riperti ou Castrum Superior)[51],[40]. L’agglomération s’étend également au cours du XIIe siècle avec l’édification de nouveaux remparts le long des actuelles Grande Rue et rue Pasteur. Cette nouvelle enceinte englobe l’ancien prieuré, qui disparaît au profit de la construction d’une première église romane, composée d’une abside, d’un transept et d’une nef[52],[53]. A la fin du siècle, Notre-Dame-de-Nazareth s'agrandit avec des collatéraux, puis au XVe siècle elle se voit rajouter une travée de nef supplémentaire et des chapelles latérales[52],[53].

Puis, en 1230, la ville devient un fief de la baronnie des Montauban-Mévouillon[46],[54]. Dragonet de Mondragon, baron de Montauban et de Mévouillon et vassal du comte de Toulouse Raimond VI, fait élever un second château (Château de Montauban ou Castrum inferius, par opposition au Castrum superior) hors de l'enceinte fortifiée, sur l'actuelle place Waldeck-Rousseau[55],[43]. En 1231, Dragonet accorde même des franchises à Valréas: cette charte de privilèges à la particularité de s'appliquer aussi bien aux chrétiens qu'à la communauté juive de la ville[56].

Le , mercredi de la semaine sainte, une jeune chrétienne est trouvée morte à Valréas. Cela donne lieu à l'une des premières accusations de « crime rituel » contre les juifs[57]. Des Juifs de Valréas sont immédiatement arrêtés, torturés et brûlés sur le bûcher. Par la suite, d'autres Juifs de la région sont, eux aussi, persécutés et il faut l'intervention du pape Innocent IV pour arrêter cette flambée d'antijudaïsme[58].

La baronnie est vendue en 1294 par Roncelin de Lunel, héritier testamentaire des barons de Montauban-Mévouillon, au Dauphin Humbert Ier du Viennois qui complète le Castrum inferius de nouvelles défenses selon les principes augustiniens et prend alors le nom de Château Dauphin[59],[60]. La ville passe ainsi sous le contrôle du Dauphiné, principauté du Saint-Empire romain germanique. Contre-coup des flambées d'antijudaïsme et d'hérésie du XIIe siècle, l'inquisiteur Guillaume de Saint-Marcel fait rédiger en 1298 à Valréas des statuts contraignants principalement dirigés contre les prêteurs florentins, juifs et lombards et les vaudois[61],[62],[63].

Le passage sous souveraineté pontificale

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En 1317, le pape Jean XXII achète Valréas pour 16.000 livres parisis auprès de Jean II, Dauphin du Viennois, et la place sous l’autorité des États du Saint-Siège[64],[65]. Le château Dauphin (ou château de Montauban) va alors abriter jusqu'en 1791 l'administration papale avec la maison consulaire, la prison, le corps de garde, une école et la justice paix[55]. Les papes souhaitant étendre leurs possessions vers le nord, ils rachètent d'autres villes limitrophes (Visan, Richerenches, Bouchet, Rousset, Le Pègue, Saint-Pantaléon et Bourbouton aujourd'hui disparu) et échangent Grillon contre leurs possessions à Montélimar. En 1334, Benoît XII fonde la Judicature du Haut-Comtat du Comtat Venaissin et y rattache Valréas ainsi que ces autres villes récemment acquises[66].Cependant, ces territoires du Haut-Comtat forment une enclave dans le Dauphiné puis, à partir de 1349, dans le royaume de France: c'est l'enclave des papes[67]. Cette situation, qui durera jusqu'en 1658, assure à l'enclave et Valréas un régime fiscal pontifical plus favorable tout en la rendant dépendante des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège.

Demeure d'Hugues Aymeric du XIVe siècle.

Entre 1349 et 1351, le noble Guillaume Molleti devient juge et viguier de Valréas avant de continuer sa carrière comme juge criminel et des causes majeures du Comtat Venaissin de 1351 à 1358[68]. La menace des Grandes compagnies, ces bandes de mercenaires qui ravageaient le sud de la France, poussent la ville à édifier à partir du XIVe siècle une série de nouveaux remparts aux actuels cours Tivoli, Saint Antoine, Victor Hugo et Jean Jaurès[69]. Les nouveaux remparts, percés de cinq portes, sont renforcés à de nombreux endroits par des tours de flanquements dont ne subsiste aujourd'hui que la tour Tivoli[70].

La tour Tivoli, seul vestige des remparts du XIVe siècle.

Le château Dauphin (ou château de Montauban ou château papal) se retrouve alors inséré dans les nouvelles fortifications. À la même période, de nombreuses grandes demeures sont édifiées dans la ville en pleine expansion. Ainsi, sur les vestiges d’une ancienne résidence du XIIIe siècle appartenant à la famille de Montauban, Hugues Aymeric fait construire, au XIVe siècle, une imposante demeure médiévale dans le quartier de la Marchande (c’est sur ce même site qu’est édifié, au XVIIe siècle, l’hôtel de Simiane)[71].

Des édifices religieux sont également construits à la même période. Les Franciscains, également appelés « Cordeliers » en raison de la corde qu’ils portent à la taille, s’installent à Valréas au milieu du XIIIe siècle[72],[73]. Leur premier établissement est alors situé hors les murs de la ville. À la suite de troubles et d’incursions de pillards, ils construisent à partir de 1395 un nouveau couvent à l’intérieur des remparts[73]. Le couvent des Cordeliers comprend dès l’origine un cloître, un cimetière et une église présentant une architecture caractéristique des ordres mendiants[74]. Le clocher, issu également de l’établissement primitif, est surélevé au cours du XVe siècle.

Renaissance et période moderne

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Une ville ravagée par les Guerres de Religions

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Protégé par les comtes de Toulouse, puis les Dauphins et enfin les papes, Valréas a connu tout au long du Moyen-Âge un formidable essor avant les guerres de Religion (1562-1598) qui vont la ruiner[75]. Au début du XVIe siècle, la ville et l'Enclave pontificale relèvent directement du pape et restent globalement peu touchées par la diffusion de la Réforme protestante, contrairement aux territoires français voisins du Dauphiné et de la vallée du Rhône, où les communautés protestantes sont nombreuses. L’éclatement du conflit en 1562 transforme la région en zone de confrontation: les villes du Comtat sont régulièrement menacées par des expéditions protestantes venues du Dauphiné, sous la forme de « chevauchées » rapides combinant incursions militaires, pillages et destructions[76],[77].

A l'été 1562, Valréas se retrouve au cœur des opérations militaires opposant les troupes catholiques du Comtat, commandées par le comte de Suze François de la Baume, aux forces huguenotes menées par le baron des Adrets et le capitaine Montbrun[76],[77]. Le 25 , les 7000 à 8000 soldats catholiques du comte de Suze, retranchés près de la ville sur la colline de Piedvaurias[78] (podium Valriaci) font face à celles du baron des Adrets positionnées sur les hauteurs de Lestang. La bataille de Pied-Vaurias se déroule dans l’intervalle entre ces deux collines et se solde par un revers important pour les forces catholiques[79],[43]. Si les pertes humaines sont plus lourdes côté protestant, le comte de Suze a perdu son artillerie, ce qui compromet fortement la défense locale. À l’issue du combat, les troupes catholiques se replient, permettant aux forces du baron des Adrets de s’emparer de Valréas, qui est mise à sac et dont les défenseurs catholiques sont massacrés[79],[43]. La ville est reprise quelques mois plus tard, en , dans le cadre des contre-offensives catholiques.

Dans les années suivantes, Valréas et plus largement l’Enclave restent exposées aux passages répétés des armées protestantes du Dauphiné ou de la principauté d'Orange, qui multiplient les raids et menacent ponctuellement des centres majeurs comme Carpentras et Avignon[79]. Les affrontements alternent avec des phases de reprise en main catholique, jusqu’à la fin des années 1570. Les opérations militaires s’épuisent progressivement même si les troubles religieux se poursuivent jusqu'en 1586 avec la pacification menée par le duc d'Épernon qui met fin à cette période d'instabilité chronique[39].

L'hôtel de Simiane construit au XVIIe siècle.

Une période de stabilité et de continuité institutionnelle pontificale

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Après la fin des troubles, de superbes hôtels particuliers ou remaniements d'édifices plus anciens ornent Valréas à partir du XVIIe siècle : l'hôtel d'Inguimbert ou encore l'hôtel de Villeneuve (aujourd'hui détruit, devenu couvent des Ursulines puis la Gendarmerie). Sur l’emplacement de la demeure d’Hugues Aymeric est édifié, entre 1639 et 1640, l’hôtel de Simiane, pour Louis de Simiane, seigneur de Truchenu et d’Esparron[71]. La construction est confiée au maître maçon Bernard Moureau, d’après les plans de l’architecte avignonnais François de Royers de la Valfenière, auteur notamment du palais épiscopal de Carpentras. L’édifice est complété vers 1780 par la reconstruction de son aile sud, réalisée par l’architecte Franque, afin d’en parachever la symétrie[80].

Parallèlement, plusieurs édifices religieux sont fondés ou reconstruits suite aux destructions des guerres de Religion. Les Ursulines, fondée à Valréas en 1608, se réorganisent en 1695 en obtenant l'Hôtel de François de Villeneuve auquel elle ajoute la construction d'une église attenante entre 1712 et 1715[81]. L'Hôtel particulier étant peu adapté à la vie religieuse, un nouveau corps de logis est dressé par l'architecte Jean-Baptiste II Peru d'Avignon transformant le lieu en couvent après 1763[81]. Les confréries de pénitents sont également bien représentées : la chapelle des pénitents blancs, dont la confrérie est fondée en 1509, est édifiée à la fin du XVIe siècle, tandis que celle des pénitents noirs, issue du tiers ordre franciscain et attestée dès le XIIIe siècle, est dotée d’une nouvelle chapelle au XVIIe siècle[82],[83]. Cette dernière confrérie joue un rôle social important, en accompagnant les condamnés à mort et en assurant leur sépulture.

Le passage de Barbaras rattachant l'enclave de Valréas au reste des territoires pontificaux (vert) sur une carte du Comté-Venaissin, d'après d'Anville, 1745.

En 1658, la communauté de Valréas, devant les innombrables tracasseries de la douane française, rachète au comte de Suze le passage de Barbaras (situé au sud-est de Bouchet, alors comprise dans l'enclave) pour se désenclaver du royaume de France en se rattachant au Comtat Venaissin via Sainte-Cécile[84]. Cependant, malgré les démarches auprès de la cour du roi et auprès de Rome, l'incorporation effective de ce passage dans le Comtat fut longtemps contrariée pour des raisons politiques, malgré la reconnaissance de l'achat par maitre Jacques André, notaire apostolique et royal[84].

Une enclave à la merci des occupations ponctuelles françaises

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Sous le règne de Louis XIV, les relations entre la monarchie française et la papauté connaissent plusieurs épisodes de tension ayant des répercussions directes sur le Comtat Venaissin. En cas de crise aiguë entre Versailles et Rome, l’approvisionnement en blé depuis le royaume de France pouvait être interrompu, exposant rapidement Valréas à des risques de disette[85]. Dans ce contexte, la ville fait à plusieurs reprises l’objet d’occupations temporaires par les troupes françaises, notamment lors de différends diplomatiques avec les papes Alexandre VII, Clément IX et Innocent XI. Ces interventions s’inscrivent dans un ensemble plus large de conflits de compétences entre la monarchie française et le Saint-Siège, notamment autour des questions de juridiction ecclésiastique, mais aussi de droits de douanes entre le Comtat et la France et l'impression de livres interdits contrefaits dans le Comtat[86]. L’occupation française de 1663, consécutive à l’affaire de la garde corse à Rome, ainsi que l'occupation de 1668 ou encore de 1687-1688 lors de l'affaire de la régale, illustrent cette politique de pression intermittente exercée sur le Comtat[85].

En 1763, Louis XV décide de bannir la Compagnie de Jésus du royaume de France. Le pape Clément XIII refusant d’étendre cette suppression aux États pontificaux, un nouveau conflit diplomatique, déjà alimenté par des tensions antérieures, s’ouvre entre la monarchie française et le Saint-Siège. Le maintien des jésuites dans les États pontificaux fournit un prétexte à l’invasion française d'Avignon et du Comtat en [85]. L’administration pontificale y est suspendue et Valréas est placée sous contrôle français jusqu’en 1774, date à laquelle les territoires pontificaux sont restitués au Saint-Siège après la suppression de la Compagnie de Jésus par le pape Clément XIV (1773).

Période contemporaine

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Un rattachement forcé à la France après la Révolution

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En 1789, Valréas, comme le reste du Comtat Venaissin, est touché par les troubles révolutionnaires dans un contexte de disette, de crise économique et de tensions politiques[87],[88]. Les affrontements opposent partisans du rattachement à la France et défenseurs de l’autorité pontificale. Le 18 , s’appuyant sur des consultations locales, les délégués des communes du Comtat et d'Avignon votent à la majorité en faveur de l’union à la France. Cette décision est entérinée le 14 par l’Assemblée nationale[89]. Toutefois, ce choix ne fait pas l’unanimité : la majorité des habitants de Valréas et de l'Enclave ont voté en faveur du Pape et contre le rattachement à la France[88],[90],[91].

Carte du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, présentée pour le projet de loi de la réorganisation de la division du territoire et de l'administration, 1800

A l'issu du rattachement, le nouveau district de Carpentras, dont dépend le canton de Valréas, est intégré le au département de la Drôme. Mais cette organisation départementale ne convient pas dans l'ensemble et, face aux oppositions, le département de Vaucluse est finalement créé le 12 [88],[92]. Le canton de Valréas, mais aussi celui de Suze-la-Rousse, deviennent vauclusiens. Cependant, la réorganisation administrative de l'an VIII (1800) modifie les limites départementales: à sa demande, le canton de Suze-la-Rousse est rattaché à la Drôme. Cette modification entraîne l’isolement du canton de Valréas qui a préféré rester en Vaucluse, reformant ainsi l’actuelle Enclave des Papes[93],[94].

La porte du Berteuil datant du XIVe siècle est détruite en 1896[95].

Du ralentissement initial à l’essor économique de la fin du XIXe siècle

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Selon le cadastre « napoléonien » de 1813, la ville de Valréas apparaît encore, au début du XIXe siècle, largement circonscrite à l’intérieur de ses remparts. Toutefois, au sud, sur les « promenades », se dessinent déjà les prémices d’une urbanisation nouvelle, avec l’aménagement d'un cour de type « boulevard » bordé d’habitations et planté d'arbres[96],[97]. Le plan montre que la ville conserve alors l’essentiel de son enceinte médiévale, composée de remparts, de tours et de portes, seule une portion située à l’ouest semblant avoir disparu.

Au cours du XIXe siècle, ces fortifications sont progressivement démolies ou intégrées aux constructions qui se développent le long des cours ceinturant l’ancienne ville[98],[99]. De cet ensemble défensif ne subsistent aujourd’hui que la tour Tivoli ainsi qu’un fragment de rempart visible cour du Berteuil. Dans le même temps, l’agglomération s’étend timidement au-delà des anciens remparts, principalement le long des axes routiers rayonnant depuis les portes historiques : au sud, sur les routes de Vinsobres (porte du Portalon) et d’Orange (porte du Marché) ; à l’ouest, sur la route de Grillon (porte de la Recluse) ; à l’est, sur la route de Nyons (porte Saint-Antoine) ; et au nord, sur la route de Taulignan (porte du Berteuil)[98].

Usine de cartonnage Henry Merson.
Cartonnage Ulysse Coste et Cie.

Vers 1840, Ferdinand Revoul crée le cartonnage à Valréas pour satisfaire la demande de Meynard, un sériciculteur valréassien.

Dieulefit et Valréas ne possédaient pas l'électricité en 1888. Pour faciliter l'artisanat et l'industrie locales (poterie et cartonnerie), ces deux villes décidèrent l'implantation d'une usine électrique. Ce fut le Lez, rivière coulant à cinq kilomètres de Dieulefit, qui fut choisi pour fournir la force hydraulique. En avril de cette année, la société Lombard-Gerin et Cie, de Lyon, fut chargée de l'éclairage des deux villes. Pour ce faire, elle acheta un ancien moulin à Béconne afin d'y implanter une usine. Par contrat, il était prévu 115 lampes d'éclairage à Dieulefit et 230 à Valréas. Ce qui fut fait le [100].

Le train Nyons-Pierrelatte à la gare de Valréas, début XXe siècle.

L'usine de Béconne avait utilisé l'infrastructure du moulin dont le canal de dérivation qui drainait l'eau dans un réservoir de 13 000 m3, créant ainsi une chute d'une hauteur de 25 mètres. Ce qui permit d'actionner deux turbines d'une puissance de 45 kW qui tournaient à 180 tr/min. Elles étaient reliées à une ligne électrique, l'une pour Dieulefit, l'autre pour Valréas[100].

En 1897, la ligne de chemin de fer Nyons-Pierrelatte de la PLM atteint la ville où se construit une gare. Valréas est ainsi connectée à la ligne Paris-Lyon-Marseille et en profite donc pour développer son industrie jusqu'à être surnommée la "capitale mondiale du cartonnage".

Une ville à l’écart du front pendant la Première Guerre mondiale

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La 5e section des élèves-officiers, composée d'artilleurs et de fantassins, posant devant Notre-Dame-de-Nazareth, 5 avril 1916.

Durant la Première Guerre mondiale, au cours de l'année 1916, la ville reçut un centre d'instruction pour les élèves-officiers de différentes armes. À la fin de la guerre, le conseil municipal décide d'élever un monument aux morts cours Jean Jaurès et avenue Maréchal Foch, à l'entrée de la ville, pour la somme de 32.649 F[101]. Construit en 1921 par Louis Botinelly avec la mention "Valréas à ses morts glorieux" et inauguré en 1922, 190 noms de Valréassiens morts pendant la guerre sont inscrits sur le monument[102],[103].

Cave coopérative des vignerons de Valréas fondée en 1928.

Issue du mouvement de coopération viticole né au début du XXe siècle et conforté par les débouchés liés à l’approvisionnement de la troupe durant la Première Guerre mondiale, la coopérative de Valréas est fondée en avec 193 adhérents[104]. La cave "La Gaillarde" est construite la même année en face de la gare, avec une capacité de 17 000 hl puis la cuverie est ensuite agrandie en 1936 et 1940.

Une ville meurtrie par la Seconde Guerre mondiale et la violence de l'Occupation

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Lors de la la Seconde Guerre mondiale, suite à l'opération Anton, nom de code de l'invasion de la zone libre française par les Allemands, Valréas se retrouve en zone d'occupation italienne comme une grande partie du Vaucluse à partir de [105]. Entre 1942 et 1943, plusieurs familles juives trouvent refuge à l'hôpital de Valréas grâce à l'action de son directeur Didier Delaunay qui se sert de sa position pour les cacher[106]. En , suite à la signature de l'armistice de Cassibile entre l'Italie et les Alliés, les Allemands prennent le contrôle de Valréas et du reste du Vaucluse jusque-là occupés par les Italiens.

Le mur des fusillés où furent exécutés 53 prisonniers et otages

Enivrés par le débarquement allié en Normandie, des résistants locaux décident le de libérer Valréas. S'ensuit une violente contre-attaque allemande le qui voit 53 résistants prisonniers et otages exécutés par les nazis en représailles (Mur des fusillés)[107]. Leurs corps seront emmenés dans la chapelle des Pénitents blancs et enterrés au cimetière le seulement.

Suite au débarquement allié en Provence d', les Allemands battent en retraite et traversent la ville en direction de Montélimar en faisant sauter derrière eux les ponts sur la Coronne pour ralentir la progression des soldats alliés qui les talonnent. Les Valréassiens retrouvent finalement la liberté le avec la libération par les soldats américains de la 3e Division d'Infanterie[108]. Rapidement, il est décidé d'élever sur le lieu du massacre un monument commémorant les victimes de la barbarie nazie[109]. La commune a été décorée, le , de la Croix de guerre 1939-1945[110].

Des Trente Glorieuses aux dynamiques territoriales contemporaines de recomposition

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En 1951, la ligne de chemin de fer SNCF Nyons-Pierrelatte est fermée à la suite des travaux de creusement du canal de Donzère-Mondragon et la gare de Valréas ne sera pas rouverte[111]. Finalement déclassée en 1954, son emprise est réutilisée plus tard pour créer une déviation routière jusqu'à Grillon et jusqu'à Nyons[112].

Héraldique

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Blason de Valréas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

« D'azur aux deux clefs adossées d'argent, accompagnées en abîme d'un croissant du même. »[113]

Devise : salva re, claves regat deus (l'état étant sauf, que Dieu prenne les clefs)

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juillet 1945 mai 1953 Charles Borello   Ancien adjoint au maire
mai 1953 avril 1974
(démission)
Jules Niel Rad. Ancien assureur conseil
Conseiller général de Valréas (1945 → 1974)
Président du conseil général de Vaucluse (1951 → 1970)
avril 1974 juillet 1974 Délégation spéciale   Présidée par Henri Chaudet
juillet 1974[114] octobre 1974
(démission)
Léon Doux[115] SE  
octobre 1974 mars 1989 Jean Duffard PS Enseignant
Conseiller général de Valréas (1976 → 1988)
mars 1989 mars 2005
(démission)
Thierry Mariani RPR (1976-2002)
UMP (2002 à sa démission)
Cadre d'entreprise
Député de Vaucluse (4e circ.) (1993 → 2010)
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (1992 → 1993 et 2004 → 2015)
Conseiller général de Valréas (1988 → 2001)
Vice-président du conseil général de Vaucluse
mars 2005 mars 2008 Nadège Savajols UMP  
mars 2008 mars 2014 Guy Morin DVD Huissier de justice
mars 2014 en cours
(au 25 mai 2020)
Patrick Adrien LR Gérant de société retraité
Président de la CC Enclave des Papes-Pays de Grignan (2016 → 2026)
Réélu pour le mandat 2020-2026

Valréas est le chef-lieu du canton de Valréas et fait partie de la communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan.

Revenus de la population et fiscalité

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L'imposition des ménages et des entreprises à Valréas en 2009[116]
TaxePart communalePart intercommunalePart départementalePart régionale
Taxe d'habitation (TH)9,87 %0,00 %7,55 %0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB)20,78 %0,00 %10,20 %2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)45,20 %0,00 %28,96 %8,85 %
Taxe professionnelle (TP)00,00 %21,68 %13,00 %3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[117]).

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 999 , ce qui plaçait Valréas au 27 977e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[118].

En 2013, seulement 45,4 % des ménages sont imposables[119]. En 2019, le taux de pauvreté s'affiche à 25,8 % dans la ville, contre 14,6 % pour la moyenne nationale, tandis qu'une partie du centre est classée quartier prioritaire[120].

Budget et fiscalité 2016

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En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[121] :

  • total des produits de fonctionnement : 10 027 000 , soit 1 023  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 9 019 000 , soit 920  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 185 000 , soit 223  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 135 000 , soit 218  par habitant.
  • endettement : 7 654 000 , soit 781  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,08 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 23,34 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,74 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 757 [122].

Valréas est jumelée avec trois villes :

Le comité de jumelage de Valréas a la charge de gérer et animer ces trois jumelages.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[123]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[124].

En 2023, la commune comptait 9 224 habitants[Note 4], en évolution de −2,1 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6403 3273 6153 6354 3484 2774 5694 6904 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 8644 9014 7224 6754 7054 8084 8915 0325 429
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 4085 5355 4164 8084 7374 8374 7655 1695 629
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6 5597 8868 4588 7219 0699 4259 7329 7719 545
2017 2022 2023 - - - - - -
9 4229 2859 224------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[125] puis Insee à partir de 2006[126].)
Histogramme de l'évolution démographique

Premier centre français de l'industrie du cartonnage, celle-ci a longtemps été la principale source d'emploi de Valréas et des communes alentour.

Apparu à Valréas dès les débuts de l'ère industrielle au XIXe siècle, le cartonnage n'a cessé de se développer au XXe siècle jusque dans les années 1990.

Au début du XIXe siècle, les magnaneries étaient nombreuses dans la région. Les magnaniers pratiquaient la sériciculture et éduquaient les vers à soie (Bombyx du mûrier) en provenance d'Asie. La famille Meynard et d'autres magnaniers se plaignirent de l'état détérioré dans lequel leur parvenaient les œufs du bombyx après ce long voyage. C'est alors que Ferdinand Revoul qui, selon la « légende locale », était un ami du sériciculteur Meynard, fabriqua une boîte en carton percée de petits trous et rigide, garantissant à la fois la ventilation et la protection de « la graine », c'est ainsi qu'on appelait les œufs de papillon. C'est la naissance de la boîte à courants d'air. Dès l'année 1840, sa légende est faite. Le nom de Meynard retentissait partout dans la région valréassienne et résonne encore aujourd'hui, placé au rang des grands inventeurs de Valréas.

La culture du mûrier et l'élevage du ver à soie existaient à Valréas depuis le XVIe siècle et c'est de cette conjoncture - mûrier, ver à soie et boîte à courants d'air - que naît le cartonnage[127].

Sur le déclin, cette activité reste présente sur la commune même si elle est moins active que par le passé.

Pour son hébergement touristique, la ville dispose d'hôtels, de gîtes, de chambres d'hôtes et d'un camping. La ville dispose également de nombreux restaurants de spécialités variées (provençale, italienne, vietnamienne...).

Agriculture

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La viticulture est la première activité agricole de la commune et de la région. De tradition viticole remontant au Moyen Âge, la commune est située au sein de plusieurs appellations d'origine contrôlée (A.O.C) : côtes-du-rhône, côtes-du-rhône villages et coteaux du Tricastin. La cave coopérative de la Gaillarde est la principale cave viticole de la commune, mais on compte pas moins d'une vingtaine de vignerons qui possèdent leur propre caveau. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label vin de pays de la Principauté d'Orange.

Autre activité agricole importante, la culture et la distillerie du lavandin qui représente pas moins de 500 hectares de cultures à l'échelle de l'enclave des Papes.

Le terroir riche et varié de la commune permet également la présence de multiples autres cultures : l'huile d'olive et l'olive noire de Nyons (AOC), l'élevage d'agneau, la production fromagère avec le Picodon (AOC), la culture du blé dur, la production fruitière (abricot, melon, cerise) et légumière (asperge).

Le grand marché de Valréas se tient tous les mercredis en matinée. Les 80 étals se trouvent dans la partie est du centre-ville et sur le sud boulevard circulaire. Ils proposent fruits et légumes, viande de boucherie, charcuterie, produits locaux et du terroir, vêtements, ustensiles divers, meubles, jouets, fleurs et plantes. Le nombre d'étals et les produits alimentaires varient en fonction des saisons[128].

Il est couplé avec le petit marché du samedi qui se tient aussi le matin. Il ne comprend que 10 étals installés sur le cours Jean Jaurès, au sud-ouest du tour de ville. Ce marché propose fruits, légumes, fleurs et plantes[129].

Le marché aux truffes qui a lieu le mercredi matin est le troisième du département de Vaucluse en termes de quantité, derrière les marchés de Richerenches, le plus important d'Europe, et celui de Carpentras, qui fixe les cours au niveau national. Du début novembre à la fin mars, les dix exposants qui proposent leurs truffes se retrouvent cours Jean-Jaurès, au rond-point du Monument-aux-Morts[130].

Culture et patrimoine

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L'on trouve en centre ville un cinéma[131] avec deux salles, un théâtre[132], un musée (musée du cartonnage et de l'imprimerie). Animations estivales (fêtes costumées de la Nuit du Petit Saint-Jean, corso de la Lavande, etc.).

Lors des journées du patrimoine, plusieurs monuments sont à visiter.

Créé en 1965 par René Jauneau, le festival les Nuits Théâtrales de l'Enclave a lieu tous les ans en juillet[133].

Patrimoine civil

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  • Hôtel de Simiane (XVIe siècle, Renaissance), actuel hôtel de ville. La partie du château construite sur la place Aristide-Briand a été construite à partir de 1639 pour Louis II de Simiane (mort en 1654)[134], seigneur de Truchenu, Sèderon, Chalançon, marquis d'Esparron en 1651, par le maître maçon de Cavaillon, Bernard Moureau, sur les plans de l'architecte avignonnais François de Royers de La Valfenière (1575-1667). Le décor d'une des salles célèbre son mariage avec Louise de Montaynard le .

Son petit-fils, Louis III de Simiane (mort le ), seigneur de Truchenu, Chalançon, marquis d'Esparron, dit le marquis de Simiane, qui avait épousé le Pauline de Grignan, petite-fille de la marquise de Sévigné, y naquit. Il a été lieutenant-général du gouvernement de Provence en 1715.

Patrimoine religieux

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Cette église comprend des orgues classés monuments historiques[144].
Le chemin de croix a été réalisé par le peintre Jean-Louis Ploix.

Enseignement

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Établissements d'enseignements[149] :

  • École Jules-Ferry
  • École Marcel-Pagnol
  • École Saint-Jean le Baptiste (enseignement catholique sous contrat)
  • École Calandreta (école en occitan - ouverture en )[150],[151]
  • Collège Vallis Aeria
  • Collège Saint-Jean le Baptiste (enseignement catholique sous contrat)
  • Lycée général Saint-Jean le Baptiste (enseignement catholique sous contrat)
  • Lycée professionnel européen Ferdinand-Revoul
  • Lycée professionnel Saint-Jean le Baptiste (enseignement catholique sous contrat)

Le territoire de la commune possède diverses installations sportives (gymnase du Vignarès, gymnase du groupe scolaire Marcel-Pagnol, stade et gymnase du lycée Revoul, Parc des sports - stade Albert-Adrien, stade de moto-ball des Plans, piscine et gymnase municipaux, boulodrome couvert, tennis, etc.) ainsi que des sentiers balisés de randonnée (dont le passage du chemin de grande randonnée (GR) 9 et le circuit des Bornes Papales).

Le a eu lieu le départ de la 14e étape du Tour de France 1998 reliant Valréas à Grenoble et Valréas est la ville départ de la 15e étape la reliant à Villard-de-Lans lors du Tour de France 2004.

Le , Valréas est ville étape de la sixième étape du Tour cycliste féminin international de l'Ardèche 2020.

Le , l'équipe fanion de l'US Valréas Rugby est sacrée championne de France de rugby à XV de Régionale 1 contre Saint-Céré Rugby, grâce à une pénalité à la dernière seconde du match[152].

La commune dispose d'un centre hospitalier, de pharmacies et de divers médecins.

Écologie et recyclage

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La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de l'Enclave des Papes.

Personnalités liées à la commune

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Notes, cartes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. L'eau dans la commune
  2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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