Vallée des Rois (Tibet)

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Vallée des Rois
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Mont Wingwa Taktse, ruine du fort, Monastère de Riwo Dechen et sépulture des rois dans la vallée.
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La vallée des Rois ou vallée 'phyong rgyas[1] ou encore site des tombes des rois du Tibet tibétain : བོད་རྗེ་པང་སོ, Wylie : bod rje bang so, littéralement tombes des rois du Tibet ; chinois : 藏王墓 ; pinyin : zàng wáng mù) ou vallée de Chongye (琼结山谷, qióngjié shāngǔ) est une vallée, ou coule la rivière Chongye (ou chonggyai), dans laquelle se trouvent des sépultures de rois tibétains, au niveau du Bourg de Qiongjie (ou Chongye ou Chonggyai), dans le xian de Qonggyai, préfecture de Shannan, en Région autonome du Tibet. C'est une des branches de la Vallée du Yarlung (en).

Le site a été classé en 1961, sur la liste des sites historiques et culturels majeurs protégés au niveau national.

On y trouve également le monastère de Riwo Dechen et le palais de Chingwa Taktse[2], situé sur le mont Chingwa Taktse.

Parmi les tombes, on trouve celle du fondateur de l'Empire du Tibet, Songtsen Gampo et de son épouse chinoise, la princesse Wencheng.

La tombe de l'empereur est la plus large tombe, appelée Bangso Marpo' (tombe rouge en tibétain). Il est dit qu'il y été embaumé et enfermé dans un cercueil d'argent et mis en tombe avec une importante quantité de pierres précieuses et de dons de pays avoisinants, dont l'Inde qui a offert une armure en or, ainsi que sa propre robe comportant des joyaux et des objets religieux[2].

Depuis sa tombe, on peut apercevoir celle de son petit-fils, Mangsong Mangtsen (646 - 676), mais aussi celle de Tri Ralpachen (805 - 836). On peut également apercevoir à proximité des piliers comportant les événements de leurs règnes montés sur des tortues symbolisant la fondation de l'univers[2].

La légende raconte que la bosse que l'on voit sur la montagne abrite la sépulture de la princesse Jincheng[3], épouse de l'empereur du Tibet, Tridé Tsuktsen d'après l'« Ancien Livre des Tang » de Liu Xu[4].

Chaque tombe appartenait à une ou deux familles[5]. Le dernier roi à y être enterré est Ösung[6], fils de Langdarma, dernier empereur du Tibet. Il est assassiné à 'Phangs-mda'[6], dans la région à la suite d'une rébellion[7]. Huit ans après sa mort, les tombes sont creusées et pillées[5].

Le tibétologue italien Giuseppe Tucci décrit ces tombes au XIXe siècle[8].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « ri bo bde chen », sur Buddhist Digital Resource Center (cite universitaire de Cambridge)
  2. a b et c David Leffman, Simon Lewis et Jeremy Atiyah, China (lire en ligne), p. 1151
  3. (zh) « 青瓦达孜山 », sur Site officiel du xian de Qonggyai
  4. (Liu 945, p. 207)
  5. a et b McCay et 2003 293-294.
  6. a et b McKey 2003, p. 290.
  7. McKey 2003, p. 292.
  8. (Zhang 1999)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (zh) 刘昫, 旧唐书,‎ (lire en ligne)
  • (en) Sonam Wangdu et Yeshi Dhondup, « A Report of the Archeological Research Done on the Tibetan Plateau and Conjectures about Future Developments », The Tibet Journal, Library of Tibetan Works and Archives, vol. 35, no 3,‎ , p. 41-59 (lire en ligne)
  • (en) Alex McKay, The History of Tibet, RoutledgeCurzon, , 2216 p. (ISBN 9780415308427)

Liens externes[modifier | modifier le code]