Valff

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Valff
Mairie de Valff.
Mairie de Valff.
Blason de Valff
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Germain Lutz
2014-2020
Code postal 67210
Code commune 67504
Démographie
Population
municipale
1 251 hab. (2014)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 20″ nord, 7° 31′ 20″ est
Altitude Min. 152 m – Max. 167 m
Superficie 10,91 km2
Localisation

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Valff

Valff (Walf en allemand) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Valff.

Située dans la plaine d'Alsace, la commune de Valff s'inscrit entre les collines du piémont des Vosges et le bruch de l'Andlau (Ried). Le village implanté au bord de la Kirneck se trouve à une altitude moyenne de 160 mètres environ. Valff est située à 25 kilomètres au nord de Sélestat et 30 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg ; Barr se trouve à 6 kilomètres au sud-ouest et Obernai à 5 kilomètres au nord-ouest. Traversée d'est en ouest par la route départementale D 206, qui raccorde la commune à la voie rapide du Piémont des Vosges (VRPV) lui donnant un accès rapide vers le nord à Strasbourg et vers le sud à Sélestat.

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Falaba, 743
  • Valva, 817
  • Valabu, 820
  • Falves, 962

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire[modifier | modifier le code]

Le village est d'origine celte Valva, le nom originaire de la commune signifie « la rivière qui coule en pays plat ». L'habitat est attesté dès 450 av. J.-C. comme en témoigne un tumulus[1] sur le ban communal.
À l'époque romaine, Valff se situe sur une voie ouest-est reliant le mont Sainte-Odile à Gerstheim (lieu de passage sur le Rhin).

Un fief ecclésiastique[modifier | modifier le code]

Valff est un fief ecclésiastique depuis au moins 660. Elle appartient à l'abbaye d'Ebersheim.Le testament de Sainte Odile et la donation de son père le duc d'Alsace Etichon ou Attic au monastère d'Ebersheim nomment Valf parmi les biens appartenant à leur domaine. ou de leurs manses.

Un bien appartenant à divers monastère[modifier | modifier le code]

En 880, elle passe à l'abbaye d'Andlau, cadeau de Charles le Gros à l'impératrice Richarde. En 962, elle devient la propriété du monastère d'Étival. Le fief passe en 1305 à la famille d'Andlau, vassale de l'évêque de Strasbourg, et le reste jusqu'à la Révolution.

Le château et le village passent aux landgraves[modifier | modifier le code]

En 1097 un Regenbalt de Valva signe comme témoin dans une charte. D'origine probablement patrimoniale, le château et le village passèrent aux landgraves de Werd, qui en firent un fief oblat de l'évêché de Strasbourg. En 1336 Ulric de Werd déclare tenir le domaine en sous-fief de l'évêché.En 1391 Louis d'Utenheim détient le château comme vassal d'Andlau. Un peu plus tard Rodolphe d'Andlau cède ses biens de Valff à l'évêque de Strasbourg, Berthold II[2].

La réforme[modifier | modifier le code]

Lors de la Réforme, les habitants de Valff furent sur le point d'embrasser la nouvelle religion, mais l'abbaye d'Andlau qui veillait au grain, collatrice de la cure de Valff, réussit à maintenir l'ancienne liturgie et à éloigner les dissidents.

Les guerres du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, les Armagnacs détruisent une partie du village et du château. Mais les destructions les plus importantes sont le fait de la guerre de Trente Ans qui oppose catholiques et protestants dans le Saint-Empire romain germanique. Le village est dévasté plusieurs fois, notamment en 1622 et 1632. En 1648, Valff a perdu 60 % de sa population (650 habitants en 1618 ; 250 environ en 1648). Valff mettra un siècle et demi pour retrouver sa population de 1618, malgré l'apport de population d'Allemagne, de Suisse, d´Autriche et partiellement, de France.

Une forteresse au sud du village[modifier | modifier le code]

Autrefois[Quand ?], la Kirneck passait au milieu du village, à l'emplacement actuel de la rue principale. La construction d'une forteresse au sud du village (XIIe-XIVe siècle) fut accompagnée du creusement d'un fossé, alimenté par un nouveau bras de la rivière. À la suite de nombreuses inondations, un mur de soutènement fut construit en 1931 à travers tout le village. La pollution de la Kirneck, notamment due aux tanneries de Barr, ayant déjà provoqué plusieurs cas de typhus en 1909, la commune mit en place, en 1967, un système d'assainissement tout à l'égout et supprima le bras de Kirneck qui passait au milieu du village. Le cours d'eau passe désormais au sud des parties construites.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Valff

Les armes de Valff se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois canettes d'or. »[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ancienne roue motrice.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1976 René Halmenschlager    
1976 octobre 1999 Pierre Rosfelder    
octobre 1999 2014 André Schwartz[4]    
2014 en cours Germain Lutz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 251 habitants, en diminution de -3,62 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
972 1 072 1 144 1 262 1 379 1 424 1 391 1 465 1 524
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 434 1 443 1 464 1 441 1 388 1 332 1 307 1 216 1 187
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 149 1 141 1 139 1 008 970 975 1 003 990 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 011 1 081 1 121 1 173 1 234 1 281 1 342 1 210 1 251
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie[9].
  • Château fort[10].
  • Puits daté de 1720[11].
  • Jardin du Livre : ce jardin public, de type « Jardin Biblique », est implanté depuis 2004 au pied de l'église Saint-Blaise. Par sa composition et les espèces végétales employées, il évoque ces trois religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l'islam.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle-ossuaire Notre-Dame : elle contient une Vierge à l'enfant de style gothique du XVIe siècle et une Piéta très abîmée du XVe siècle.
  • Chapelle Sainte-Marguerite (classée monument historique) : le chœur gothique date du XIVe siècle. La nef Renaissance date de 1566 : il s'agit du seul exemple de ce style conservé en Alsace. Le portail sculpté est daté de 1568[12].
  • Chapelle Sainte-Marguerite.
  • Église Saint-Blaise (inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques). Le clocher de façade romane (XIIe siècle) est couronné d'un bulbe rajouté au XVIIIe siècle. L'église possède un orgue construit à l'origine par Conrad Sauer en 1787[13] et son orgue de tribune[14],[15].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no IA00024068, base Mérimée, ministère français de la Culture Tumulus
  2. Notice no IA00024034, base Mérimée, ministère français de la Culture Village. Première mention en 742 ; fief épiscopal des Werd jusqu'au XIVe siècle, puis fief des Andlau Première mention en 742 ; fief épiscopal des Werd jusqu'au XIVe siècle, puis fief des Andlau
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  4. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no IA00024043, base Mérimée, ministère français de la Culture Mairie
  10. Notice no IA00024046, base Mérimée, ministère français de la Culture Château fort, Château
  11. Notice no IA00024061, base Mérimée, ministère français de la Culture Puits daté de 1720
  12. Notice no PA00085205, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Sainte-Marguerite
  13. Notice no PA00085206, base Mérimée, ministère français de la Culture Église Saint-Blaise
  14. Notice no PM67001122, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune église Saint-Blaise
  15. Notice no IM67001629, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue église paroissiale Saint-Pierre, actuellement Saint-Blaise
  16. Notice no IA00024042, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  17. Notice no IA00024035, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Schlaefli, « Notes sur la sorcellerie à Valff et dans les environs », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2009, no 43, p. 31-39

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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