Valeur énergétique

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Étiquette d'un paquet de riz basmati indiquant sa valeur énergétique (Energy Value) en kilojoules (kJ) et en kilocalories (kcal).

La valeur énergétique d'un aliment est la quantité d'énergie pouvant en être extraite et fournie à l'organisme[1]. La valeur énergétique est exprimée en kilojoules (kJ) ou en kilocalories (kcal ou parfois abusivement cal).

La valeur énergétique d'un aliment est évaluée en moyenne à 90 % de l'énergie totale de cet aliment. En effet, l'effet thermique des aliments c'est-à-dire les pertes énergétiques liées à la digestion, l’absorption et l’utilisation des nutriments chez les humains représentent environ 10 % de la valeur totale[1],[2],[3].

Mesure de détermination en laboratoire[modifier | modifier le code]

Des valeurs théoriques peuvent être estimées par des mesures en laboratoire. Measure (en)

Valeur énergétique de quelques aliments et boissons alcoolisées[modifier | modifier le code]

Substances Densité d'énergie[4],[5]
kJ/g kcal/g
Lipides 37 9,0
Éthanol (alcool) 29 7,0
Protéines 17 4,0
Glucides 17 4,0
Acide organique 13 3,0
Polyols 10 2,4
Fibres 8 1,9

Les autres substances dans la nourriture n'apportent aucune énergie supplémentaire.

Les apports quotidiens en énergie pour les femmes de 18 à 40 ans sans activité physique est de 1 900 kcal[6] (7 950 kJ)[7] . Idem sauf grande sportive : 2 500 kcal[6] (10 460 kJ)[7].

Les apports quotidiens en énergie pour les hommes de 18 à 40 ans sans activité physique est de 2 350 kcal[6] (9 832 kJ)[7]. Idem sauf grand sportif : 3 250 kcal[6] (13 598 kJ)[7].

En général les personnes âgées consomment moins que les jeunes adultes : 1 400 kcal/jour (5 858 kJ/jour)[7].

Dès le deuxième trimestre de grossesse, l’augmentation est de 340 kcal/jour[6]. Une femme qui allaite, l’augmentation est de 330 kcal/jour[6].

La valeur énergétique réelle des protéines serait plus faible : environ 3,2 kcal/g, à cause de l'énergie nécessaire à la conversion de l'ammoniaque en urée lorsque les protéines sont décomposées en acides aminés[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Frédéric Blanchet (dir.) et Marie-Caroline Vincent & Valérie Martineau (Productrices de contenus pédagogiques en Sciences), « Les aliments et les besoins énergétiques. » (Synthèse de cours de nutrition : Aide aux devoirs - Niveau Secondaire au Québec), sur Alloprof.qc.ca, Montréal, Québec et Saguenay, Alloprof (consulté le 22 novembre 2020).
  2. Ronan de Fressenel (dir.) et Inès Leleu (responsable éditoriale), « Pourquoi ne sommes-nous pas égaux face à la prise de poids ? : Tout le monde n'a pas besoin du même nombre de calories. » (Dossier d'études nutitionnelles), sur PasseportSante.net, Neuilly-Sur-Seine, M6 Digital Services (consulté le 22 novembre 2020) : « L’effet thermique des aliments représente à peu près 10 % de l’énergie totale et consiste en la digestion et la transformation des aliments en énergie. ».
  3. Maude Lagacé (diététiste) et Marjolaine Mercier (dir.), « Les aliments à calories négatives : mythe ou réalité ? » (Dossier documentaire de nutritionnistes), sur Mnutrition.ca, Montréal, Cliniques M Nutrition (consulté le 22 novembre 2020).
  4. (en) « The Food Labelling Regulations 1996 », sur legislation.gov.uk (consulté le 11 janvier 2017).
  5. (en) Food energy - methods of analysis and conversion factors, Rome, food and agriculture organization of the united nations, (ISBN 92-5-105014-7, lire en ligne), Table 3.8
  6. a b c d e et f Votre besoin calorique journalier fourchette-et-bikini.fr vu 17 octobre 2020
  7. a b c d et e Outil de calcul du Nutri-Score health.belgium.be 1 avril 2020
  8. (en) Bijal Trivedi, « The calorie delusion: Why food labels are wrong », New Scientist,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]