Valeska Grisebach
| Naissance |
Brême (Allemagne) |
|---|---|
| Nationalité | Allemande |
| Profession | Réalisatrice |
| Films notables |
Désir(s) Western |
Valeska Grisebach, née le à Brême, est une réalisatrice allemande.
Ces films, interprètés souvent par des acteurs amateurs, semblent à la frontière du documentaire et de la fiction, et sont également imprégnés de la tradition romantique allemande. Maintes fois distinguées dans des festivals, elle fait partie d'une « nouvelle Nouvelle Vague » allemande (acteurs amateurs, intérêt pour un naturalisme social, intérêt pour les pays de l'Est, ...).
Biographie
[modifier | modifier le code]Née le 4 janvier 1968 à Brême, Valeska Grisebach étudie la littérature allemande et la philosophie à Berlin, Munich et Vienne avant de se lancer dans des études de cinéma à Vienne[1]. Son film de fin d’études, Mein Stern (Be My Star), remporte le Prix de la critique internationale au Festival international du film de Toronto ainsi que le prix du meilleur long métrage au Festival du film de Turin. Elle a 21 ans, presque 22, quand le mur de Berlin chute, en novembre 1989, mettant fin à la sépation en Europe entre l’Ouest et l’Est[2]. Pour cette jeune femme ayant grandi en partie à Berlin-Ouest, un nouveau monde émerge[2].
Valeska Grisebach fait partie d'une « nouvelle Nouvelle Vague » allemande. Elle bénéficie d'une forte reconnaissance dès son deuxième long-métrage (Sehnsucht, titre en français Désir(s)) pour lequel elle est sélectionnée en compétition à la Berlinale 2006 avant de participer à de nombreux autres festivals. Ce film est imprégné d'une certaine tradition allemande, « la part inconsciente de la conduite humaine, le mystère des passions, la force obscure qui nous conduit par-delà l'exercice de notre raison, la lutte de la réalité et de l'idéal »[2]. Elle collabore avec, entre autres, Henner Winckler (Voyage scolaire, 2002), et Géraldine Bajard (La Lisière, 2011).
Son troisième long-métrage, Western, est présenté en avant-première dans la section « Un certain regard » du Festival de Cannes 2017. Le film suivant, L'Aventure rêvée, interprêté à nouveau par des acteurs amateurs[3],[4] , est présentée en première mondiale dans la compétition principale du Festival de Cannes 2026, où il remporte le Prix du jury[5]. Avec ces deux films, Western puis L’Aventure rêvée, c’est en Bulgarie que se déploie son cinéma, à la frontière de la fiction et du documentaire[5].
Filmographie
[modifier | modifier le code]Distinctions
[modifier | modifier le code]Récompenses
[modifier | modifier le code]- BAFICI (Buenos Aires) 2006 : Prix spécial du Jury pour Désir(s)
- Festival de Cannes 2026 : Prix du Jury pour L'Aventure rêvée
Sélections
[modifier | modifier le code]- Désir(s)
- Berlinale 2006 : en compétition
- Paris Cinéma 2006 : en compétition
- Premiers plans d'Angers 2007 : en compétition
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « Valeska Grisebach », sur Filmportal.de
- 1 2 3 4 Jacques Mandelbaum, « Désir(s) : passion adultère au pays du romantisme », Le Monde,
- ↑ Mathieu Macheret, « Cannes 2026 : L'Aventure rêvée, la quête d’une justicière, shérif des temps modernes », Le Monde,
- ↑ Camille Nevers, « L’Aventure rêvée, vestiges de l’amour », Libération,
- 1 2 3 Boris Bastide, « Le cinéma de Valeska Grisebach, à la frontière du documentaire et de la fiction La réalisatrice allemande de L’Aventure rêvée nourrit ses films de faits et de personnages réels », Le Monde,
- ↑ (en) « Mein Stern », sur le site du Festival international du film de Rotterdam,
- ↑ Jacques Morcie, « Western, de Valeska Grisebach : notre critique », Télérama,
- ↑ Christophe Kantcheff, « L’Aventure rêvée, de Valeska Grisebach (Compétition) ; Mon palmarès idéal », Politis N°1916,
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative aux beaux-arts :