Valeriano López

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Valeriano López
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Biographie
Nom Valeriano López Mendiola
Nationalité Drapeau : Pérou Péruvien
Naissance
Lieu Casma
Décès (à 68 ans)
Lieu Callao
Taille 1,88 m (6 2)
Période pro. 19461961
Poste Attaquant
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1946-1948 Drapeau : Pérou Sport Boys 0540 (62)
1949-1950 Drapeau : Colombie Deportivo Cali 0390 (43)
1951-1952 Drapeau : Pérou Sport Boys 0300 (44)
1953 Drapeau : Argentine CA Huracán 0180 (10)
1954-1956 Drapeau : Pérou Alianza Lima 0380 (33)
1957 Drapeau : Pérou Mariscal Castilla 00500 (4)
1958-1960 Drapeau : Pérou Sport Boys 01000 (7)
1961 Drapeau : Colombie Deportivo Cali 00500 (4)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1947-1957 Drapeau : Pérou Pérou 01400 (9)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Valeriano López, né le 4 mai 1926 à Casma (es) au Pérou et mort le 16 avril 1995 à Callao, est un footballeur péruvien qui évoluait au poste d'attaquant.

Redoutable par son jeu de tête, il était surnommé « El Tanque de Casma » (le tank de Casma) et est considéré comme l’un des plus grands joueurs péruviens de tous les temps et le joueur le plus important de l'histoire du club Sport Boys de Callao[1]'[2].

Buteur prolifique, selon les statistiques de l’IFFHS il a inscrit 207 buts en 199 matchs de championnat[3] et fait partie, avec Arthur Friedenreich et Bernabé Ferreyra, des trois seuls joueurs sud-américains à avoir marqué plus de buts que de matchs disputés. De plus, il a la meilleure moyenne de but par match de première division d'Amérique du Sud dans l'ère professionnelle : 1,04 buts par match[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Né à Casma, à 320 km au nord de Lima (dans la Région d'Ancash), Valeriano López grandit dans une famille modeste, son père étant fabricant d'adobe[2]. Adolescent, il jouait pour un club de la ville de Huacho, le Firestone[2].

En 1946, lors d'un match d'exhibition entre une sélection de Huacho – où il jouait – et le Club Centro Iqueño, il marqua trois buts (malgré la défaite 4 à 3 de son équipe) et impressionna le président du Sport Boys de Callao, José Arrué Burga, qui assistait au match et l'engagea aussitôt[2].

Carrière en club[modifier | modifier le code]

Avec le Sport Boys, il remporta trois fois d'affilée le titre de meilleur buteur du championnat péruvien (1946, 1947, 1948) avec un total de 62 buts en 54 matchs au cours de ces trois années-là. Cependant en 1949, il fut suspendu pour avoir quitté le camp d’entraînement de la sélection péruvienne quelques jours avant le début du championnat sud-américain de football.

Il émigra alors en Colombie qui, non affiliée à la FIFA, lui permettait de contourner sa suspension. À cette époque la Colombie vivait son époque dorée dite « El Dorado » : des joueurs tels que Alfredo Di Stéfano et Adolfo Pedernera évoluaient dans le championnat colombien. López fut recruté par le Deportivo Cali terminant deuxième du championnat en 1949 puis troisième en 1950. Lors de ses douze premiers matchs il marqua 23 buts ce qui constitue un record qui tient toujours à l’heure actuelle[4]. Le 21 mai 1950 il fut le principal artisan de la plus grande défaite infligée au Millonarios de Bogota, le club phare de l'époque dorée colombienne. Il marqua trois buts et le Deportivo Cali s'imposa finalement 6 buts à 1. Au cours de ses deux saisons à Cali, il inscrivit 43 buts en 39 matchs. Il fait partie des « Jugadores inolvidables » (joueurs inoubliables) du club[5]'[6].

En 1951 sa suspension fut levée et il rentra au Pérou et retrouva son ancien club du Sport Boys. Cette année-là, la finale du championnat opposa Sport Boys au Deportivo Municipal qui avait remporté le championnat l’année précédente en battant … Sport Boys. Ce dernier prit sa revanche en s’imposant 3 buts à 2 grâce à un triplé de López. Après ce titre, la vie dissolue qu'il menait lui fit perdre son niveau de jeu. Il quitta alors le Pérou pour l'Argentine où il s’engagea avec Huracán. Son indiscipline plus une blessure ne lui permirent pas de s'y imposer. Il ne resta qu’une seule année à Huracán et retourna de nouveau au Pérou où il passa trois années (1954 à 1956) à l'Alianza Lima. Il remporta le titre en 1954 et 1955 mais même s'il fut bon, il ne retrouva jamais son niveau d’antan. Il fit ensuite un bref passage dans l'équipe du Mariscal Castilla de deuxième division[1]. Il rejoignit une nouvelle fois le Sport Boys remportant le championnat en 1958. Il acheva sa carrière en 1961 après un retour ponctuel au Deportivo Cali.

En parallèle aux championnats dont les saisons étaient courtes, López participa à de nombreux tournois et matchs amicaux. Ces matchs non officiels ne sont pas comptabilisés dans les statistiques. En tenant compte de ces matchs il aurait inscrit dans toute sa carrière un total de près de 500 buts[réf. nécessaire].

Carrière en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Sa carrière internationale avec le Pérou fut courte mais prolifique. Il marqua 9 buts en 14 sélections[7]. Il fut meilleur buteur du championnat panaméricain en 1952 avec sept buts dont cinq de la tête contre le Panama pour une victoire finale de 7 buts à 1[8]. Il participa à deux championnats sud-américains avec dix ans d'écart entre les deux, en 1947 et 1957, en raison d'une suspension pour indiscipline qui le fit rater le Sudamericano de 1949 au Brésil.

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

NB : Les scores sont affichés sans tenir compte du sens conventionnel en cas de match à l'extérieur (Pérou-Adversaire).
Source consultée: soccer-db.info[9].
Par ailleurs V. López aurait marqué deux buts lors des Jeux bolivariens de 1948 bien qu'aucun document officiel ne l'atteste.

Après-carrière et décès[modifier | modifier le code]

À l'instar de beaucoup d'autres joueurs (Garrincha, George Best, Paul Gascoigne, etc), Valeriano López ne sut pas gérer sa condition de star du football péruvien et sud-américain des années 1950. Abandonné du milieu, il était dans la misère quand sa santé se détériora rapidement au point de souffrir d'anémie[10]. Néanmoins, un ancien dirigeant du Sport Boys, Alberto Levy, qui avait une grande admiration pour ses dons de buteur, lui tendit la main et le fit venir à Callao[10].

En 1992 il accompagne le Sport Boys à l'occasion d'un match de Copa Libertadores face à son ancien club du Deportivo Cali[10]. Trois ans plus tard, il s'éteint le à Callao, atteint d'un AVC. Il était alors âgé de 68 ans[10].

Statistiques en championnat[modifier | modifier le code]

Note: Dans le tableau ci-dessous seuls sont consignés les matchs de championnat (première division). À noter cependant qu'en 1957 le Mariscal Castilla évoluait en deuxième division, Valeriano López a donc disputé 5 matchs en D2.

Équipes Années Matchs Buts Moyenne
Drapeau : Pérou Sport Boys 1946-1948 54 62 1.15
Drapeau : Colombie Deportivo Cali 1949-1950 39 43 1.10
Drapeau : Pérou Sport Boys 1951-1952 30 44 1.47
Drapeau : Argentine CA Huracán 1953 18 10 0.55
Drapeau : Pérou Alianza Lima 1954-1956 38 33 0.87
Drapeau : Pérou Mariscal Castilla (D2) 1957 5 4 0.80
Drapeau : Pérou Sport Boys 1958-1960 10 7 0.70
Drapeau : Colombie Deportivo Cali 1961 5 4 0.80
Total 1946-1961 199 207 1.04

Palmarès[modifier | modifier le code]

Collectif[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Raúl Behr, « Valeriano López: A la cabeza de un tanque », sur www.dechalaca.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  2. a, b, c et d (es) « Valeriano López: La leyenda rosada », sur www.elbauldelamisilera.blogspot.pe,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  3. a, b et c (es) « Los mejores promedios de la historia », sur www.ohzizou.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  4. (en) Sondre Zachiarassen, « Scoring Streaks », sur www.rsssf.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  5. (es) « Jugadores históricos », sur www.elgloriosodeportivocali.blogspot.pe,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  6. (es) « Recordando a Valeriano López », sur www.deportivocali.co (consulté le 27 décembre 2015).
  7. Valeriano López disputa 12 matchs officiels avec l'équipe nationale et 2 non-officiels avec une sélection amateur lors des Jeux bolivariens de 1948. Champion de ce dernier tournoi, il aurait marqué deux buts qui ne sont pas considérés officiels.
  8. (es) Carlos Panez, « Siete canales del éxito », sur www.dechalaca.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  9. (en) « Valeriano López sur soccer-db.info », sur www.soccer-db.info (consulté le 27 décembre 2015).
  10. a, b, c et d (es) « Valeriano López: La leyenda rosada (parte III) », sur www.elbauldelamisilera.blogspot.pe,‎ (consulté le 30 décembre 2015).
  11. (en) Juan Pablo Andrés, Carlos Manuel Nieto Tarazona and José Luis Pierrend, « Peru - List of First Division Topscorers », sur www.rsssf.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).
  12. (en) José Luis Pierrend, « Peru - Record International Players », sur www.rsssf.com,‎ (consulté le 27 décembre 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]