Valentin Neuville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Neuville.
Valentin Neuville
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement
Instrument
Élève
Genre artistique

Valentin Neuville, né le à Rexpoëde et foudroyé par une leucémie en à Lyon, est un compositeur et organiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans les Flandres françaises d'un père facteur d'orgues, Valentin Neuville fait ses études musicales en Belgique ; prix d'excellence d'orgue, de contrepoint et d'orchestration au conservatoire de Bruxelles, il commence aussitôt une carrière d'organiste.

Titulaire à Lyon (Saint-Nizier puis Saint-François-de-Sales), il est également professeur d'orgue au conservatoire où il forme toute une génération de brillants musiciens, parmi eux Édouard Commette.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il laisse une œuvre abondante :

- Très nombreuses pièces d'orgue, comme Offertoire en 1884, Méditation en 1884, Cantilène nuptiale, Noël et musettes, Berceuse, Allegretto en 1893, Vitrail en 1931 (une forme musicale créé par Marcel Dupré), et Flandres en 1936, un triptyque: Feu et Sang, Tombes d’enfants, Paix Fleurie. Une partie des œuvres d'orgue a été enregistrée par Vincent Bénard sur l'orgue de Montivilliers.

- Des symphonies, des oratorios (Notre-Dame de Fourvière), de la musique de chambre (sa Sonate pour violon et piano a été enregistrée par Franck Della Valle et Claude Collet), une curieuse pièce pour théâtre d'ombres (Le Trèfle à quatre feuilles).

- Ses opéras (Tiphaine, Les Willis, Madeleine, L'Enfant, L'Aveugle) sont joués entre 1899 et 1909 en Belgique, en Allemagne, en Suède avec succès. Paradoxalement, la critique en France, particulièrement à Lyon, est très dure et il tombera dans l'oubli.

- Ses soixante mélodies pour chant et piano sont à découvrir. Les Proses des mortes, écrites avec son ami le poète Eugène Vial, sont un authentique chef-d’œuvre (enregistrement par Mario Hacquard [1], baryton et Claude Collet, piano, Par les tendres soirs de lune Ed. Polymnie). Il y laisse s'épancher une sensibilité extrême, du lyrisme romantique à l'impressionnisme le plus contenu ; le langage, simple d'apparence, recèle bien des richesses d'harmonie et de contrepoint.

Liens externes[modifier | modifier le code]