Valentin (général byzantin)

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Valentin (en grec : Οὐαλεντῖνος / Βαλεντῖνος ), mort en 644, était un général byzantin et un usurpateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon Sébéos, Valentin était d'origine arménienne, descendant de la famille royale des Arsacides[1],[2]. Il a d'abord été membre de la suite du sacellaire Philagrios et a été chargé en 641 par l'empereur Constantin III de distribuer de l'argent aux troupes en vue de garantir leur loyauté envers le prince héritier Constant contre la faction d'Héraclonas et de l'impératrice douairière Martine. Il est possible qu'il ait été désigné comme général avec les pleis pouvoirs sur l'armée byzantine ou qu'il fut comte de l'Opsikion[3].

Cependant, à la mort l'empereur Constantin en mai 641, Martine et son fils Héraclonas prennent le pouvoir, tandis que les loyalistes de Constant, et notamment Philagrios, sont bannis. Valentin, qui était alors en mission, obtient le soutien de l'armée et mène les troupes de Chalcédoine à travers le Bosphore vers Byzance et exige que Constant soit coempereur[1]. Cédant à la pression, Héraclonas couronne Constant comme coempereur à la fin du mois de septembre. Dans le but de réduire la portée de cet acte, Heraklonas élève également deux de ses jeunes frères, David et Marinus, au rang de coempereur en même temps. Valentin est lui-même « récompensé » en recevant le titre de comte des Excubites. Malgé tout, selon le récit de Sebeos, c'est Valentin qui provoque la chute finale et la mutilation de Martine et d'Héraklonas quelques mois plus tard, et impose Constane comme empereur unique[2],[4].

Au début de 642, Valentin est donc devenu l'homme le plus puissant de l'Empire byzantin, et a apparemment reçu des honneurs quasi-impériaux, notamment en étant autorisé à porter la pourpre impériale. En même temps, il est nommé commandant en chef de l'armée byzantine, et sa fille Fausta est mariée au jeune empereur Constant II et proclamée Augusta[5]. En 643/644, Valentin mène une campagne contre les Arabes, en menant une attaque concertée un autre général arménien nommé David pour les prendre en tenaille. Mais l'armée de Valentin est mise en déroute et lui-même panique et s'enfuit, abandonnant son trésor aux Arabes[6].

En 644, Valentin tente d'usurper le trône de son gendre. Il marche sur Constantinople avec ses troupes, et demande à être couronné empereur. Sa candidature au trône échoue, car la population de la capitale et les hommes à la tête de l'État, parmi lesquels le patriarche Paul II, rejettent sa demande. Selon les chroniqueurs, la population a d'abord lynché ses émissaires, avant de le tuer lui-même[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Winkelmann et al. 2001, p. 70.
  2. a et b Kazhdan 1991, p. 2151.
  3. Winkelmann et al. 2001, p. 70–72.
  4. Winkelmann et al. 2001, p. 70, 72.
  5. a et b Winkelmann et al. 2001, p. 71.
  6. Winkelmann et al. 2001, p. 70–71.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Valentinus (usurper) » (voir la liste des auteurs)
  • (en) Alexander Petrovich Kazhdan, The Oxford Dictionary of Byzantium, New York and Oxford, Oxford University Press,‎ 1991 (ISBN 978-0-19-504652-6)
  • (en) Friedhelm Winkelmann, Ralph-Johannes Lilie et Claudia Ludwig, Prosopographie der mittelbyzantinischen Zeit: I. Abteilung (641–867), 5. Band: Theophylaktos (#8346) – az-Zubair (#8675), Anonymi (#10001–12149), Berlin, Walter de Gruyter,‎ 2001, 69–73 p. (ISBN 978-3-11-016675-0, lire en ligne), « Ualentinos (#8545) »
  • (en) Walter Emil Kaegi, Byzantine Military Unrest, 471–843: An Interpretation, Amsterdam, Adolf M. Hakkert,‎ 1981 (ISBN 90-256-0902-3, lire en ligne)