Valderoure

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Valderoure
Valderoure
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Roch.
Blason de Valderoure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Jean-Paul Henry
2020-2026
Code postal 06750
Code commune 06154
Démographie
Gentilé Valderourois
Population
municipale
459 hab. (2018 en augmentation de 10,07 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 51″ nord, 6° 42′ 39″ est
Altitude Min. 1 027 m
Max. 1 645 m
Superficie 25,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Grasse-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Valderoure
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Valderoure

Valderoure est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Valderourois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située en bordure du département du Var, à 14 km de La Martre, dans le parc naturel régional des Préalpes d'Azur.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est au cœur de la plaine de La Lane, et adossé à la barre rocheuse de Baurroux.

Massifs environnants : Montagne de Bleine.

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune est située dans une zone de sismicité moyenne[1],[2].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • rivière l'Artuby,
  • rivière la Lane,
  • ravin de la péguière,
  • torrent des bonnes fonts.

Valderoure dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 500 équivalent-habitants[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route nationale N85, qui constitue une partie de la route Napoléon, passe à proximité. La commune étant desservie par les départementales D2211 et D2.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Commune desservie par le réseau "Sillages[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Valderoure est une commune rurale[Note 1],[7]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[8],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[10],[11].

La commune procède actuellement à l'élaboration d'un plan local d'urbanisme en remplacement de la Carte communale[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,3 %), prairies (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Valderoure est Provençale et signifie "la vallée des chênes".

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire est occupé dès la préhistoire, puis par les Romains comme le montrent quelques pièces.

Valderoure est née de la scission de la seigneurie de Séranon en deux communes. Dès cette époque, le vieux village (Grand Glise) est petit à petit délaissé, les matériaux de construction serviront en grande partie à créer l'actuel village de Séranon. De son côté, la vallée de la Lane qui accueille Valderoure va prospérer sur le modèle d'un habitat dispersé tout au long de la plaine en petits hameaux, tous situés sur le territoire de la commune de Valderoure : le Clos de Giraud, Fauchier, Valentin, Caillon et Malamaire et deux lieux-dits plus importants, la Ferrière et Valderoure.

Au XVIIe siècle, Valderoure, la vallée des roures (chênes), de développe alors que Séranon dépérit. Elle est alors érigée en paroisse.

Le , Valderoure est séparé de Séranon et devient une commune. Son maire, Jean-Antoine David procède à la vente des biens des institutions religieuses dont le domaine de Pugnefort.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les Templiers ont possédé des biens sur le territoire, dont le château-fort de Saint-Pierre de Serro, au-dessus de La Ferrière. Après la suppression de l'ordre, en 1309, leurs propriétés passèrent à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui les a gardé jusqu'à la Révolution. Après 1454, les chevaliers ne furent plus présents sur le site mais se contentèrent de percevoir les dîmes et de rendre la justice. Leurs propriétés dépendaient du commandeur de Thorenc. Les Hospitaliers possédèrent le domaine de Pugnefort comprenant un moulin et trois cents hectares de terre[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 1995 Rémy David    
juin 1995 avril 2013 Sylvain Butelli SE  
juin 2013 En cours Jean-Paul Henry DVG Retraité Fonction publique

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 530 000 , soit 1 252  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 555 000 , soit 1 313  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 110 000 , soit 259  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 128 000 , soit 302  par habitant ;
  • endettement : 512 000 , soit 1 210  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 9,83 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,02 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 447 [17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 459 habitants[Note 2], en augmentation de 10,07 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350295309317309354351319329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
317322341355353320333262235
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
229215205180171146155157155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
111132110167178306375384421
2017 2018 - - - - - - -
452459-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[22] :

  • Écoles maternelles à Séranon, Saint-Auban, Andon,
  • École primaire[23],
  • Collèges à Saint-Vallier-de-Thiey, Castellane, Annot,
  • Lycées à Grasse.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[24] :

  • La maison médicale[25],
  • Médecins à Valderoure, Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Pharmacie à Saint-Vallier-de-Thiey, Saint-Cézaire-sur-Siagne,
  • Hôpitaux à Castellane, Cabris.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Activités agricoles[28].
  • Producteur de plantes médicinales et aromatiques en agriculture biologique et biodynamique.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[31].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Léon avec un sarcophage gallo-romain.

Patrimoine religieux[32] :

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Roch[33], construite au début du XVIIe siècle sur le site de l'ancien prieuré Saint-Roch[34], à Valderoure.
  • Chapelle Saint-Léonce (Valentin) qui dépendait de l'abbaye de Lérins, à l'ouest du village, sur le chemin Saint-Léonce, inscrite au titre des monuments historiques en 1947[35],[36],[37],[38].
  • Chapelle Saint-Pierre, construite en 1662, au village de La Ferrière.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste dite localement San-Jan-Lou-Burlou, construite en 1734 au hameau de Malamaire[39].
  • Institut Karmapa[40].
  • Oratoire Saint-Roch.

Autres patrimoines et lieux de mémoire :

  • Ancienne maison forte au hameau de Malamaire, construite au XVIIIe siècle, place forte des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui possédaient le domaine de Pugnafort avec son château et son moulin (à Malamaire) et trois cents hectares de terres[41].
  • Lavoirs[42].
  • Monument aux morts[43],[44].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Valderoure Blason
D'argent à la branche de chêne rouvre de sinople, englantée d'or ; chaussé de sinople.
Détails
Devise : « semper robur » (toujours solide)[45].
Blason de Valderoure Blason
Détails

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. Dossier Départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-Maritimes
  3. L'eau dans la commune
  4. Description de la station
  5. Table climatique
  6. Commune desservie par le réseau Sillages
  7. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  8. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  12. PLU
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem : Inventaire sommaire des Archives hospitalières antérieures à 1792: série H : Pugnefort
  16. Les comptes de la commune
  17. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Établissements d'enseignements
  23. École élémentaire
  24. Professionnels et établissements de santé
  25. Maison de santé rurale
  26. Paroisse Sainte-Marie-des-Sources
  27. Centre régional bouddhiste de la tradition Karma Kagyu
  28. Les produits locaux dans le Pays de Grasse
  29. Domaine équestre de Val Ranch à Valderoure (06) et La Martre (83)
  30. Gîtes ruraux et chambres d'hôtes
  31. Commerces et services de proximité
  32. L'histoire et le patrimoine de la commune
  33. Les églises et édifices religieux, recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux
  34. Église Saint-Roch, le soutien de la Fondation du patrimoine à restauration de l'église
  35. « Chapelle Saint-Léonce (vestiges) », notice no PA00080905, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Chapelle Saint-Léonce (vestiges)
  37. Chapelle Saint-Léonce
  38. Chapelle romane, ancienne dépendance de l'abbaye de Lérins
  39. Chapelle Saint-Jean-Baptiste
  40. Institut Karmapa
  41. Valderoure qui dépendait initialement de Séranon
  42. Oratoires, lavoir...
  43. Livret des moments de vie des soldats inscrits sur le Monument aux Morts pour la guerre de 1914/1918
  44. Monument aux morts, Conflits commémorés Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale
  45. Les Monts d'azur : Valderoure, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  46. Histoire de l'armorial de Valderoure

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]