Valérien d'Auxerre

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Valérien d'Auxerre
Biographie
Nom de naissance Valérien
Naissance IVe siècle
Décès
Auxerre
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Évêque d'Auxerre
3e évêque d'Auxerre
Autres fonctions
Fonction religieuse
épiscopales
Valérien d'Auxerre
Évêque
Naissance IVe siècle
Décès  
Auxerre
Fête 6 mai

Valérien est un saint gaulois qui fut évêque d'Auxerre, aujourd'hui dans l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Biographie[modifier | modifier le code]

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D'origine gauloise, il assista au sacre de saint Euverte d'Orléans, en compagnie de Séverin de Sens, Saint Marcel de Paris et des autres évêques de sa province. Il participa au Concile de Cologne, tenu contre l'évêque arien d'Euphrate, le . Il assista également au concile de Sardique. C'est lui qui empêcha saint Amatre de devenir un homme du monde, comme le souhaitaient ses parents qui lui firent épouser une fille de Langres baptisée Marthe. L'évêque Valérien chargé de célébrer le mariage, au lieu de prononcer les paroles bénissant cette union, dit à voix basse la bénédiction servant à la consécration des diacres et diaconesses que seuls les deux époux entendent[1]. Valérien mourut quelque temps après et fut inhumé au Mont-Artre, auprès de ses prédécesseurs.[réf. nécessaire]

L'histoire latine des évêques d'Auxerre[2] a pendant des siècles mis deux saints comme évêques : Valère et Valérien, qui furent fêtés le même jour du 6 mai. Valère n'apparaît pas dans le récit de saint Mamert ni dans les martyrologes hiéronymiques[3], ni dans Névelon. Les mentions qui sont faites de cet évêque dans la copie du martyrologe hiéronymique conservée à l'abbaye de Saint-Wandrille, parlent de Valerus dans le manuscrit conservé à Corbie et dont il existe dans les archives de la cathédrale d'Amiens des copies très anciennes et Valerianus dans celle d'Esternach. Les deux noms ont la même date de décès et le même jour de fête. La similitude des noms a permis à Mr. de Tillemont de dire le premier qu'il s'agit de la même personne. Il n'existe aucune action de Valère et aucune église n'a jamais revendiqué des reliques d'un personnage de ce nom. Valère n'est pas non plus représenté dans les rangs des autres saints évêques d'Auxerre dont on a peint les images dans l'église cathédrale ; les peintures des saints évêques d'Auxerre sont dans la chapelle Saint-Sébastien du transept nord.

Culte et hommage à saint Valérien[modifier | modifier le code]

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Les copies du martyrologue hiéronymique, écrites en France, mentionnent son inhumation le 6 mai, sous le nom de déposition, ne mentionnant pas de translation ; ce qui indique que son corps ne fut levé de son tombeau qu'après le temps ou vivait l'auteur des additions faites à ces copies, c'est-à-dire après le VIIIe siècle

Dès la fin du VIe siècle, il y avait dans le diocèse d'Auxerre, une église considérable sous son vocable. Saint Aunaire, alors évêque, la met au rang des églises principales, où il ordonna que l'on ferait des prières publiques le premier jour de chaque mois. Il y a toute apparence qu'elle était dans le lieu que l'on nomme Chitry à 10,5 km d'Auxerre. C'est la seule connue dans le diocèse, qui soit tirée du nom de Saint Valérien, évêque d'Auxerre ; elle possède de temps immémorial[évasif] des reliques considérables et l'édifice de cette église montre par son antiquité, ce que le lieu a été autrefois.

Il y avait dans le diocèse de Chartres dès le XIe siècle, à Châteaudun, une grande église sous le vocable de ce saint, suivant le livre des seigneurs d'Amboise qui est au dixième tome du Spicilège. Les mémoires du pays marquent qu'elle avait sans doute eu ce nom par suite de quelques translation de reliques de ce saint. En 1400, le vase d'argent dans lequel étaient renfermés les ossements du saint, fut pillé par les soldats qui ruinèrent la ville. Les curés prirent le soin de les remettre dans des châsses de bois. On avait la tête, et un ossement du bras. Le chef fut renfermé dans un buste en bois doré par Milon d'Illiers, évêque de Chartres, au XVe siècle. Un curé de la paroisse, qui était protonotaire du Saint-Siège, le transféra dans un buste d'argent, en vertu de la commission de messire Ferdinand de Neuville, évêque diocésain, et à l'égard du bras, il s'est trouvé perdu par la suite du temps.

Outre la fête du 6 mai, on célèbre celle de la translation qui a lieu le 3 décembre. À l'occasion des deux fêtes, les reliques étaient portées en procession, avec de grandes marques de dévotion de la part des gens du pays dunois qui le regardaient comme un patron spécial.

L'église Saint-Valérien que l'on voyait à Châteaudun, bien qu'elle fût au faubourg, passait pour la plus belle du pays[4], et la paroisse la plus nombreuse entre les sept qui forment la ville.

Le calendrier très ancien de Chitry, marque une translation de Saint Valérien au 29 août. Messire Charles de Caylus ayant reconnu et approuvé les reliques de Saint Valérien, qui étaient renfermées dans la sacristie de cette église depuis les guerres civiles, on choisit le même jour du 29 août, pour les enchâsser de nouveau et cette cérémonie fut faite en 1730, par un chanoine de la cathédrale, commis à cet effet.

Il est constant par les calendriers du XIIe siècle et du XIIIe siècle, qu'on a fait des commémorations chaque année, le 6 mai, après l'office de Saint Jean-devant-la-Porte-Latine[5].

Le village de Saint-Valérien dans le nord-est de l'Yonne est nommé en son hommeur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, , 886 p. (présentation en ligne). Vie de saint Valérien : pp. 13 à 17. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sanctoral de l'Église orthodoxe des Gaules.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Faits rapportés au VIe siècle par l'auteur de la vie de saint Amatre.
  2. Histoire latine des évêques d'Auxerre, pp. 331 à 360.
  3. le martyrologe hiéronymique est le martyrologe de saint Jérôme. Plusieurs copies existent, dont l'une à l'abbaye de Saint-Wandrille, l'autre à l'abbaye de Corbie. Voir Dictionnaire Universel Francois Et Latin, page 1251.
  4. Ceci avant l'incendie qui la ravagea par la suite
  5. Il figure aussi dans le nécrologe de la cathédrale d'Auxerre à cette date