Valérie Trierweiler

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Valérie Trierweiler
Image illustrative de l’article Valérie Trierweiler
Valérie Trierweiler, le 3 mai 2012.

Nom de naissance Valérie Massonneau
Naissance (54 ans)
Angers, Maine-et-Loire (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Spécialité Politique
Autres activités Compagne du 24e président de la République française
Années d'activité depuis 1988
Bilan médias
Pays France
Média Presse écrite
Télévision
Fonction(s) principale(s) Journaliste, animatrice de télévision
Télévision Direct 8

Valérie Trierweiler, née Massonneau, est une journaliste politique française et animatrice de télévision, née le à Angers[1]. Membre de la rédaction de Paris Match, elle présente entre 2005 et 2011, des émissions politiques sur la chaîne de télévision Direct 8.

Elle partage sa vie avec François Hollande, président de la République française depuis le 15 mai 2012.

Biographie

Enfance, famille et études

Née à Angers[2], dans le quartier de la Roseraie[3], Valérie Massonneau est la cinquième d'une famille de six enfants[4].

Après avoir vécu dans la tour Chaptal de la cité du Grand-Pigeon[5], la famille Massonneau s'installe rue de Champagne en 1969, dans un lotissement HLM proche du quartier de Monplaisir[6]. Son père, Jean-Noël Massonneau, invalide civil de guerre après avoir perdu une jambe en sautant sur un engin explosif à 12 ans[7], meurt quand elle a 21 ans[8]. Banquiers, son grand-père et son arrière-grand-père ont été des associés de la banque angevine J. Bordier Fils, Massonneau et Cie, vendue en 1950 au Crédit de l'Ouest[6]. Une histoire familiale qu'elle déclare avoir découverte seulement en 2012, pendant la campagne présidentielle, grâce aux investigations du quotidien Ouest-France[9]. Après la mort de son père, sa mère travaille comme hôtesse d'accueil à la patinoire d'Angers[4].

Valérie Massonneau suit une scolarité successivement à l'école Paul-Valéry, au collège Jean Lurçat et au lycée Joachim-du-Bellay d'Angers, où elle obtient un baccalauréat littéraire en 1983, avant de poursuivre ses études à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[6]. Elle suit dès lors des cours d'histoire[4] puis de sciences politiques, conclus par le DESS de communication politique et sociale de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[2].

Carrière journalistique

Après l'obtention de son DESS en 1988, Valérie Trierweiler collabore à la revue Profession Politique où travaille Gérard Carreyrou. En 1989[6], Roger Thérond l'engage à Paris Match[7], où elle couvre des sujets politiques et suit notamment le Parti socialiste[10]. En 2005, Paris Match l'écarte de la rubrique politique en la nommant grand reporter, un titre « fictif »[11] car la rédaction lui demande de se consacrer uniquement à la critique littéraire.

À partir de 2005, au lancement de Direct 8, à l'époque chaîne du groupe Bolloré, elle présente des émissions et rendez-vous politiques, notamment sous forme d'entretiens. Ainsi, jusqu'en 2007, elle présente l'émission hebdomadaire en direct Le Grand 8, première émission politique de Direct 8, initialement en compagnie de Dominique Souchier[2].

À partir de septembre 2007, elle co-anime, avec Mikaël Guedj, l'émission politique hebdomadaire de Direct 8, intitulée Politiquement parlant.

Après avoir animé, de mars à octobre 2011, 2012, Portrait de campagne[12],[13], elle présente l'émission Itinéraires d'interview de personnalités du show business, à compter du 28 janvier 2012[14]. Ce nouveau magazine connaît des débuts difficiles, en termes d'audience[15] mais réussit ensuite de belles performances[16].

Compagne du président de la République

Depuis le milieu des années 2000[17],[18],[19],[20], elle partage sa vie avec François Hollande. Ce dernier étant le 24e président de la République depuis le , elle est présentée comme la « Première dame de France »[21],[22] bien qu'elle ne soit pas mariée à l'actuel chef de l'État et qu'elle refuse le terme. Ainsi, elle déclare, concernant ce « rôle, à la suite de la victoire de François Hollande » : « Il n'y a pas de définition précise, j'ai besoin de réfléchir. […] Ce sera plus facile une fois l'investiture passée, une fois que j'aurai vraiment réalisé, que tout cela deviendra concret y compris de façon pratique et que j'aurai notamment un agenda, un bureau »[23]. En raison de la situation matrimoniale particulière du couple, les médias américains l'ont baptisée la « first girlfriend » à l'occasion du premier voyage présidentiel de aux États-Unis[24],[25].

Elle assiste à l'investiture de François Hollande et participe au programme organisé pour les Premières dames par Michelle Obama, lors du sommet du G8. Au sein du palais de l'Élysée, elle dispose d'un cabinet composé d’une chargée de mission, de deux secrétaires[26], plus un chauffeur, dirigé par l'ancien journaliste Patrice Biancone, dispositif plus réduit que celui de Carla Bruni-Sarkozy, la taille de l'équipe n'étant pas légalement fixée[27]. Lors d'une visite d'une école en marge du sommet de l'OTAN à Chicago, elle déclare avoir l'ambition de devenir « ambassadrice de l'égalité des chances »[28].

Elle publie François Hollande président. 400 jours dans les coulisses d'une victoire, un album de photos légendées, mais les ventes s'avèrent très décevantes[29].

Affirmant son indépendance, elle poursuit sa chronique littéraire hebdomadaire dans Paris Match[30]. Le , dans l'entre-deux tours des élections législatives de 2012, quelques heures après que Ségolène Royal a annoncé sur sa profession de foi électorale avoir reçu le soutien de son ancien compagnon François Hollande, les encouragements adressés sur son compte Twitter par Valérie Trierweiler à Olivier Falorni[31], candidat socialiste dissident dans la première circonscription de la Charente-Maritime face à l'ancienne compagne du président de la République, posent la question de sa place dans le paysage politique français, et celle de la frontière entre vie privée et sphère publique[32],[33]. Cet événement a reçu le nom de « Tweetgate » dans les médias, en référence au fameux scandale du Watergate, car il provoqua des tensions entre certains membres du Parti socialiste et la compagne de François Hollande[34], et aussi au sein de la famille du président de la République, son fils Thomas estimant un mois plus tard que ce tweet avait détruit l'« image normale » que son père avait construite[35]. En septembre de la même année, elle déclare que « c'était une erreur » et qu’elle « le regrette »[36].

Elle continue par la suite de participer à plusieurs cérémonies officielles, où elle apparaît néanmoins plus en retrait. François Hollande déclare lors de l’interview qui suit le défilé du 14 juillet, où sa compagne était présente dans la tribune présidentielle : « Valérie veut garder son activité professionnelle. Je le comprends. Elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l’exigera, et ce n’est pas très fréquent ». Le conseiller spécial du président, Aquilino Morelle précise : « Les temps ont changé. Aujourd'hui, nous avons une Première dame qui travaille. Il faut s’adapter. Ne soyons pas plus royaliste que le roi. On peut être journaliste culturel et ne pas interférer avec la politique »[26]. En septembre, elle devient ambassadrice de la fondation Danielle-Mitterrand[37]. Elle annonce par la suite renoncer à animer une émission de télévision sur D8, où elle était pressentie[38].

Le 18 octobre, lors d’un déplacement à Chambly (Oise) pour la fondation Danielle Mitterrand, elle déclare finalement assumer le rôle de Première dame, reconnaissant avoir auparavant « tâtonné » : « On ne devient pas comme ça Première dame du jour au lendemain, mais j'éprouve maintenant une grande joie à faire ce genre de choses et je continuerai »[39].

Vie privée

En 1995, Valérie Massonneau épouse Denis Trierweiler[1]. Celui-ci est secrétaire de rédaction à Paris Match[40], auteur, universitaire, traducteur, germaniste et spécialiste du philosophe Hans Blumenberg[41],[42]. Une procédure de divorce est engagée en 2007[43]. Elle garde le nom de son mari après leur divorce[44],[45],[46] prononcé en 2010[43].

À partir du milieu des années 2000[17],[18],[19],[20], elle entretient une relation avec François Hollande qu'elle a rencontré dans un contexte professionnel lors des élections législatives de 1988. Celui-ci envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2007, mais y renonce[47]. En , ils rendent publique leur union libre[7].

Le , elle porte plainte contre X pour « collecte et traitement illicite de données personnelles » auprès du parquet de Paris, à la suite de la parution le 4 octobre, du magazine L'Express affirmant dans un article qu'au début 2011, elle aurait fait l'objet d'une enquête sur son passé et son entourage de la part d'une section de la Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris[48],[49]. Chargée par le parquet de Paris de mener des investigations, l'Inspection générale de la police nationale met en évidence que la fiche de Valérie Trierweiler est un faux mais clôt le dossier, sans chercher l'auteur du délit. Après avoir décidé de classer l'affaire[50], le parquet de Paris confie à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) des investigations complémentaires réclamées par le préfet de police, Michel Gaudin[51].

Ouvrages

Notes et références

  1. a et b Biographie sur LCI.
  2. a b et c « Valérie Trierweiler, la femme discrète », sur lepoint.fr, 24 février 2011.
  3. Fabienne Beranger, « Valerie Trierweiler, la 1ère dame est née à Angers », sur pays-de-la-loire.france3.fr, France 3 Pays de la Loire, (consulté le 16 mai 2012).
  4. a b et c Marion Van Renterghem, « Valérie Trierweiler sort de l'ombre » sur lemonde.fr, 20 octobre 2011.
  5. Jean-François Martinet et Arnaud Wajdzik, « L'histoire angevine de la première dame de France », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 16 mai 2012).
  6. a b c et d Jean-François Martin, « Valérie, du quartier Monplaisir au palais de l'Élysée ? », Maville.com Angers et sa région,‎ (lire en ligne).
  7. a b et c Marie Guichoux, « De l'ombre à la lumière », Le Nouvel Observateur, no 2450,‎ , p. 68-69.
  8. Bruno Dive, « Valérie Trierweiler a traversé le miroir », sur sudouest.fr, Sud Ouest, (consulté le 16 mai 2012).
  9. Jean-François Martin et Arnaud Wajdzik, « Valérie Trierweiler. La terre d'Anjou colle à ses escarpins. », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 16 mai 2012).
  10. Laura Raim, « Première dame, un « second rôle » pour Valérie Trierweiler », sur elections.lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 16 mai 2012).
  11. Une qualification considérée comme fictive par Valérie Trierweiler elle-même, car elle ne réalise pas de reportages « de terrain » à l'instar des reporters de guerre. Extrait : « Elle peste quand la direction de Paris Match l'écarte de la rubrique politique pour lui confier un poste de grand reporter assez fictif. La journaliste se voit surtout confier la rédaction de critiques de livres. » « Valérie Trierweiler, la femme de l'ombre », Le Point,‎ (lire en ligne).
  12. « Valérie Trierweiler bat la campagne », .
  13. Éric Nunès, « Valérie Trierweiler, compagne de Hollande, arrête son émission politique », .
  14. « Reprise d'antenne », Téléobs, no 2463,‎ , p. 43.
  15. « Mise en échec, l'émission de Valérie Trierweiler change d'horaire », toutelatele.com.
  16. « Audience record pour Itinéraires le magazine culturel de Valérie Trierweiler sur Direct 8 », sur jeanmarcmorandini.com, (consulté le 20 mai 2012).
  17. a et b Charlotte Chaffanjon, « Valérie fait une obsession sur Ségolène… », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 12 juin 2012)
  18. a et b Sylvain Courage, « Sept questions sur l'affaire Trierweiler », sur nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, 13 et 14 juin 2012 (consulté le 14 juin 2012)
  19. a et b « Trierweiler - Royal : une relation sous haute tension », sur nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, 12 et 13 juin 2012 (consulté le 14 juin 2012).
  20. a et b Marie Guichoux, « De l'ombre à la lumière », Le Nouvel Observateur, no 2450,‎ 20-26 octobre 2011, p. 68-69.
  21. « Valérie Trierweiler, portrait de la nouvelle Première dame de France », sur rtl.fr, RTL, (consulté le 16 mai 2012).
  22. Jean-Frédéric Tronche, « Valérie Trierweiler : ses premiers pas en Première dame », sur obsession.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le 16 mai 2012).
  23. Anne Fulda, « Valérie Trierweiler, Première dame », Le Figaro, 11 mai 2012, p. 18.
  24. « G8 : Valérie Trierweiler a déjeuné à la Maison Blanche » Le Parisien, 19 mai 2012
  25. S. C., « USA : Valérie Trierweiler surnommée la « first girlfriend » », ELLE, 18 mai 2012.
  26. a et b Ian Langsdon, « Valérie Trierweiler, le calme après la tempête », in Paris Match n°3296, du 19 au 25 juillet 2012, pp. 42-47.
  27. Une première dame vraiment pas comme les autres, Challenge, 12/6/2012
  28. S. C., « Valérie Trierweiler, ambassadrice de l'égalité des chances ? », ELLE.fr, 22 mai 2012.
  29. Jérôme Depuis, « Le livre légendé par Valérie Trierweiler fait un flop », L'Express, 8 août 2012.
  30. Pascale Nivelle, « Trierweiler persiste et signe », Libération.fr, 7 juin 2012.
  31. « Pour Trierweiler, "parler de jalousie est idiot" », Le JDD, 13 juin 2012.
  32. « Le tweet de Trierweiler suscite l'embarras à gauche et l'ironie de la droite », Le Monde, 12 juin 2012.
  33. Nicolas Barotte, « Hollande, entre affaire privée et dilemme politique », lefigaro.fr, 13 juin 2012.
  34. « Tweetgate : Trierweiler admet "avoir commis une faute" et fait son mea culpa », L'Express, 20 juin 2012.
  35. « Thomas Hollande : "Ça m'a fait de la peine pour mon père" », Le Point, 11 juillet 2012.
  36. « Valérie Trierweiler fait son mea culpa après l'affaire du tweet », in liberation.fr, 3 octobre 2012.
  37. « Valérie Trierweiler ambassadrice de la fondation Danielle Mitterrand », sur liberation.fr, Libération, (consulté le 23 septembre 2012)
  38. Interwiew d’Arnaud Wajdzik, « Valérie Trierweiler : Je ne vais pas m’installer en Bretagne », ouest-france.fr, 3 octobre 2012.
  39. « Valérie Trierweiler dans l'Oise en Première dame engagée dans l'humanitaire », in liberation.fr, 18 octobre 2012.
  40. Serge Raffy, « François, Ségolène et Valérie », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  41. Jean-Luc Évard, Signes et insignes de la catastrophe : de la swastika à la Shoah, Éditions de l'éclat, , 230 p. (lire en ligne), p. 68, note 79.
  42. Marion Schumm, « À propos de Hans Blumenberg. Entretien avec Denis Trierweiler », Cahiers philosophiques, no 123,‎ , p. 101 (lire en ligne).
  43. a et b Paul Larouturou, « Jean-Marie Le Pen attaque François Hollande sur son couple qu'il juge “sulfureux” », sur europe1.fr, Europe 1, (consulté le 8 juin 2012)
  44. Mounia Van de Casteele et François Coulon, « Valérie Trierweiler, future Première dame », sur europe1.fr, Europe 1, (consulté le 16 mai 2012)
  45. Patrick Vignal, « Première dame, un "second rôle" pour Valérie Trierweiler », sur franceinter.fr, France Inter, (consulté le 16 mai 2012)
  46. Bénédicte Lutaud, « Qui est Valérie Trierweiler, la femme qui ne veut pas jouer les seconds rôles ? », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 16 mai 2012)
  47. Entretien par Arnaud Wajdzik, « Valérie Trierweiler entend rester journaliste », sur ouest-france.fr, Ouest-France, .
  48. Éric Pelletier, Anne Vidalie et Marcelo Wesfreid, « La police soupçonnée d'enquêter sur la compagne de François Hollande » sur lexpress.fr, 4 octobre 2011.
  49. AFP, « Ciblée par une enquête, Trierweiler porte plainte » sur lexpress.fr, 20 octobre 2011.
  50. « Les relents d'une police politique », Le Nouvel Observateur, no 2463,‎ .
  51. Olivier Toscer, « L'affaire Trierweiler relancée », Le Nouvel Observateur, no 2466,‎ , p. 28.

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie