Valérie Debord

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Valérie Debord
Valérie Debord, en avril 2015.
Valérie Debord, en avril 2015.
Fonctions
4e vice-présidente du
conseil régional du Grand Est
déléguée à la Démocratie territoriale et à l'Enseignement supérieur
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 11 jours)
Président Philippe Richert
Porte-parole des Républicains
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 9 jours)
Avec Guillaume Larrivé
Guillaume Peltier
Brigitte Kuster
Députée de la 3e circonscription
de Meurthe-et-Moselle

(4 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 17 juin 2007
Prédécesseur Claude Gaillard
Successeur Hervé Féron
Biographie
Nom de naissance Valérie Andrée Yvette Debord
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Chaumont (Haute-Marne)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Conjoint Nicolas Rosso
Sébastien Huyghe
Diplômé de Université de Nancy

Valérie Debord (anciennement Rosso-Debord) est une juriste et femme politique française, née le à Chaumont (Haute-Marne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Valérie Andrée Yvette Debord est née le à Chaumont dans le département de la Haute-Marne. Elle est la fille de Bernard Debord et de Simone Bilinski, attaché territoriale[1]. L'écrivain et l'essayiste Guy Debord, est le petit cousin de son père[2].

Le , elle épouse Nicolas Rosso, principal de collège. De cette union, naît une fille, Noémie[1].

Le , elle annonce sur Twitter qu'elle est redevenue « Valérie Debord » depuis le . En , elle donne naissance à un garçon, Valentin, dont le père est Sébastien Huyghe, député du Nord[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Frédéric Chopin de Nancy, elle suit les cours à la faculté de droit de Nancy et obtient une maîtrise de droit privé puis un diplôme d'études approfondies (DEA) d'histoire du droit[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Valérie Debord commence sa carrière professionnelle en dirigeant l'Union régionale des associations de parents d'enfants déficients auditifs (Urapeda) Bourgogne à Dijon, de 1995 à 1998[1].

De 1998 à 2002, elle est déléguée territoriale chargée de la formation professionnelle, au conseil régional de Lorraine[1]. Elle est secrétaire générale de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Meurthe-et-Moselle de 2002 à 2004[1], puis est chargée de mission au conseil régional de Lorraine[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Son engagement politique commence en 1990 avec son entrée au syndicat étudiant CELF, elle adhère ensuite aux JDS (branche des jeunes du Centre des démocrates sociaux) dont elle devient la vice-présidente pour la Meurthe-et-Moselle en 1992. Elle est ensuite présidente des Jeunes UDF de Meurthe-et-Moselle de 1998 à 2001. Élue adjointe au maire de Nancy, André Rossinot, en 2001, elle rejoint l'UMP en 2002 lors de sa création et est investie candidate pour les législatives de 2007 par ce parti, pour la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle, prenant la succession de Claude Gaillard. Elle est élue députée au deuxième tour contre Pascal Jacquemin (PS) faisant ainsi son entrée à l'Assemblée nationale. Membre de la Commission des Affaires sociales, elle a présidé la mission d'information parlementaire sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

D'abord étiquetée comme proche du Premier ministre François Fillon, elle est par la suite approchée par le président du groupe UMP, Jean-François Copé, lequel œuvre pour lui confier plusieurs missions parlementaires. Elle est par exemple rapporteur de la réforme des universités. Alors que ce dernier est devenu secrétaire général de l'UMP, elle est chargée, le , d'animer le débat sur la laïcité qu'engage le parti. Elle profite désormais d'une certaine visibilité médiatique, devenant l'une des valeurs montantes de l'UMP tout en étant classée comme proche de Jean-François Copé[4].

Depuis 2011, elle est déléguée générale adjointe de l'UMP chargée du projet. Très présente dans les médias pour défendre le bilan et le projet de Nicolas Sarkozy, elle fait partie, selon le secrétaire-général de l'UMP, des « révélations […] de la campagne présidentielle de 2012, avec Salima Saa, Guillaume Peltier ou encore Franck Riester[5] ».

À la suite du redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, elle se présente lors des élections législatives de 2012 dans la 2e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Elle est battue au second tour, le , avec 45,85 % des voix, face au candidat socialiste sortant Hervé Féron[6].

Elle est membre du club Le Siècle[7].

À l'occasion du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, elle soutient la candidature de Jean-François Copé. En , à la suite de l'accord entre Jean-François Copé et François Fillon visant à mettre un terme à la crise politique du congrès de , elle est nommée, avec le filloniste Bruno Retailleau et afin d'assister Hervé Mariton, responsable du pôle projet[8].

Le , Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de la famille[9]. Le 6 janvier 2016, elle est nommée porte-parole des Républicains, en tandem avec Guillaume Peltier, Guillaume Larrivé et Brigitte Kuster[10].

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[11]. Dans le cadre de sa campagne, elle est nommée oratrice nationale chargé de la fonction publique. Au second tour, elle soutient François Fillon. Le 2 mars 2017, en pleine affaire Fillon, elle renonce à soutenir François Fillon à l'élection présidentielle[12].

Elle est faite chevalier de la Légion d'honneur en janvier 2017[13].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

  • 2007-2012 : députée UMP pour la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • 2001-2008 : adjointe au maire de Nancy chargée des personnes âgées et des personnes handicapées
  • 1er avril 2001 - 16 mars 2008 : membre de la communauté urbaine du Grand Nancy
  • depuis 2008 : 3e adjointe au maire de Nancy, vice-présidente du CCAS, membre de la communauté urbaine du Grand Nancy

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Vice-présidente des JDS de Meurthe-et-Moselle (de 1992 à 1998)
  • Présidente des Jeunes UDF de Meurthe-et-Moselle (de 1998 à 2001)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Who's Who in France, édition 2013, p. 1924.
  2. Anne Laffeter, Diane Lisarelli et Pierre Siankowskin « Pourquoi les politiques se défoncent à Twitter » sur Les Inrockuptibles, 18 mars 2012
  3. « Carnet rose à l'UMP : Valérie Debord et Sébastien Huyghe parents », sur le site du quotidien Le Parisien, (consulté le 30 octobre 2015).
  4. Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau, « La revanche du collaborateur », in UMP - un univers impitoyable, pages 105-106, 2011.
  5. Jean-Baptiste Garat, « Copé, Fillon, Juppé, hommes forts de l'UMP », in Le Figaro, vendredi 4 mai 2012, page 4.
  6. Alix Bouyer, « Morano et Rosso-Debord sèchement battues », Metro,‎ (lire en ligne).
  7. Marion Mourgue, « Valérie Rosso-Debord, la relève de l’UMP », in lesinrocks.com, 9 janvier 2012.
  8. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  9. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  10. « Les nouveaux porte-paroles des Républicains », sur republicains.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  11. Pascal Salciarini, « Meurthe-et-Moselle : Valérie Debord choisit Nicolas Sarkozy pour la présidentielle », estrepublicain.fr, 3 mai 2016.
  12. Amandine Réaux, « Des élus de la droite et du centre lâchent en masse François Fillon », lelab.europe1.fr, 2 mars 2017.
  13. « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », legifrance.gouv.fr, (consulté le 2 janvier 2017)