Valérie Chansigaud

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Valérie Chansigaud
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Valérie Chansigaud en 2010.
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Valérie Chansigaud, née le à Lyon, est une historienne des sciences et de l’environnement française. Ses travaux portent sur la perception de la nature par l'être humain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Valérie Chansigaud naît le à Lyon[1] et grandit dans la banlieue ouvrière de Bron[2]. Durant son adolescence, elle découvre notamment l'œuvre du philosophe allemand Max Stirner[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Après un CAP comptabilité[3] et un DESS d’édition en 1993, Valérie Chansigaud se consacre essentiellement à l'édition scientifique puis travaille pour des éditeurs scolaires et parascolaires[4]. Elle reprend ses études et obtient un doctorat en environnement (2001)[5], consacrant sa thèse dirigée par Jean-Paul Deléage[6] à la place des invertébrés dans la culture et dans l’histoire afin d'évaluer dans quelle mesure les préjugés influencent la protection de la biodiversité[7].

À l’issue de ce doctorat, elle découvre Wikipédia et contribue essentiellement entre 2004 à 2008, sous le pseudonyme de « Valérie75 », dans les domaines de la zoologie et de histoire naturelle[7]. Elle rejoint Wikimédia France[4] et participe à l'organisation du premier colloque francophone sur Wikipédia[7].

Travaux[modifier | modifier le code]

Chercheuse associée au laboratoire SPHère (pour science, philosophie et histoire) du CNRS et de l'université Paris VII - Diderot[8], elle édite notamment des revues sur les araignées (Pénélope de 1989 à 1994) puis les mille-pattes (Millepattia), et écrit des ouvrages sur les relations entre les êtres humains et les animaux ainsi que sur l'impact de l'homme sur la nature : elle publie notamment une Histoire de l’Ornithologie en 2007, L’Homme et la Nature ouvrage abordant la question de l’impact de l’homme sur la nature sauvage, ou encore, en 2020, une Histoire de la domestication animale[2][9][10].

Elle est cofondatrice avec Patrick Maréchal, en 1997, de l’Association pour la promotion de la protection des invertébrés (APPI)[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le , Valérie Chansigaud reçoit le prix Léon-de-Rosen de l'Académie française[12].

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « historienne des sciences et de l'environnement, chercheure associée dans un laboratoire du Centre national de la recherche scientifique ; 30 ans de services »[13].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Paul Starosta (préf. Valérie Chansigaud), Actes Sud, coll. « Photo Poche » (no 129), (ISBN 978-2-7427-9157-6).
  • Alain Canard et Valérie Chansigaud, Catalogue provisoire des Araignées de France, Paris, Connaissances des invertébrés, .
  • Patrick Maréchal et Valérie Chansigaud, Les Lois protégeant les invertébrés en France, Paris, Cahiers de l'APPI (no 2), .
  • Patrick Maréchal et Valérie Chansigaud, Pourquoi protéger les invertébrés ?, Paris, Cahiers de l'APPI (no 1), .

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « The Construction of Thinking on the Environment : The Words, Their Meanings, and Their Uses from 1790 to 1970 », dans F. Bretelle-Establet, M. Gaille, M. Katouzian-Safadi (éds), Making Sense of Health, Disease, and the Environment in Cross-Cultural History : The Arabic-Islamic World, China, Europe, and North America, vol. 333, Springer, coll. « Boston Studies in the Philosophy and History of Science », , p. 105-123.
  • « Le rôle des images dans l’émergence de l’ornithologie », Études sur le XVIIIe siècle, Université libre de Bruxelles, vol. 42 « Écrire les sciences »,‎ , p. 115-132 (ISBN 9782800415796).
  • « Les plumes de la colère : Le combat contre le commerce des plumes (1870-1920) », Ethnozootechnie, no 96,‎ , p. 25-30 (ISSN 0397-6572).
  • « De l'action humaine sur la géographie physique », Bibnum. Textes fondateurs de la science,‎ (ISSN 2554-4470, lire en ligne, consulté le ).
  • « Histoire de la Zoologie », dans Encyclopædia Universalis, Paris, Encyclopædia Universalis France, (lire en ligne).
  • « Comment on a déclaré la guerre au DDT », Pour la science, no 421,‎ , p. 76-79.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Valérie Chansigaud — Historienne des sciences de l’environnement », sur France Inter (consulté le ).
  2. a b et c Christelle Granja, « La relation à l’animal n’a jamais été une question naturelle », sur Libération, (consulté le )
  3. Jean Lebrun, « Pénélope et les araignées », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 24 décembre 2018, 9 min 37 s.
  4. a et b « Rencontre avec Valérie Chansigaud », sur fabriquedesens.net, .
  5. Voir sur sudoc.fr.
  6. Valérie Chansigaud, « Des facteurs sociaux et culturels influençant la biologie de la conservation : L'exemple des invertébrés », Thèse de doctorat en Environnement, Orléans,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. a b et c Documentation de Radio France, « Biographie et actualités de Valérie Chansigaud France Inter », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  8. Pour la Science, no 421, novembre 2012, p. 79.
  9. Alexia Renard, « Élégie en faune mineure », La Vie des idées,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « "Dans toutes les sociétés, il y a un avant et un après la domestication animale" », sur LExpress.fr, (consulté le )
  11. « Dans la lutte pour la protection des oiseaux avec Valérie Chansigaud », sur France Inter, (consulté le ).
  12. Prix Léon-de-Rosen sur le site de l’Académie française.
  13. Décret du 13 juillet 2019 portant promotion et nomination.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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