Vajradhara

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Vajradhara, en yab-yum avec sa parèdre Samantabhadrī, personnification de la Prajñāpāramitā.

Vajradhara (sanskrit : वज्रधर Vajradhara ; tibétain : རྡོ་རྗེ་འཆང་། rdo rje 'chang (Dorje Chang) ; chinois : 多杰羌佛; javanais : Kabajradharan ; japonais : 執金剛神 ; anglais : Diamond-holder) est le Bouddha primordial ou Adi Bouddha, selon les écoles Gelug et Kagyu du bouddhisme tibétain.

Vajradhara a remplacé Samantabhadra qui reste le « Bouddha Primordial » dans l'école Nyingma, ou l'École Ancienne et l'école Sakya. Cependant les deux sont métaphysiquement équivalents. Atteindre l'état de vajradhara est synonyme d'une réalisation complète.

Selon l'école Kagyu, Vajradhara, le bouddha primordial, est le dharmakaya bouddha, sa couleur bleu sombre, exprimant la quintessence de la bouddahité elle-même et représentant l'essence de la réalisation du Bouddha historique[1]

C'est un bouddha important dans les courants tantriques[2].

La divinité bouddhiste Vajradhara[3]. Bois laqué à la laque sèche sur une âme creuse, doré et incrusté de pierres semi-précieuses, H. 78,7 L. 59,6 P. 48,3 cm . Probablement 1736-1795, Chengde, province du Hebei. Dynastie Qing. Asian Art Museum, San Francisco

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kagyu office
  2. (en) The Princeton dictionary of buddhism par Robert E. Buswell Jr et Donald S. Lopez Jr aux éditions Princeton University Press, ISBN 0691157863, page 954
  3. Cette sculpture combine l'ancienne tradition chinoise de la sculpture en bois laqué avec l’approche tibétaine symbolique et décorative. Les empereurs mandchous de la dynastie Qing entretenaient des relations étroites avec les grandes familles religieuses du Tibet et le bouddhisme tibétain a été beaucoup pratiqué à la cour des Qing. L'empereur Qianlong avait un attachement particulièrement fort au bouddhisme tibétain, et de nombreuses œuvres d'art spectaculaires ont été commandées par la famille impériale pour des temples bouddhistes tibétains à Beijing et dans d'autres centres du nord de la Chine. Elles ont été réalisées, pour la plupart, sous la supervision de moines tibétains et dans un style assurément tibétain. Toutefois, un grand nombre d’entre elles, y compris cet exemple, ont été produites dans les ateliers impériaux Qing et très probablement par des artisans chinois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]