Vajrabodhi

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Vajrabodhi (671-741)[1], célèbre moine bouddhiste indien, un de trois premiers patriarches de l'École Tantrique chinoise (Zhēnyánzōng 真言宗) avec Shubhakarasimha, nom chinois Shanwuwei 善無畏 (637-735) et Amoghavajra, spécialisé dans le courant du Monde du diamant. Le bouddhisme ésotérique Shingon le considère comme un de ses huit patriarches.

Il était originaire du sud de l'Inde, de la caste Brahmane, il montrait dès son enfance une intelligence hors du commun. À l'âge de dix ans il entra dans l'ordre bouddhique à Nālandā, commença à étudier la linguistique (śabdavidyā) auprès du maître Jijingzhi (寂静智, sk: śāntijñāna). A quinze ans il se rendit à l'ouest de l'Inde où il étudia les œuvres du maître Candrakîrti pendant quatre ans. A vingt ans il fut ordonné moine. Il apprit en six ans à Nālandā toutes sortes de disciplines (Vinaya) du theravāda et du mahāyāna. Il étudia ensuite le Traité de la lampe de la grande sagesse (Prajñapradīpaśāstra), les Cent traités (śataśāstra) et le Traité des douze portes (Dvādaśamukhāniśāstra), etc. A vingt-huit ans, il étudia à Kapilavastu auprès du maître Shengxian (胜贤, sk: Jitabhadra) le Traité du yoga (Yogaśāstra), le Traité de la conscience unique (Vijñānamātraśāstra) pendant trois ans. A trente-et-un ans il se rendit au sud de l'Inde où il apprit auprès du maître déjà très âgé Nāgajñāna, disciple du bodhisattva Nāgārjuna, le Soutra du pic du diamant Vajraśekharasūtra, les Méthodes de dharanis de Vairocana et d'autres soutra du mahāyāna, ainsi que des œuvres concernant les cinq savoirs (pañcavidyā), il reçut les onctions (abhisheka) des cinq branches tantriques. Ayant pris congé de ce maître, il retourna à l'Inde centrale où régnait une grande sécheresse, invité par le roi il alla prier pour que la pluie tombât. En récompense pour sa réussite, le roi lui fit construire un monastère. Trois ans après il fit un pèlerinage des sites sacrés au pays des Lions (Sri Lanka).

Une fois rentré du Sri Lanka, il prépara un long voyage pour la Chine, le roi lui offrit une escorte, il emmena beaucoup de soutras et de trésors. Il prit le trajet maritime en passant par une vingtaine de pays tels que le pays des Lions, le pays des gens nus etc, il parvint en 719 après trois ans de navigation difficile à la mer de Canton en Chine, le gouverneur du lieu envoya plusieurs centaines de bateaux pour l'accueillir. Il initia le jeune moine Hyecho au bouddhisme tantrique avant que celui-ci se rende en pèlerinage en Inde. Au début de l'année suivante, il arriva à Luoyang, la capitale chinoise secondaire de l'époque. Il commença à transmettre le dharma bouddhique en créant des mandalas et en traduisant des soutras. Il habita aux Monastère de la gratitude tendre (Ci'en si, 慈恩寺), Monastère de la subventions aux sacré-saints (Zisheng si, 资圣寺), Monastère de la collection du bonheur (Jianfu si, 荐福寺) et Grand Monastère de la collection du bonheur (Da jianfu si, 大荐福寺) etc.

En 741 il s'éteignit à Luoyang, en 743 une pagode fut construite à la Porte du dragon de l'ouest à sa mémoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Princeton dictionary of buddhism par Robert E. Buswell Jr et Donald S. Lopez Jr aux éditions Princeton University Press, ISBN 0691157863, page 952