Vaincre à Olympie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Vaincre à Olympie
Titre original Vaincre à Olympie
Réalisation Michel Subiela
Scénario Maurice Genevoix
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France - Drapeau de la Grèce Grèce
Genre Péplum
Durée 1h 40 minutes
Première diffusion 3 novembre 1977 - Antenne 2


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Vaincre à Olympie est un téléfilm français réalisé par Michel Subiela, sorti en 1977, d'après le roman éponyme de Maurice Genevoix.

Argument[modifier | modifier le code]

L’histoire exemplaire d’un jeune athlète de la Grèce antique qui, pour échapper à l’emprise funeste et destructive d’une femme envoûtante et d’un ami pervers, se consacra totalement au sport, devenant le vainqueur des Jeux Olympiques et découvrant un véritable amour.

Résumé du film[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle avant Jésus-Christ, dans la Grèce antique d’avant Périclès, le jeune éphèbe Sostratos qui se prépare pour les prochains Jeux Olympiques, connaît dans sa ville natale de Sycione, une véritable dévotion des habitants pour sa beauté plastique et ses performances pugilistiques. Tandis qu’il se pavane au milieu de ses admirateurs, un énigmatique voyageur venant d’arriver dans le bourg et se faisant appeler Ménesthée, le critique effrontément face à l’attitude de l’entourage du jeune athlète dont les flatteries ne peuvent que le nuire pour ses futures exploits. Bien que plus âgé, Ménesthée lui propose le défi suivant : « S’il parvient à battre le garçon au bras de fer, ce dernier devra le suivre et dans le cas contraire, l’homme quittera sans retour le village ». Bien que vexé, l’orgueilleux Sostratos, intrigué par ce vieil homme autoritaire accepte le combat, qu’il perd, comme il se doit.

Ensemble, ils grimpent sur la colline sur laquelle se trouvent le sanctuaire d’Asklépios, le dieu guérisseur, et une statue de Granianos, le quintuple champion olympique de Sycione. Installés sur place, Ménesthée, se transformant en une sorte d’aède (poète), raconte à Sostratos, afin d’attiser ses ambitions, l’histoire édifiante d’Euthymos de Locres, un autre vainqueur olympique de pugilat (de nos jours la boxe). Ce dernier, à 18 ans, encore jeune athlète à l’ambition démesurée, s’amouracha de la mystérieuse, belle et sensuelle Pasithéa qui avait pour amant le sculpteur Eukheiros. Cette fréquentation le brouilla de son ami amoureux Herodore, un sophiste charismatique qui le flattait jadis et dorénavant le maudit. Euthymos fut totalement envoûté par la jeune femme, qui le menaça de mort s’il la quittait. Mais un jour, Euthymos découvrit que Pasithéa et Herodore étaient en réalité des complices pervers. Pour oublier cette mésaventure et l’écarter de ces nouveaux ennemis, le sculpteur Eukheiros, bien que doublement trompé, mais pas rancunier, conseilla vivement à Euthymos de quitter cette envoûteuse diablesse et lui proposa de suivre Milon de Crotone, un alipte (celui qui frottait d'huile les athlètes), qui l’emmènera loin de cette fange et le préparera dans de bonnes conditions pour les Jeux Olympiques. Euthymos entama avec lui un entraînement extrêmement rigoureux pour le conduire à la victoire. Avant de disputer les jeux, Euthymos tomba amoureux de la jeune et pure Cymothoé. À l’heure du départ pour la mythique Olympie, il lui promit de l’aimer encore à son retour.

Critique[modifier | modifier le code]

En adaptant le roman éponyme de Maurice Genevoix (1890-1980), qui a pour thème l'éducation des jeunes éphèbes dans la Grèce antique et leur entraînement aux disciplines sportives, Michel Subiela a tenté de nous plonger dans cette vie quotidienne. Malheureusement, il n’a pas réussi à éviter le côté « péplum » cher à un certain style hollywoodien. Il aurait fallu le génie baroque du « Satyricon » (1969) de Fellini, ou la beauté plastique du « Médée » (1970) de Pasolini. Cependant, un des grands mérites du film de Subiela est l’utilisation des superbes paysages grecs. Le film a été tourné entièrement en Grèce, probablement dans le sud du Péloponnèse.

Sources : Télé 7 joursle Nouvel Observateur du

Vaincre à Olympie de Maurice Genevoix – Éditions du Rocher – 2004 – (ISBN 2-268-05263-X)

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]