Vague de froid de l'hiver 1954 en France

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Lors de la première semaine de l'année 1954, une première vague de froid accompagnée de chutes de neige s'abat sur le nord et le nord-est de la France. Les températures descendent en dessous de −10 °C ; on relèvera −16 °C à Strasbourg, −18 °C à Nancy et même −30 °C à Wissembourg.

Fin janvier, début février, c'est une seconde vague de froid qui concerne cette fois toute la France. Les principaux cours d’eau gèlent et, à Dunkerque, une banquise se forme. On enregistre jusqu'à −25 °C à Luxeuil-les-Bains, −21 °C à Mulhouse, −13 °C à Paris. Le 5 et le 6 février, une tempête de neige s'abat sur le Languedoc-Roussillon ; en deux jours, il tombe 85 cm de neige à Perpignan, 40 cm à Carcassonne et 30 cm à Montpellier.

La rigueur extrême des températures amènera l'abbé Pierre à pousser à la radio son fameux cri d'alarme[1], connu sous le nom d'appel de 1954. Cet appel provoquera un afflux massif de dons et fera connaître aux Français le Mouvement Emmaüs, créé en 1949, alors en plein développement.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux ans auparavant à Bruxelles, le 12 décembre 1952, l'Abbé Froidure -au nom prédestiné- avait déjà invité le Roi Baudouin et un ministre à se rendre compte de leurs yeux des conditions de logement dans les taudis. L'écho que les médias donnèrent à cette visite entraîna une modification de la législation belge sur les conditions de logements.