Vadim Ioussov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Vadim Ioussov
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Liste détaillée
Prix national d'URSS
Artiste du peuple de la RSFSR (en)
Prix Lénine
Artiste émérite de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (d)
Prix frères Vassiliev (en)
Ordre de l'Honneur
Ordre du Mérite pour la Patrie - 4e classe (d)
Ordre du Drapeau rouge du TravailVoir et modifier les données sur Wikidata
Могила кинооператора Вадима Юсова.JPG

Vue de la sépulture.

Vadim Ivanovitch Ioussov (en russe : Вадим Иванович Юсов) est un directeur de la photographie soviétique et russe, ainsi qu'un professeur à l'Institut de cinéma Guerassimov, né le dans le village de Klavdino (oblast de Léningrad, Union soviétique), et mort le (à 84 ans) à Nijni Novgorod (oblast de Nijni Novgorod, Russie)[1],[2],[3]. Il est récompensé par le titre d'artiste du peuple de la RSFSR en 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1954, Vadim Ioussov sort diplômé de l'Institut national de la cinématographie et est directeur de la photographie en 1957. Il invente plusieurs dispositifs pour des prises de vue spécifiques et innove par de nouveaux mouvements de caméra. Ioussov est devenu un modèle pour de nombreux opérateurs.

Sa première œuvre majeure est Le Rouleau compresseur et le Violon (1961), le premier film d'Andreï Tarkovski. Ce travail marque le début d'une collaboration avec le grand réalisateur. Il signe ensuite les images intensément dramatiques de L'Enfance d'Ivan en 1962, l'admirable photo, en noir et blanc, d'Andreï Roublev en 1966, puis Solaris en 1972.

Il travaille également avec Gueorgui Danielia pour les trois comédies Je m'balade dans Moscou (1963), Ne sois pas triste (1969) et Le Garçon perdu (1973) et pour la coproduction franco-soviétique Passeport en 1989.

Pour Sergueï Bondartchouk, il signe la photo de deux épopées historiques, Ils ont combattu pour la patrie (1975) et les Cloches rouges (1982) ainsi que Boris Godounov en 1986.

En 1980, il signe les images du feuilleton télévisé réalisé par Lev Koulidjanov, les Années de jeunesse de Karl Marx récompensé par un prix Lénine.

Il remporte le prix de la meilleure photographie à la Mostra de Venise 1988 pour ses images raffinées du film Le Moine noir (Chyornyy monakh), d'Ivan Dykhovitchny[4],[5].

Il est membre du jury au Festival de Cannes 1984 et à celui de la Berlinale 1995.

Il enseigne à l'Institut national de la cinématographie (VGIK) à Moscou.

Vadim Ioussov était marié avec l'ingénieur du son Inna Zelentsova. Il meurt d'une crise cardiaque en août 2013 et sera enterré au cimetière de Novodevitchi.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Prix
  • 1988 : Venise : Prix Osella du Meilleur directeur de la photographie pour Le Moine noir (Chyornyy monakh) (1988)
  • 1992 : Moscou : Nika du Meilleur directeur de la photographie pour Le Moine noir (Chyornyy monakh) (1988)
  • 1993 : Moscou : Nika du Meilleur directeur de la photographie pour Prorva (1992)
  • 2013 : Aigle d'or pour sa contribution exceptionnelle au cinéma mondial («За выдающийся вклад в мировой кинематограф»)
Honneurs


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ronald Bergan, Vadim Yusov obituary, 26.08.2013. sur The Guardian
  2. (ru) Mort de Vadim Ioussov, sur Moskovski Komsomolets
  3. (ru) Mort de Vadim Ioussov, sur ria.ru
  4. (en)Marcel Martin, Le cinéma soviétique: de Khrouchtchev à Gorbatchev, 1955-1992, L'AGE D'HOMME, coll. « Histoire et théorie du cinéma », (ISBN 9782825104415, lire en ligne), p. 199
  5. (en)Mihail Brašinskij, Michael Brashinsky, Andrew Horton, William Rothman, Russian Critics on the Cinema of Glasnost, Cambridge University Press, coll. « Histoire et théorie du cinéma », (ISBN 9780521444750, lire en ligne), p. 31

Liens externes[modifier | modifier le code]