Vad (Brașov)

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Vad
Plugarul, mai 1978.jpg
Nom local
(ro) VadVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Județ
Commune roumaine
Altitude
462 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Josephinische Landaufnahme pg257.jpg
Démographie
Population
541 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Identifiants
Code postal
507197Voir et modifier les données sur Wikidata

Vad (en hongrois : Vád[1], en allemand: Waadt, Waden[2],[3]) est un village situé dans le județ de Brașov, le Pays de Făgăraș (Țara Făgărașului), dans la commune de Șercaia, Transylvanie, Roumanie.

L’origine du nom[modifier | modifier le code]

Concernant l’origine du nom du village de Vad, il existe deux hypothèses que nous présentons à la suite. Le premier avis est celui d’un fils du village, Augustin Bunea, historien, chanoine métropolitain, académicien roumain, qui, dans son ouvrage posthume, « Încercare de Istoria Românilor până la 1382 »[4], soutient que beaucoup de villages situés dans le Pays de Făgăraș portent le nom de leur fondateur. La seconde explication est celle du linguiste roumain Sextil Pușcariu[5] qui, dans un article radiodifusé[6], et ensuite imprimé dans la revue « Țara Bârsei »[7] en 1934, soutient que « si tel village près de l’Olt s’appelle aujourd’hui Vad[8], et un autre Fântâna[9], il est probable que ce lieu de passage par la rivière s’appelait Vadum[8] à l'époque romaine, et l’autre, bénéficiant de bonnes eaux, Fontana[9] – et il est possible qu’avant l’arrivée des Romains, ces endroits fussent appelés des noms daces[7] correspondants ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Vad se trouve à 5 km, vers le Sud du village Șercaia et à quelque 18 km de Făgăraș. La localité de Vad est traversée, de Sud vers le Nord, par la rivière Șinca, un important affluent de l’Olt.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention documentaire du village date du [10]et celle-ci provient du voïévode de la Valachie, Mircea cel Bătrân[11]. Dans le document, étaient spécifiés des toponymes qui se sont transmis jusqu’aujourd’hui.

Au recensement réalisé en Transylvanie, en 1733, à la demande de l’évêque gréco-catholique Inocențiu Micu-Klein[12], dans la localité roumaine (Locus valachicus) Vad étaient recensées 73 familles, c’est-à-dire quelque 365 âmes[1]. Du registre de ce recensement, nous découvrons deux prêtres, appelés Iuon et Stan (écrit Sztán, conformément à l’orthographe hongroise). Le nom de la localité, bien qu’il soit roumain, était, lui aussi, écrit conformément à l’orthographe hongroise, Vád, parce que les résultats du recensement étaient destinés à une commission composée de non Roumains et en grande majorité de Magyars[13].

Économie[modifier | modifier le code]

À Vad, les habitants s'occupent de l'agriculture et de l'élevage. D'autres habitants de Vad travaillent dans des entreprises ou des institutions des localités plus ou moins proches de Vad (Șercaia, Făgăraș, Codlea, Ghimbav, Brașov...).

L'infrastructure locale offre des réseaux de gaz naturel[14], d'électricité[15], de téléphonie (fixe et mobile), de télévision câblée et Internet. Pour l'avenir, on envisage la construction de réseaux d'eau et d'égout. Actuellement, afin qu'elle satisfasse ses besoins de consommation en eau potable, la population de Vad consomme l'eau extraite des puits forés dans les cours de leur maisons.

La localité est traversée par la route nationale DN73A, qui relie la ville de Predeal de la localité chef-lieu de commune, Șercaia, et elle se trouve à quelque 5 kilomètres de la route européenne E68 (la route nationale DN1), qui traverse Șercaia.

Attractions touristiques[modifier | modifier le code]

« Plugarul » (Le laboureur),
le 1er mai 1978
  • Le village est renommé par les millions de narcisses[16] qui fleurissent, au mois du mai, parmi les chênes séculaires du bois, de 400 ha[17], de la localité, connu sous le nom du « Taillis de Vad »[18], ou la « Clairière de Vad»[19], ou encore « Clairière des Narcisses»[20]. Mais les habitants de l’endroit l’appellent simplement le « Bois de Vad »[21]. Malheureusement, par le ramassage abusif et « industriel », par le vandalisme, ces narcisses ont vu leur territoire de croissance restreint.
  • Une autre attraction touristique, très belle et très rare, est « Plugarul » (Le laboureur). Ici, c’est le lundi de Pâques que l’on fête le plus appliqué jeune homme du village.
  • Jusqu'à l’arrivée du communisme, subsistaient des mœurs de l'époque des moissons et on pouvait entendre des chansons de ces travaux agricoles, spécifiques au Sud de la Transylvanie, par exemple « Dealul Mohului », mais, par malheur, ces mœurs, avec leurs chansons, se sont perdues définitivement.
  • Les 9 février, 29 juin, et 20 novembre, chaque année, sont organisées de grandes foires d’animaux et d’autres produits.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Augustin Bunea (né à Vad, en 1857 - mort à Blaj, en 1909), prêtre greco-catholique, chanoine métropolitain, historien et académicien roumain, cofondateur de la revue « Unirea » qui paraît à Blaj. Il a étudié à l'école paroissiale de son village natal, à l'école du village voisin - Ohaba, à Brașov, à Blaj et à Rome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Augustin Bunea, Din Istoria Românilor. Episcopul Ioan Inocențiu Klein (1728-1751), Blaj, 1900, p. 409.
  2. Dicționar de localități din Transilvania
  3. Archivdateien Rumänien
  4. Augustin Bunea, « Încercare de Istoria Românilor până la 1382 » (Ediția Academiei Române, București, 1912)
  5. Sextil Pușcariu (1877 - 1948) a été un linguiste et un philologue roumain, académicien et professeur à l'Université de Cluj. Il a dirigé les travaux de l'élaboration du Dictionnaire de l'Académie. Il a été un spécialiste dans l'histoire de la langue roumaine, etc.
  6. Conférence soutenue à la Radio Bucarest le .
  7. a et b Sextil Pușcariu, Numele satelor noastre, in « Țara Bârsei », Anul VI, № 5, Brașov, 1934, p. 388.
  8. a et b En français : Gué
  9. a et b En français : Fontaine
  10. Valentina Popa, Țara Făgărașului sub stăpânirea domnilor munteni, in « Cumidava », VI, Muzeul Județean Brașov, 1973
  11. Le voïévode Mircea Ier l'Ancien ou Mircea cel Bătrân fut un prince de Valachie des plus importants. Il régna de 1386 à 1418. Il eut en sa possession le Pays de Făgăraș. Entre autres titres, il se nommait "duc de Făgăraș".
  12. Ioan Inocențiu Micu Klein, (né à Sadu, județ de Sibiu, en 1692 - décédé à Rome, în 1768), a été évêque roumain gréco-catholique de Alba Iulia et Făgăraș entre 1728-1751.
  13. Augustin Bunea, Din Istoria Românilor. Episcopul Ioan Inocențiu Klein (1728-1751), Blaj, 1900, p. 303.
  14. Depuis 1999,
  15. Depuis 1957
  16. En roumain : Narcise (au singulier : Narcisă), et en patois local : coprine, lisez [koprine], (au singulier : coprină)
  17. Précisément : 394,90 ha.
  18. En roumain : Dumbrava Vadului
  19. En roumain : Poiana Vadului
  20. En roumain : Poiana Narciselor
  21. En roumain : Pădurea Vadului

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Augustin Bunea, Din Istoria Românilor. Episcopul Ioan Inocențiu Klein (1728-1751), Blaj, 1900.
  • Augustin Bunea, Încercare de Istoria Românilor până la 1382 (Ediția Academiei Române, București, 1912).
  • Sextil Pușcariu, Numele satelor noastre, in “Țara Bârsei”, Anul VI, № 5, Brașov, p. 387-394.
  • Valentina Popa, Țara Făgărașului sub stăpânirea domnilor munteni, in “Cumidava”, VI, Muzeul Județean Brașov, 1973.

Liens externes[modifier | modifier le code]